28 décembre 2025
Moins d'une minute de lecture
Mon cœur effeuillé, au matin d'hiver,
Les tristesses du monde et celles d'hier,
Sur un cahier, éparpillés, mes mots tempétueux,
Semblables, les grondements de rage d'un homme impétueux.
Les plaies sur une peau blafarde,
Ne guérissent que lorsque le temps, de paillettes, se farde,
Tel un arbre qui, pour fêter, se déguise.
Les cris de son âme me paralysent.
Au lever du jour, les étoiles se ternissent,
Comme l'esprit affaibli qui, dans l'ombre, glisse,
Sur un sentier sinueux, les maux désespérés,
Se perdent et éclatent comme du cristal brisé.

Annotations