Chapitre 15
NOTE DE L'AUTEUR CW : Une scène de luxure explicite est présente dans ce chapitre... Pour les lecteurs souhaitant l'éviter, la lecture peut s'arrêter dès que la mère de Camille quitte l'appartement et reprendre au chapitre suivant ! Une étoile (⭐) indique le début de cette scène.
(〃 ̄︶ ̄)/ Born for this by The Score \( ̄︶ ̄〃)
PDV : Lucifer
- On ne peut pas mettre l'humanité en danger pour un simple amour de jeunesse !
Un simple amour de jeunesse...
- Laisse moi rire, tu ne crois pas un mot de ce que tu dis. Quant à l'humanité euuh elle attendra au moins que je te parles.
Il n'a pas l'air ravi de ma réponse et se laisse glisser contre le mur. Par la fenêtre, juste au dessus de lui, je vois le ciel, au loin, s'assombrir un peu plus que la normale. Pourtant, je ne dit rien, au point ou on en est, c'est inévitable maintenant. Il me tient presque en laisse, Il sait où je suis et avec qui. Je m'assois à ses cotés et garde le silence un peu plus longtemps que je ne devrai :
- Donc...?
Je soupire, par où suis-je sensé commencer ?
- Ecoutes...je suis...désolé.
C'est bien la première fois que ce mot sort de ma douche sans ironie ni sarcasme. Il me brûlerait presque la gorge, mais pour lui, je peu bien faire un effort. Je suis surpris de découvrir ses yeux pleins de larmes lorsqu'il tourne la tête vers moi :
- Mais...pourquoi tu pleures ?
- Je... t'as raison...
J'ai raison ? J'ai dit quoi ? J'ai raison d'être désolé ? Je suis au courant que j'ai fait n'importe quoi, mais je suis pas sur qu'il parle de ça.
- Je veux dire... On peut pas rester ensemble. Enfin, c'est déjà plus le cas mais, j'ai compris, tu n'as pas besoin de t'excuser.
Oh... Ange ne m'a pas dit quoi faire dans cette situation là... C'est vrai que si on est sein d'esprit, on sauve l'humanité et on oublie l'amour, sauf que là, tout de suite, j'en décide autrement. J'ai pas envie de le laisse, je veux être égoïste. C'est ma nature après tout. Je veux qu'il fasse battre mon cœur ainsi tous les jours, je veux pour embrasser et toucher chaque partie de son corps qui me sont encore interdites. Je me décale et attrape doucement son menton pour que son visage soit en face du mien.
- Regarde moi. Si je suis là, c'est pas pour te faire comprendre que nous deux c'est impossible, c'est pour faire le contraire de ça même. Je suis désolé d'avoir été con et lâche, d'avoir abandonné si facilement. Je me fous de ce que dira Dieu, tout ce que je veux, c'est toi. Toi et toi seul. Toi pour l'éternité. Peu importe ce qui arrivera aux hommes. Je ferai tout pour te protéger et arrêter de te faire du mal puisqu'apparemment c'est ce que j'ai fait en te laissant, c'est ce que m'ont bien fait comprendre Ange et Bridge. Alors j'suis désolé et je ne suis pas le genre de personne à dire que je suis désolé. Mais je pourrai plus te laisser comme ça maintenant que je suis revenu.
Je bascule en arrière alors qu'il se jette sur moi dans un élan de désespoir, ses bras entourent mon torse et son visage s'enfouit au creux de mon cou, il chuchote :
- Alors ne t'en vas plus jamais ! Ne me laisse plus...
Puis il semble reprendre ses esprits et ses beaux yeux bruns aux reflets dorés s'encrent dans les miens :
- A une condition, il faut trouver un moyen d'éviter la colère de votre père.
Je grimace, plus facile à dire qu'à faire, on sent qu'il ne le connait pas vraiment, pourtant je cède et lui promet de faire tout ce qui est en mon pouvoir pour éviter le fin du monde. Il se love de nouveau dans mes bras et, bon sang, un mois c'était long. Dire que ça ne fait qu'un peu plus de de six semaines que l'on se connait et que je me rends bien compte que je ne peux déjà plus me passer de lui trop longtemps.
"Je suis contente que vous vous soyez réconcilier, mais qu'est ce que vous faites par terre ?
C'est vrai pourquoi est ce qu'on reste à moitié allongé par terre ? Dans un autre contexte j'aurais trouvé cette position, disons, torride et cette simple penser réveille mes ardeurs les plus profondes. Camille se redresse et se relève, j'accepte la main qu'il m'offre pour m'aider. A peine suis-je debout qu'il m'entraîne dans sa chambre avant de fermer la porte.
- Tu as un mois à rattraper.
- Tu n'imagines pas ce que j'aurai pu te faire en un mois, je crois que tu n'es pas prêt pour autant...
Je vois ses yeux pétiller un instant avant qu'il ne selle ses lèvres au mienne en chuchotant :
- Toi et ton égo...
Il sursaute et se détache alors que la voix de sa mère retentit timidement derrière la porte :
- Heum, je crois que je vais faire un tour... Mais protégez-vous hyn !
Sur ses mots, nous l'entendons tous les deux quitter l'appartement, Camille pique un fard et se laisse tomber en arrière en râlant. Je rigole de le voir si gêné en me plaçant pas dessus son corps.
