ORNEMENT
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Sous le bois vernissé du cercueil, un mort loge,
Et dans l’incertitude inhérente au trépas,
Il devient nécessaire après le dernier pas
De se remémorer les vieux tours de l’horloge.
Nous pouvons ainsi voir ce qui reste dès lors
De nous, par l’ornement du couvercle scellé,
Des perles de tristesse et des tiges de blé,
Des hommages, des chants, et même des remords.
Pour d’autres, c’est le vide et le bruyant silence
Qui frappe le couvercle avec ses mille poings,
Rongeant même la plaque, arrondissant les coins
Comme pour supprimer toute sa pestilence.
Qui suivra ce cercueil ? Qui le décorera ?
Qui fera de sa mémoire une tombe fleurie
Ou ce trou si profond que vite on en oublie
Ce qu’on a mis dedans, sous les restes d’un rat ?

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