Chp 29 - La Furie

13 minutes de lecture

« Bébé ». Je l’ai appelé bébé.

C’est de pire en pire. D’heure en heure, l’emprise vénéneuse de Damian sur mes sens en ébullition se fait plus forte. Hier soir, après l’offrande de sexe sur l’autel de Dionysos, je me suis caressée dans ma chambre, en pensant à lui. Je n’étais pas dans mon état normal : j’étais comme possédée, furieuse, avec un besoin si intense de sentir sa maudite bite en moi que j’en pleurais. La tambouille de plantes hallucinogènes que je suis en train d’écraser dans un bol, peut-être…

Non. Arrête de te mentir. T’as envie de lui, c’est tout. Faut dire…

J’observe Damian, penché sur sa marmite de sorcier. Il porte des lunettes de chimiste, des gants, un masque, et même un tablier, mais presque rien en-dessous. J’en profite pour le mater du coin de l’œil, tout en broyant dans une grand bol en granit noir un mélange végétal qui me piquent autant les yeux que les muscles magnifiques que je vois bouger devant moi. Le pire, c’est le mouvement hypnotique de son biceps bandé, et les veines qui ressortent de son avant-bras ferme à souhait, alors qu’il touille sa soupe à toute vitesse. Je sais que Damian se branle beaucoup afin de satisfaire sa libido anormale de sociopathe pervers. Et quand je vois son avant-bras bouger comme ça, je l’imagine en train d’empoigner sa grosse queue veineuse, aussi dure que l’acier et plus soyeuse que le velours, et de se faire plaisir en râlant de sa belle voix rauque, la tête renversée en arrière dans un fauteuil, avec sa pomme d’Adam qui remonte sur sa gorge virile et tatouée, sa poitrine se soulevant au rythme de son souffle laborieux et l’extrémité de ses canines si pointues dévoilée par sa bouche entrouverte…

Je sens ma chatte se contracter. Rien qu’à l’idée de le sucer, ou, encore mieux, de sentir cet organe hors-normes dans l’un de mes orifices, n’importe lequel…

Je repense au temple, hier. À sa main dans mes cheveux quand il me prenait par derrière, désespérément agrippée au bord de l’autel, en m’ordonnant de sa voix rauque de ne pas bouger.

— Mets les lunettes et le masque, me tance Damian, se méprenant sur la cause de ma rougeur et de mes pupilles probablement dilatées. Ces plantes sont des psychotropes puissants ! Si tu commences à délirer maintenant, on est mal.

Un glougloutement sinistre ponctue son avertissement. Il se prend un jet vert sur le visage, et jure férocement.

— Merde, c’était Michail qui faisait la tambouille, pas moi… grommelle-t-il.

Je laisse échapper un gloussement.

— C’est vrai que t’as pas vraiment le physique de l’emploi, avec tes muscles et tes tatouages de bad-boy, me moqué-je dans une vaine tentative pour calmer et dissimuler mon désir. On dirait un créateur de contenu pour minettes sur Tiktok qui joue les cuistots salaces. Tu sais, ceux qui fessent et doigtent la viande pour faire des vues…

Je m’arrête là. Je n’aurais pas dû convoquer cette image.

— T’as qu’à le faire, si tu te penses meilleure que moi ! s’énerve Damian dans un flash de canines.

— C’est tes parents qui se prenaient pour Carlos Castaneda[1], pas moi. Démerde-toi avec ton mélange chelou.

— Si on ne trompe dans le dosage, on mourra, Meg, réplique-t-il sombrement.

— Non. TOI, tu mourras. Moi, rien au monde ne pourra me faire boire ton ayahuasca grecque.

— Faudra que t’en boives, pourtant. Tout le monde doit être dans le même état, pour la bacchanale.

— Je refuse. Quelqu’un doit garder la tête sur les épaules dans ce chaos.

— Ouais, l’archonte. Et c’est moi qui tiens ce rôle.

— T’es en train de me dire que tout le monde sera drogué, sauf toi ?

— Moi moins que les autres. Je vais juste tremper mes lèvres dedans.

— Je ferais pareil !

— Si tu bois pas la potion, le rituel ne marchera pas. Et Dionysos n’exaucera pas notre souhait.

— TON souhait, tu veux dire, grincé-je. Tu ne connais même pas le mien !

— Oh, si, répond Damian avec un sourire narquois et sans chaleur. Tu veux ma mort. Et t’inquiète, ça se réalisera si le rituel rate, quoi qu’il arrive. Mais s’il réussit, tu seras guérie, et folle de moi. On sera enfin heureux, tous les deux. T’imagine, une vie entière sans le moindre souvenir d’Hadès et les horreurs qu’il t’a fait ? Ça ne te plairait pas ?

