Les mémoires du professeur Erwood (partie 2)
Le lendemain, les évènements de la veille s’étaient envolés comme la queue d’une comète s’approchant trop près du soleil. Il ne m’en restait qu’une vague impression d’horreur. Avais-je réellement fait un cauchemar ? Le professeur se réveilla en plus mauvaise santé, des poches alourdissant ses yeux épuisés. La responsabilité m’en incombait. Malgré la fatigue, il insista pour que nous reprenions notre travail d’écriture de ses mémoires. La dégradation de son état le poussait à agir encore plus précipitamment.
— Donc, nous en étions à cette expédition… repris-je en lisant mes notes.
— Oui, c’est vrai… murmura le professeur, la mâchoire crispée. L’expédition… L’île que nous accostâmes était inhabitée. D’après l’étude de la roche dans laquelle avait été façonnée la tablette, nous avions restreint nos recherches à ce périmètre. Ma femme et moi nous séparâmes en deux équipes. Elle quadrilla la zone avec les géologues du groupe, et j’examinai le versant de l’île avec mes collègues. Nous passâmes de longues heures à arpenter les sentiers escarpés. J’avais un sentiment étrange… Celle d’être constamment observé. Je pensai qu’il s’agissait des animaux tapis dans la forêt. Soudain, je compris ce qui me mettait mal à l’aise. Il n’y avait pas un son. Pas un oiseau dans les branchages ou dans le ciel ni un seul mammifère remuant dans les buissons. Nous étions les seules âmes sur cette île. Et pourtant, quelqu’un, ou quelque chose, m’épiait. C’est à partir de ce moment que les cauchemars se répétèrent chaque nuit. Des visions d’horreur… Ma femme fut la plus touchée. Nous ne pouvions plus fermer l’œil, et nous dûmes nous rendre à l’évidence : une force obscure agissait sur nos esprits. Était-ce le surmenage ? Rien n’était moins sûr… Nous décidâmes de continuer nos fouilles ensemble. Certains voulaient repartir sur le champ, mais je sentais… je sentais que la trouvaille du siècle était à portée de main. Mon flair ne me trompait pas. En approchant le cœur de la forêt, nous tombâmes enfin sur un massif rocheux dont la composition et les strates correspondaient à celle de la tablette. Elle provenait bien d’ici ! J’étais euphorique ! Jesse… Ma femme, en revanche, ne cessait d’observer les recoins sombres, en proie à la paranoïa. « Juste à la périphérie de ton œil », répétait-elle, « Les mots… Les mots… son vecteur… sa source… » Je croyais qu’elle devenait folle à force d’avoir passé trop de temps sur cette île loin de toute civilisation. J’étais aveuglé par mon ambition. Un fou… L’un de mes équipiers, George, a soudain crié. Il avait trouvé l’entrée d’une grotte. En l’examinant, nous avons été abasourdis. Des tablettes de pierres similaires à la nôtre jonchaient le sol. Aux anges, je me disais que c’était une chance inouïe de mettre la main sur des échantillons supplémentaires de cette langue ancienne et inconnue ! Quelle civilisation avait bien pu la créer ? Le reste de la grotte était sous-marine. Il fallait retourner chercher l’équipement de spéléologie et de plongée pour progresser davantage. Mais c’est là qu’Anderson, un autre collègue, a découvert une inscription sur la paroi de la grotte, un peu plus loin. Appâté par la gloire, je me suis dépêché de la retranscrire : « Les mots sont les vecteurs de son pouvoir. Les mots cachés par les mots sont source de sa grandeur… » Mon cœur faillit lâcher. Je me tournai vers ma femme, restée prostrée à l’entrée, et je remarquai enfin son visage. Livide, déformé par une terreur qui ne saurait être exprimée, elle se rongeait les ongles jusqu’au sang. « Jesse ? », eus-je à peine le temps de prononcer, qu’un hurlement déchira le silence. L’écho sinistre se propagea. Le sang gicla. Anderson… venait d’arracher un morceau de chair du cou de George. Ses dents étaient de monstrueuses lames, une mâchoire de milles aiguilles acérées qui déchiquetaient le corps de… Je ne peux pas… Le souvenir est trop vif…
Je restai abasourdie. Que me chantait-il là ? J’ignorai que le professeur ajouterait de l’épouvante fantastique à ses mémoires. C’était un brin original, à mon avis… L’expression qu’il arborait me convainquit qu’il ne plaisantait pas le moins du monde. Son front était couvert de sueur. Il rongeait jusqu’à ses doigts sous la peur et l’angoisse. Du sang s’écoulait de ses lèvres sèches tandis qu’il parlait.
