La Horde

Une minute de lecture

L’école est un berceau qu'utilise Satan

Pour nourrir et dresser sa venimeuse horde,

Acharné, besogneux, quelque part Il attend

Que toute âme en ses yeux luisants se désaccorde.

Et lorsque ce moment dans ses rires survient,

Le pur et blanc plumage offert à la naissance

Brûle, et n'en reste alors, Saigneur, presque plus rien...

Regarde dans ces feux, c'est de la chair qu'on lance !

Celui qu’on appelait le Boiteux, le Rouquin,

Le Laidron, le Noiraud, le Pouilleux ou la Panse,

Le Nabot, le Gougneux, le Citron de Pékin !

Lorsqu’on est différent, telle est la récompense.

Quand soudain plus un mot, les rires s’étaient tus

Pour laisser place aux cris, aux pleurs, à la discorde,

Quelle image et quelle œuvre ! ô Toi ! puits de vertus,

Qui laisses des enfants sous le nœud d’une corde.

Annotations

Versions

Ce chapitre compte 2 versions.

Vous aimez lire Thomas F. ?

Commentez et annotez ses textes en vous inscrivant à l'Atelier des auteurs !
Sur l'Atelier des auteurs, un auteur n'est jamais seul : vous pouvez suivre ses avancées, soutenir ses efforts et l'aider à progresser.

Inscription

En rejoignant l'Atelier des auteurs, vous acceptez nos Conditions Générales d'Utilisation.

Déjà membre de l'Atelier des auteurs ? Connexion

Inscrivez-vous pour profiter pleinement de l'Atelier des auteurs !
0