Je reste silencieuse.

— Non, finis-je par dire. Je ne veux pas renier qui je suis.

— Ce qu’il a fait de toi, tu veux dire, maugrée Damian. Donne les plantes. Donne !

Il m’arrache le bol des mains. Je l’ai vexé. Parce que je refuse d’oublier son salaud de père.

Mais vivre dans une illusion, même heureuse… je ne veux pas.

D’un geste énervé mais sûr, Damian verse le mélange de plantes dans la décoction de champignons. Une nouvelle giclée tache son tablier. Il abat le couvercle de la grosse marmite en fonte avec humeur. Puis arrache son tablier souillé en grognant.

— Saloperie ! chuinte-t-il en jetant le papier par terre. Ça brûle et ça pue.

— T’as enfin mis un froc, observé-je en zyeutant son paquet, et surtout, le sexe volumineux que l’on devine à travers.

Il a positionné sa hampe sur le côté, en travers de sa cuisse gauche. Même au repos, elle a l’air dure.

Une vague de chaleur déferle dans mon corps.

Que ce mec est bien gaulé, putain.

Mais c’est hors de question de craquer encore. Damian, ce pervers narcissique, ce vampire émotionnel, veut que je le supplie. J’ai déjà cédé deux fois : une fois en venant dans sa chambre – et là encore, il a refusé de me donner le soulagement que j’étais venue chercher -, une deuxième en lui donnant mon cul. La sodo m’a procuré un orgasme dévastateur, cela dit. Et ce n’était pas suffisant. Il m’en faut plus. Mais je connais le démon : il ne cédera pas, lui. Il me dit qu’il m’aime, tient à me traiter comme une princesse. Là où réside toute sa fierté, c’est dans la rétention de sa queue, qu’il refuse de glisser dans mon vagin à ma convenance, selon mes modalités.

Sauf que Damian a capté que je le matais. Très content de lui, il finit de rouler en boule le tablier qu’il a ramassé. Et il se rapproche, plantant son regard intense dans le mien.

— Je peux l’enlever, si tu préfères. Le mélange doit cuire plusieurs heures, et on a toute la journée devant nous…

Je recule un peu face à sa haute silhouette, et mes fesses heurtent le plan de travail de l’îlot central.

— Toute la journée pour faire quoi ? demandé-je, la bouche sèche.

Ses lèvres s’entrouvrent sur un sourire en coin. Lorsque j’aperçois ses canines douloureusement pointues – me rappelant de la souffrance aigue qu’elles m’ont causé récemment -, je sens une nouvelle vague de désir violente se nicher entre mes jambes.

Mais pourquoi ai-je tant envie que ce salaud me morde, merde ? C’est pas normal.

Mais rien n’est normal avec les Kyanos. Des sociopathes de ce genre ne devraient pas être aussi désirables, susciter une telle envie de sexe. C’est de la magie noire, couplée à une ruse perverse de la nature pour pousser les femelles sans autre défense que leur instinct de fuite, bizarrement annihilé en leur présence, pour venir leur offrir leur cul, leurs seins et leur gorge. Un genre d’autodestruction, tout ça pour cinq secondes de plaisir, et des décennies de douleur.

— Je pourrais faire en sorte que ta petite chatte avide soit enfin rassasiée, répond Damian avec son rictus aussi diabolique que tentateur.

Mes tétons pointent, durs et tendus. Ma culotte trempée colle à mon sexe qui palpite de désir, brûlant.

Mais merde… pourquoi je succombe à ses allusions vulgaires…

Soudain, Damian franchit l’espace étroit qui nous sépare. Il plonge sa main entre mes cuisses, empoignant ma gorge de l’autre, et éveillant ainsi une envie de luxure si intense que c’en est douloureux. À ce stade, je sais qu’une seule chose peut assouvir cette frustration : un énorme gode, assorti d’une séance de masturbation des plus vigoureuses.

Mais je peux aussi vendre mon âme, et accepter la proposition du démon. Obtenir la queue massive, épaisse de Damian… et sa lubricité bestiale, sa soif de sexe insatiable.

— T’es trempée, Meg, observe-t-il, les yeux étincelants. Ce que ta bouche refuse d’avouer, c’est celle du bas qui le dit.

— Et elle dit quoi ? réussis-je à dire d’une voix que je voudrais mordante, mais qui sonne terriblement pathétique.

Damian se penche vers moi. Sa langue vient toucher mon cou, qu’il enserre doucement dans sa paume, exerçant une petite pression sur ma jugulaire qui fait battre mon myocarde encore plus fort.

— Elle dit : j’ai besoin d’être empalée par cette queue, et tout de suite, susurre-t-il en faisant glisser ses canines pointues le long de ma gorge.