— Professeur ! le réveillai-je de cette transe. Est-ce vraiment arrivé ?
— Oui, souffla-t-il en passant une main ensanglantée dans ses cheveux épars. Oui, Anderson s’est… métamorphosé en une chose… Il s’est planté les ongles dans les yeux, a hurlé, hurlé… Il s’est jeté sur nous comme un aliéné. Nous avons lutté pour notre survie. De la boue noire… visqueuse… coulait de sa mâchoire disloquée, grande ouverte, et des milliers d’épines en sortaient de haut en bas. C’était affreux…
— N’était-ce pas un cauchemar ? Vous avez parlé de rêves inquiétants sur l’île…
— C’était réel, affirma l’homme.
— Que s’est-il passé ensuite ?
Mes doigts tremblaient au-dessus de ma Remington.
— J’ai attrapé mon fusil au moment où il se jetait sur Jesse, répondit le professeur d’une voix étranglée par les sanglots. Du liquide noir s’écoulait sur elle, la recouvrait… Il allait la tuer. Il a fallu que je tire.
Il marqua une pause. Le professeur était à bout de souffle. Je sentais qu’il avait libéré de sa poitrine un poids plus lourd qu’une enclume. Quelque chose qu’il n’avait pu dire à personne. Une culpabilité indicible qui le rongeait jour après jour.
— Et nous avons quitté l’île, conclut-il. Trois d’entre nous étaient morts… sans compter Anderson. Et ma femme…
— Elle a péri ce jour-là ? terminai-je sa phrase en retenant ma respiration.
Le professeur Erwood hocha lentement de la tête. Je m’enfonçai dans mon fauteuil en poussant un long râle. Que faire de cette information ? Même moi, je n’arrivai à le croire qu’à moitié. S’il avait besoin que je l’écrive dans ses mémoires, je m’exécuterais ; c’était mon travail. Mais le monde prendrait à jamais Jordan Erwood pour un fou et sa réputation d’illustre professeur serait ternie. Nous terminâmes ici notre session. J’avais besoin de calme pour réfléchir.
L’immense bibliothèque du manoir était l’endroit idéal pour me ressourcer et vider ma tête de toutes ces horreurs. Je parcourus les étagères en bois de haut en bas, me tordant le cou au passage.
— Impressionnant…
Tout aussi impressionnant que sa collection d’objets rares et anciens. Le mur entier était couvert de manuscrits reliés aussi épais que des encyclopédies ; leur couverture de cuir embaumait la pièce d’une senteur propre aux ouvrages anciens. Il y avait de tout : de la fiction, des romans, de l’histoire, de l’art, des autobiographies d’hommes et de femmes célèbres, ainsi que des manuels techniques et scientifiques. Cela ressemblait à une tentative plutôt réussie de rassembler tout le savoir de l’humanité en un même lieu. Je cherchai une thématique en particulier : botanique. Il y avait par chance tout un pan d’étagère qui y était consacré. Appuyée contre la fenêtre, je feuilletai le livre à la recherche de la précieuse information qui me hantait depuis cette fameuse nuit. Après plusieurs minutes infructueuses, mes yeux tombèrent pile au bon endroit.