- Ca, ça veut dire que j'ai une autorisation parentale...
⭐
Il me repousse en riant et je suis presque déçu avant qu'il ne profite de sa position assise pour se mettre à califourchon sur mes cuisses, les yeux assombris d'envie. Ce simple regard peut me faire vriller mais je me retiens quand même, je ne voudrai pas le brûler.
- Le Diable a-t-il des attributs différents des humains ?
Sa question flotte dans l'air un instant, audacieuse. Je marque un temps d'arrêt, un sourire en coin étirant mes lèvres. Je sens déjà mon sang bouillonner dans mes veines, ma chaleur corporelle augmente encore un peu à chacun de ses mots
- C'est ta seule question ?
- Oh non... A vrai dire je me demande aussi s'il sait s'en servir.
- À toi de vérifier...
Sa voix est joueuse, son sourire insolent. J'observe ses pupilles se dilater sous l'effet de ma réponse. Les miennes doivent déjà virer au rouge sanglant, reflétant l'incendie qui couve sous ma peau. Alors qu'il attrape mes lèvres entre les siennes, mes mains se faufilent sous son T-shirt. Quand mes doigts rencontrent sa peau, il sursaute légèrement, électrisé par ma température. Je retire légèrement mes mains par peur de le brûler.
- Putain, t'es chaud... souffle-t-il contre ma bouche.
- Désolé, j'ai du mal à contrôler ça avec toi...
- C'est pas grave. Ne t'arrêtes pas pour si peu.
J'obtempères. Sa peau est fraîche sous mes paumes, un délice qui m'incite à ne pas m'arrêter. Mes mains repartent à l'assaut de son corps, dessinant la forme de ses abdominaux discrets avant de descendre vers sa ceinture d'Apollon. Je sens son entrejambe chauffer par ricochet, réagissant à ma seule proximité. J'aperçoit l'étendue de l'effet que j'ai sur lui dans ses yeux brillant. En un mouvement, son T-shirt s'envole dans un coin de la pièce et je me retrouve allongé sur lui, mon corps bouillant pressant le sien contre les draps. Je ne sais plus quand mon haut a pris la fuite, mais cela n'a aucune importance. La seule chose qui compte est le son de ses bagues cliquetant contre l'attache de ma ceinture. Bordel, il va finir par me rendre fou... Je me redresse légèrement sur mes bras, observant son corps déjà humide de transpiration sous l'effet de ma propre chaleur. Presque inconsciemment, nos corps glissent l'un sur l'autre, une friction qui me fait rugir intérieurement. Ma respiration se fait lourde dans ma poitrine tandis que je sens son ardeur à travers les tissus. Les muscles de ses hanches roulant doucement alors que ses jambes s'enroulent autour de moi, me piégeant dans son étreinte. Mon souffle s'accélère et je dois puiser dans le reste de self control pour ne pas le brusquer, pour ne pas le consumer tout de suite. Il chuchote, la voix rendue rauque par le désir, les yeux ancrés dans les miens :
- Lucifer... fais-moi l'amour.
- Il n'y a qu'à tes ordres que j'obéis...
Alors oui, j'obéis. Parce que je suis incapable de reculer, parce que son corps sous le mien est une tentation plus forte que n'importe quel paradis, parce c'est lui, parce que c'est moi, c'est nous. Je veux parsemer de baiser son corps tout entier, marquant sa peau comme du fer rouge. Puis Le dernier rempart de tissu disparaît. Lorsqu'il sent ma nudité totale contre la sienne, un gémissement étranglé s'échappe de sa gorge. Si j'avais une âme, je suis presque sûr qu'elle se serait envolé avec ce son. J'encadre son visage de mes mains, mes pouces caressant ses pommettes rougies.
— Regarde moi. Murmurai-je.
Il se montre docile, plantant ses yeux dans les miens, faisant couler chacune de ses envies au travers d'un regard, faisant surgir tout son amour au cœur des ses iris. Mes doigts, agiles et brûlants, le prépare avec toute la douceur dont je suis capable. Je sens l'humidité de son désir se mêler à la moiteur de l'air ambiant, saturé de mon essence. Se rend t-il compte de ce qu'il fait naître en moi, des battements de mon cœur qui s'accélèrent à chacune de ses caresses, de mon envie qui croit quand ses lèvres dévorent les miennes, de ma chaleur qui explose alors que son regard plongent profondément dans le mien. Sous le mien, son corps s'impatiente alors je ne le fais pas attendre. Je m'aligne contre lui, le sentant tressaillir sous l'impact de ma chaleur. L'entrée est lente, presque cérémonieuse. Je veux qu'il soit conscient de chaque millimètre, de cette puissance qui n'appartient qu'à moi et qu'il vient de dompter. Lorsqu'il est totalement comblé par ma présence, un cri sourd se perd contre mon épaule. Ses mains griffent mon dos et son corps embrasse le mien. Je me perds dans la courbe de son cou, m'enivrant de son odeur qui me rend plus fébrile que n'importe quel péché.
Il est la pièce manquante du puzzle de mon immortalité. Il est mon ambroisie, mon nectar divin, l'interdit et le vital. Il est tout.

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