— Dans tes rêves, grogné-je, j’ai pas besoin de ta foutue qu…

Ses dents mordillent ma peau. Et en même temps, il fait courir ses putains de doigts experts le long de ma fente, jusqu’à l’anneau qu’il tire brutalement, sans la moindre sommation préalable.

— Ah !

Mon cri désespéré a dû s’entendre jusqu’à Naxos. Damian ricane, ravi de son effet.

— Arrête de te mentir à toi-même, me tance-t-il tendrement.

L’amusement doux dont il a teinté ses paroles est contredit par la brutalité avec laquelle il tire sur mon haut de maillot. Le chaud et le froid…

Mes seins alourdis, gonflés de désir et impatients d’être saisis sans ménagement dans les paumes calleuses de Damian, sont soudain libérés. En voyant mes pointes frémissantes, Damian pousse un grognement animal qui soulève le moindre poil de mon corps. Mes tétons palpitent du désir d’être malmenés, mordus par ses canines. Incapable de me contrôler, je les presse contre lui, levant une jambes autour de sa taille pour pouvoir frotter mon intimité affamée contre son sexe dur.

Je suis foutue. Définitivement foutue.

Cependant, au lieu de célébrer sa victoire, Damian jure d’une voix gutturale dans le creux de mon cou.

— Merde, Megane, grogne-t-il, le souffle court. Tu me rends fou.

Parle pour toi.

Est-ce qu’il se rend vraiment compte de l’effet qu’il me fait, à moi ? De la lente agonie de désir inassouvi qu’il me fait subir ?

Le démon attrape mes fesses, me soulève, et me pose sur le plan de travail, éjectant un bol vide sur le côté, qui vient heurter le sol avec un bruit métallique.

Un gémissement de frustration m’échappe lorsque ses mains quittent mon cul pour mes seins. Se muant en cri désespéré au moment où ses doigts pincent mes tétons sensibles.

Je me déteste d’être aussi abandonnée face à lui, à sa merci, prête à assouvir ses moindres désirs. Mais ai-je le choix ? Il est tellement…

Damian ne me laisse pas le temps de réfléchir. Ses lèvres s’écrasent sur les miennes, me volant mon souffle.

— Arrête, tenté-je, les deux mains sur les larges épaules. Je veux…

— Je sais ce dont tu as besoin, gronde-t-il. Et tu vas l’avoir.

Damian sort enfin sa queue érigée. Je laisse glisser un hoquet en la voyant se dresser devant moi. À chaque fois, j’oublie à quel point son sexe est imposant.

La tension dans mon entrejambe mouillée est à son paroxysme. Et elle menace de tout submerger lorsque Damian exhibe sous mes yeux son couteau de chasse, toujours dans sa gaine.

Un signal d’alarme s’allume dans ma tête. Qu’est-ce qu’il compte trafiquer, avec ça ?

— Qu’est-ce que tu vas faire ? réussis-je à lui demander.

— Mais te baiser, bébé. Étirer ta petite fente étroite qui ne demande comme ça, l’emplir comme il se doit, de ma bite et de mon sperme. Et te donner tellement de plaisir que tu vas oublier jusqu’à ton nom, et n’avoir plus que le mien a la bouche.

— Mais avec ce truc…

— Je vais pas te faire mal, murmure-t-il. Mais je sais que t’as du mal à jouir sans avoir quelque chose entre les fesses. La faute du dressage de mon père… mais moi, je veux te posséder entièrement, Megane. Et t’apprivoiser. Te réapprendre le plaisir à ma manière. Pas à la sienne.

— Tu ne vas quand même pas…

Je le vois attraper un flacon de lubrifiant – où est-ce qu’il est allé choper ça, est-ce qu’il l’avait sur lui en prévision de ce qui pouvait arriver ? -, l’ouvrir, en verser dans sa main et en enduire le manche de sa dague sans cesser de me regarder, comme s’il branlait sa propre queue.

Puis il me repousse en arrière, m’allongeant sur le plan de travail. Il saisit mes cuisses et les replie quasiment au niveau de mes seins, rétroversant mon bassin, et me tire jusqu’au bord de la table, de façon à ce que mes fesses soient dans le vide, supportées seulement par mes jambes qu’il a calées sur ses épaules. Sa tête disparait entre mes jambes. Sa langue lèche mon sexe de bas en haut, remontant jusqu’à l’anneau. Je sens sa bouche sur la marque de possession de son père, sa langue qui suit le tracé de la cicatrice du fer rouge. Et, soudain, le manche dur et inflexible qui caresse mes lèvres… avant de glisser l’objet sur mon anus.

— Prépare-toi, me glisse Damian d’une voix dangereuse.

Et il enfonce l’objet en moi, doucement.