— Hellébore noir…
Un croquis des caractéristiques de la plante était reproduit sur la page jaunie. Il s’agissait exactement de la fleur aux pétales noirs que j’avais vue aux pieds de la tombe avant qu’une main surgisse de la terre.
— Toxique, plante magique associée à la magie noire, lus-je, longtemps employée dans le traitement de maladies mentales…
Curieux… Que faisait un bouquet d’hellébores au pied de cette pierre tombale ? Je rangeai l’ouvrage à sa place, l’esprit empli d’une multitude d’interrogations. C’est alors que j’aperçus au bas de la fenêtre la gouvernante, Miriam, traverser le jardin d’un pas pressé. Ce qu’elle tenait dans ses mains me pétrifia. Un bouquet de fleurs aux pétales noires… Des hellébores noirs ! Mon corps eut une réaction instantanée. Je dévalai les marches jusqu’au vestibule, puis la pris en filature. Elle se dirigeait vers l’aile en rénovation, celle que le professeur Erwood m’avait justement conseillé d’éviter. En pénétrant dans le corridor sans lumière, je constatai qu’il n’avait pas menti : les murs étaient gris, des toiles poussiéreuses pendaient au plafond, et des gravats gênaient le passage. Cela n’empêcha pas Miriam de se faufiler avec aisance entre les meubles brisés et les débris, comme si elle l’avait déjà fait mille fois. Je tentai de me créer un chemin au milieu de ce fatras sans attirer son attention. Elle s’arrêta devant une porte fermée de l’extérieur par un loquet. Un sentiment angoissant m’étreignit. Qu’y avait-il à l’intérieur ? Elle entra. Sa voix filtra à travers la porte entrouverte, mais je ne parvins pas à saisir ce qu’elle disait. Je réalisai l’horrible vérité : quelqu’un était enfermé dans cette pièce.
— Mon Dieu… ! ne pus-je m’empêcher de murmurer.
Miriam claqua la porte. Je me cachai contre un meuble abandonné sur le chemin, la respiration coupée. Ils séquestraient une personne… J’étais au bord de la tachycardie. Je glissai prudemment vers la porte, une fois que la gouvernante eut disparu au bout du couloir, et tirai le loquet. Elle s’ouvrit en grinçant.
Je découvris une silhouette décharnée attachée par des sangles à un lit, l’unique meuble de la pièce. L’odeur nauséabonde et viciée de l’air me coupa le souffle, et fit remonter mon déjeuner à la surface. C’était le corps émacié d’une femme d’une cinquantaine d’années aux cheveux blonds, les joues creusées, les orbites profondément enfoncées dans son crâne. Elle remua. Malgré son apparence spectrale, elle était bien vivante.
— Madame ! m’écriai-je. Que vous ont-ils fait ?
Je m’empressai de la libérer de ses liens, trop serrés. Ses poignets maigrelets étaient marqués d’une entaille profonde. Elle poussa un râle. Sa gorge était sèche. Ses jambes tressaillaient, ses os étaient trop frêles pour supporter son poids. Je la soutins en la prenant sous le bras. Elle était légère. Bon sang ! Quels monstres fallait-il être pour traiter un être humain de la sorte ?! Je ne croyais pas avoir visé si juste en comparant le professeur Erwood à Barbe bleue ! Tant bien que mal, je parvins à la trainer hors de cette chambre infernale. Lorsque nous atteignîmes le hall, la lumière la fit grimacer. Elle porta ses mains à son visage… et commença à se lacérer le contour des yeux de ses ongles. Elle les enfonça profondément dans sa chair sans émettre un son.
— Non ! Arrêtez ça ! m’écriai-je en la retenant par les poignets.
Sa force me cloua le bec. Elle me repoussa violemment. Soudain, un cri suraigu résonna en haut des escaliers. Le professeur Erwood nous observait d’une expression horrifiée, les mains crispées sur les roues de son fauteuil roulant.
