Chapitre 3 – Entre rites et humiliation
Les murmures m’avisent que le père du prince Sado, le roi Yeongjo, semblait du genre sévère et strict.
Fait exceptionnel d’ailleurs, il est l’un des rares rois à réussir l’exploit de « réconcilier » les clans à travers sa politique dite Tangpyeong, consistant à répartir les postes entre les factions. Objectif louable en apparence, que d’aucuns dirent dissimuler en réalité un affaiblissement des Noron, devenus trop puissants.
Confucéen convaincu, presque pieux pourrait-on dire, il est encore respecté aujourd’hui pour sa droiture, confinant tout de même à l’excès. Trop de vertu tue la vertu.
En adepte fidèle, donc, il exigeait autant de lui-même que des autres.
Dans cette ambiance austère, le prince Sado étouffe. Son père ne cesse de le réprimander. Certains évoquent même des humiliations publiques. Des remontrances tenues devant tous.
Par ailleurs, notre pauvre prince semble préférer les arts martiaux, délaissant les études.
Inacceptable pour un futur roi.
Le prince en souffre terriblement. Et la pression finit par se muer en peur.

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