Je miaule comme une chatte en chaleur. La rigidité de ce manche de poignard, les lents mouvements de va et vient qu’il lui imprime me font vriller. Mais ça ne suffit pas… j’essaie de me caresser en même temps, sauf que Damian, toujours aussi cruel, repousse mes mains.

— Ça suffit, décide-t-il en retirant le couteau, me laissant désespérément vide, mes deux orifices se contractant à la recherche d’un phallus dur pour les remplir.

— Ta queue… supplié-je. Mets-là moi, Damian, je t’en conjure. J’ai besoin de ta queue…

Son sourire est le plus vicieux, le plus triomphal que je ne lui ai jamais vu.

— Tu vois ? Il suffisait de demander.

Damian plaque mes poignets contre le marbre. Et de l’autre main, il renfonce le manche de sa dague dans l’anneau de mon sphincter, m’arrachant une nouvelle plainte. Puis il empoigne son membre érigé… et le glisse dans mon vagin, rendu étroit par la pression du manche.

Un gémissement tremblotant m’échappe. Je sens mes parois internes pulser désespérément autour de sa verge. Et son ventre musclé qui frotte langoureusement sur mon clitoris érigé, faisant bouger l’anneau à chaque pénétration…

J’ai jamais ressenti ça. Même avec le gros gode d’Hadès. Il est en moi, et ce manche rigide qui m’écartèle, c’est…

Merde, hors torture, je n’ai jamais été baisée de manière aussi intense.

— Je te fais du bien, bébé ? murmure Damian dans mon oreille. Ou t’en veux plus ?

— Plus, coassé-je. Encore plus…

Un petit sourire amusé se fraye un chemin au coin de sa bouche.

— J’attendais juste que tu sois assez mouillée pour pouvoir m’accueillir dans mon entièreté…

Je geins comme une pucelle lorsque la queue massive de Damian s’enfonce plus loin encore dans mon fourreau serré. C’est la première fois qu’il me pénètre entièrement. Je sais que je souffre de vaginisme depuis les viols au Manoir. Hadès me faisait tellement mal lorsqu’il tapait comme une brute contre mon cervix… le nombre de fois où il m’a fait saigner ! C’est pour ça que j’avais besoin de contrôler Damian pour le baiser : je ne pouvais pas le prendre tout entier. Mais là, c’est différent. Je n’ai plus peur de cette sensation, du déchirement. Au contraire, j’en viens à la souhaiter.

Je serre mes cuisses contre lui, croise les jambes contre ses fesses pour le pousser à y aller plus fort.

La cadence s’accélère. Des deux côtés. Je me cambre sous l’effet conjoint du plaisir et de la douleur, cherchant à la fois à fuir la sensation d’écartèlement et à prendre Damian plus profond encore. Il s’active au-dessus de moi, le regard embrumé par le plaisir, ses muscles puissants et tendus luisants de sueur.

— T’es faite pour moi, Meg, murmure-t-il de sa voix rauque et suave. Ton intimité est le parfait écrin pour mon membre.

Cette dernière phrase m’achève. L’orgasme qui suit est d’autant plus fort que Damian a pris ma gorge entre ses canines comme un lion lors de la mise à mort, et qu’il m’étouffe lentement, ou me suce le sang, je sais pas trop. Sûrement un peu des deux. Je vois des étoiles danser devant mes yeux. Je sais, cette fois, que ce n’est pas dû à un hallucinogène. Si Damian doit me tuer, c’est maintenant. Je veux mourir alors qu’il est encore en train de me pilonner, abrutie par l’endorphine.

La jouissance me déchire le cerveau. Je reste là, écartelée et pantelante, coincée entre ciel et terre, sans savoir si je suis morte ou vivante. Est-ce qu’il m’a tuée, m’a bouffée toute crue après m’avoir baisée et étranglée ? Peut-être. J’en sais rien. Je m’en fous.

Sa voix, en me parvenant de très loin, me fait revenir sur le plancher des vaches. Sur le plan de travail de sa cuisine, plus précisément.

— Megane…

Au-dessus de moi, Damian me contemple d’un air concerné. Il passe une petite serviette douce et chaude sur ma gorge, et m’a recouverte de mon paréo, arraché précédemment. Ce morceau de tissu rouge qui allume son désir comme le drapeau du toréador excite le taureau.

— … je t’aime, ajoute-t-il.

Je cligne des yeux, puis tourne mon regard vers lui. Je me suis évanouie, ou quoi ?

J’ai envie de le traiter de démon, de lui dire une saloperie.

Mais j’en suis incapable.

[1] Anthropologue américano-péruvien figure de la contre-culture des années 60, critiqué pour avoir expérimenté les drogues hallucinogènes des chamans yaqui.


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