— Qu’avez-vous fait ?! Pourquoi est-elle hors de sa chambre ?!! hurla-t-il d’une voix étranglée.
— Vous plaisantez ?! m’insurgeai-je. Comment osez-vous maltraiter ainsi…
— JESSE !!! s’écria Erwood. Je t’en prie, Jesse !
Mon sang se figea dans mes veines. Je tournai lentement la tête. Jesse ? Comme dans Jesse Erwood ? La femme du professeur ? Celle qui était… morte ? M’avait-il menti sur toute la ligne ? Ma vue se brouilla. Un sourire sadique se dessinait sur le visage squelettique de Jesse Erwood. Ses yeux luisaient d’une folle lueur sauvage. Elle leva son bras vers le professeur. J’eus un haut-le-cœur. Sa bouche s’ouvrit, béante, et des lames aiguisées jaillirent de ses gencives. Du sang noirâtre s’écoula de ses orbites lacérées. Son rire se répercuta sur les murs du manoir. Je trébuchai, tétanisée. Un liquide visqueux s’écoula de ses pores pour façonner, comme un pantin de glaise, une masse sombre et informe qui se jeta brutalement sur le professeur. D’un geste, sans le toucher, Jesse Erwood souleva l’homme ainsi que son fauteuil au plafond. Je poussai un cri, sans reconnaître ma voix. Le fauteuil roulant vola en éclats en se fracassant au sol, et le corps d’Erwood se disloqua, avant de s’écraser, mort. Je hurlais. Tremblais. Mon cerveau ainsi que toutes mes fonctions essentielles ne répondaient plus. Jesse Erwood… Non, la chose… pivota avec lenteur vers moi. Son sourire paré de mille aiguilles entrelacées s’étira. Elle me fixa, langoureusement. Qu’avais-je fait ?
Un coup de fusil me réveilla de cet état de stupeur. Jesse Erwood fut projetée sur plusieurs mètres, la poitrine perforée par un trou béant. Miriam rechargea son fusil de chasse d’un geste sec. Elle porta sur la scène un regard horrifié.
— Professeur… Non !
Elle me jeta un regard noir qui aurait pu me trucider sur place.
— Pourquoi avez-vous libéré cette chose ?!
— J-Je ne comprends pas, bégayai-je. C’était Jesse Erwood ? La femme du…
Mon estomac se noua.
— …du professeur ? Je la croyais morte durant l’expédition. Pourquoi était-elle enfermée et… qu’est ce que c’était que ce monstre ?
— C’est ce qu’il vous a raconté ? cracha Miriam. Même pour ses mémoires, il n’a pas pu dire la vérité…
— Quelle vérité ? déglutis-je.
— Sur l’île, quand il a tué Anderson… murmura la gouvernante. La créature qui le possédait a choisi quelqu’un d’autre. Il a choisi Jesse.
Je restai coite de stupeur.
— Incapable d’abandonner sa femme, il l’a ramenée de force en Angleterre, et l’a enfermée, pour toujours… Grâce à la vente de ses découvertes, les tablettes anciennes et ce nouveau type de roche inconnue, il s’est acheté ce luxueux manoir isolé. Il est devenu obsédé par l’idée de la sauver et a étudié tout ce qui avait attrait au surnaturel… Mais il n’a jamais pu retrouver ce qui lui était le plus précieux.
— Vous semblez en savoir beaucoup, fis-je, comme si vous étiez…
— Là, confirma Miriam. J’étais son étudiante, et je faisais partie de l’expédition, avant de me mettre à son service. Nous avions besoin l’un de l’autre. Partager ce secret à deux, c’était essentiel pour rester sain d’esprit après ce que nous avions vu.
— Au moins, la créature est morte… murmurai-je.
Une pierre tomba dans mon cœur. Le corps de Jesse n’était plus là.
— Bon sang !
