Chapitre 9 - L’agonie

Une minute de lecture

Les détails des tortures et autres supplices provoquent désormais chez moi un malaise indescriptible.

Aussi, je choisis le panache et la poésie pour offrir à ce prince toujours controversé, un dernier souffle, un dernier cri :

La révérence du prince Sado

Prince je suis né,
Prince je mourrai.
Retenez mon nom,
Car je ne fus point démon.

Père, pour être pieux,
Vous fûtes pernicieux.
À vos rites vicieux,
Je fais mes adieux.

Fou, ma Dame me dit,
Lucide, en vérité, je vous dis :
Mon fils me rendra justice,
Au prix de mon supplice.

Souvenez-vous de moi,

Même au-delà des lois,

Ni monstre, ni roi,

Juste un fils sans voix.

Souvenez-vous de moi,

Quand s’éteint l’effroi,

Dans l’ombre des choix,

Je n’étais que moi.

Car même las, ici,
Tandis que vient l’agonie,
D’une vulgaire boîte à riz,
En héritier, je souris.

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