Miriam vola à travers le vestibule. Du sang gicla sur mon visage, et un sourire affreux entra dans mon champ de vision. Mon cri se bloqua dans ma gorge quand Jesse Erwood m’empoigna d’une force surhumaine. Elle compressa ma trachée d’une main. Je hoquetai en me débattant vainement. Du coin de l’œil, je vis que Miriam ne bougeait plus. Sa tête était ensanglantée. Merde ! Merde ! Je tambourinai de toutes mes forces contre son torse squelettique. Elle me lâcha en savourant ma détresse. Elle passa sa langue sur les lames de sa gueule monstrueuse. Je rampai sur le sol, à la recherche d’une issue. Jesse me suivit d’un pas lent en penchant la tête sur le côté, curieuse de savoir ce que la pauvre créature que j’étais allait faire pour s’en sortir. Je m’agrippai à une console croulant sous la collection d’objets de feu le professeur. Mes jambes se dérobaient. Jesse posa ses mains sur mes épaules. Je renversai le meuble ainsi que tous les objets dans ma chute. La chose inhumaine aux orbites ensanglantées me plaqua contre le sol. Je luttai en hurlant. Dans un réflexe, j’enfonçai mes doigts dans sa chair. Mes ongles lacérèrent son visage putréfié, et mes doigts transpercèrent ses yeux. Une substance noire, à l’odeur putride, goutta lentement sur moi. Ma peau se mit à brûler. J’avais l’impression qu’on me versait de l’acide. Pendant que Jesse m’étouffait en souriant, ma main tomba sur un objet lourd. J’envoyai un coup puissant dans son crâne.
BOUM. Elle s’effondra. Mon cœur continuait de pomper tout l’air possible, manquant d’oxygène. Ma vision était floue. Tous mes membres tremblaient sous le coup de l’adrénaline. Je gardai la main crispée sur la lourde statuette en or qui m’avait sauvée. Pendant de longues minutes, je ne savais pas vraiment si j’étais encore en vie. Mon souffle était saccadé. Et cette sensation de brûlure continuait. J’avais l’impression que le liquide noir s’immisçait sous mon épiderme.
***
Une file interminable stationnait devant l’entrée de la librairie. Apparemment, une écrivaine renommée dédicaçait son dernier ouvrage. Dan entra, le livre posé contre sa poitrine. Il trépignait d’impatience. Il allait enfin la rencontrer ! Le jeune homme se mit sur la pointe des pieds et se balança sur le côté pour ne serait-ce que l’apercevoir un instant entre la foule. Elle signait tranquillement les ouvrages en discutant avec ses fans, un sourire aux lèvres. Qu’elle était charmante ! Ses longs cheveux roux, son rouge à lèvres vermeil, ses cils noirs délicats… Mais ce n’était pas ce qui lui apportait des centaines de fans. C’étaient ses mots… D’une précision chirurgicale, ils étaient des flèches touchant leur cible en plein centre. Elle savait révéler l’invisible, dire l’indicible. Dan se pâmait à chacune de ses phrases. C’était comme si elle possédait un pouvoir surnaturel. La file avança. Il se retrouva bientôt devant elle. Elle leva son regard sur lui… et il fut envoûté. Il eut l’impression qu’elle l’avait ouvert en deux pour le disséquer et qu’elle l’avait trouvé : le vrai lui.
— Bonjour, dit-elle d’une voix suave.
— B-B-B-Bonjour, répondit Dan.
Il lui présenta le livre à signer. Elle esquissa un sourire.
« Les mémoires du professeur Erwood
Par Vanessa Gladbury »
Elle signa. Même ça, elle le faisait avec élégance. Dan voulut la remercier. Il se figea. Pendant une fraction, il vit des centaines de fines lames aiguisées et des cicatrices autour d’orbites vides. Il cligna des yeux. La charmante Vanessa Gladbury lui adressait un sourire serein. Le jeune homme se massa les tempes. Puis, il récupéra son livre dédicacé, le cœur bondissant de joie. C’était au tour du pantin suivant.

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