42 - Sex friends: Les règles du jeu

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Hayden.

— Soyons clairs avant toute chose Hero, voici mes règles...

Merci Seigneur ! Mon apnée s'envole, mais je ne suis pas totalement apaisé pour autant. Livia compte sur ses doigts, prenant sa mine sérieuse, je ne sais pas à quoi m'attendre avec elle :

— Règle une, je ne coucherai pas avec toi ce soir.

Aie.

Ça fait mal, mais c'est tout à son honneur. Livia n'est pas une de mes admiratrices nymphomanes. Si c'est l'un de ses principes, soit. Je peux vivre avec pour ce soir. Ce sera symphonie en solo sous le jet d'eau, encore.

— Je comprends, ce n'est pas un problème.

— Mouais, vu ce que je sens sur mon ventre et qui a sûrement dû me faire un bleu à l'heure qu'il est, il me paraissait plutôt utile de le préciser.

Mais c'est qu'elle fait de l'humour en plus ! Définitivement, Livia n'a rien à voir avec une groupie.

— Règle deux, même si on vient à coucher ensemble un jour, et donc pas ce soir, répète-t-elle, je ne donne pas dans la relation de couple, je ne sors avec personne. Je veux quelque chose de simple, sans prise de tête dans laquelle aucune des deux parties ne se sentira emprisonnée. Pas de sentiment, cela va sans dire, précise-t-elle. Aucune attache, donc, et c'est non-négociable. Chacun sa vie. Du sexe et des moments sympas, rien de plus. Nous sommes libres de nos mouvements, pas de compte à se rendre, mais du respect mutuel quoi qu'il arrive. C'est la base et je ne fais pas d'exception.

Elle me fixe, attentive à ma réaction. Ok ... Mais alors là, on va quand même se mettre d'accord sur une ou deux petites choses :

— Je suis d'accord, pas de couple et nous restons libres. En revanche Livia, je ne partage pas. C'est ma limite.

Elle lève les yeux au plafond, j'ajoute :

— C'est absolument non-négociable. Que ce soit pour une fois ou plus entre nous, je veux l'exclusivité.

— Hayden, nous sommes mariés pour le moment et il me semble que la question de la fidélité à déjà été réglée. Je ne planifiais pas de me faire sauter par tes Terminators ni d'aller m'amuser avec Nick et Jess avant que nous ne divorcions, alors ne t'inquiète pas !

Elle essaie d'avaler son hilarité, je vais craquer. Je m'étrangle, tellement choqué que je crie, la relâche et recule en la pointant :

— Quoi ? C'est quoi cette histoire Livia ?

— Merde ! J'aurais donc dû commencer par là en fait ! Jess m'a raconté que t'es vexé à l'évocation d'un truc en eux et moi. J'aurais pu retrouver ma liberté plus tôt !

— Bordel Livia, tu es sérieuse la ? Tu comptes t'envoyer en l'air avec eux ?

— Mais non idiot, je te fais marcher ! Je t'assure ! C'est si simple...

Je me calme. Ok, parce que ça c'est hors limite. Je ne le supporterais pas. Ni maintenant, ni plus tard. Je ne compte pas que cela arrive.

— Nous sommes donc d'accord sur la règle numéro deux. Dis-moi juste que tu n'as pas l'intention d'en élaborer une vingtaine, je ne tiendrai pas Livia ! la prévins-je en la reprenant par la taille.

Mon corps doit retrouver la chaleur du sien, pour qu'il s'embrase de nouveau, pour profiter de cette délicieuse bien que douloureuse sensation quand je suis collé à elle. Un bien-être bienfaiteur.

— Règle numéro trois. Puisqu'il n'est pas question d'une vraie relation, pas de crise de jalousie. Jamais.

Elle hausse un sourcils, triture sa lèvre. Bon Dieu, aidez-moi à tenir encore deux minutes!

— Ok.

— Je suis sérieuse !

— Ok !

Ça va être simple tiens ...

— Règle numéro quatre. Nous serons amis avant tout, mais j'accepte de te porter secours si tu te fais courser par des groupies, pour que notre «fausse-vraie relation» dit-elle en mimant les guillemets, paraisse crédible. Les gens devront penser que nous voulions rester discrets mais qu'effectivement il y avait des signes d'un plus. Il faudra au moins cela, de toute façon... soupire-t-elle en secouant la tête, deux doigts sur son front, toujours convaincue que personne ne croira à notre couple.

Je me note qu'il est nécessaire de travailler ce problème à bras le corps.

— Livia je sais pourquoi tu dis ça et tu as tort. Si demain je te présentais comme ma femme ou ma petite amie, personne ne remettrait cela en question à cause de ton physique, c'est clair ? C'est dans ta tête Livia ! j'insiste en lui tapotant le crâne pour qu'elle imprime. Tu es parfaite.

Elle soupire encore. Elle finira par entendre raison.

— Si tu le dis ... règle numéro cinq. Laura a ses yeux de fouine partout mais je ne lui dirai rien. Ma vie privée est privée Hayden, j'y tiens beaucoup et encore plus maintenant. Donc si elle te cuisine, si elle prêche le faux pour savoir le vrai, tu ne te laisse pas embobiner par son joli minois d'ange blond ! Elle est juriste, elle sait quoi dire pour débusquer les fraudes, ou endormir ses proies de ses mots avisés. On sera peut-être intimes toi et moi, peut-être pas, mais je ne veux pas que tu en parles à Laura, ou Kate, évidemment. Personne, pour être précise. Compris ?

J'espère que c'était la dernière.

— OK.OK.OK.OK.OK.

Je me penche vers elle, mettant une pression plus accrue sur son bassin. J'aimerais que nous fusionnions, cette petite bombe et moi, mais ce n'est pas au programme ce soir. De toute façon je ne me leurre pas, il est possible que j'explose même sans relations sexuelles tant je marche sur les charbons ardents de la frustration depuis des semaines.

— Tu as fini ? m'impatienté-je.

— Oui ! sourit l'insolente après avoir fait mine de réfléchir en se foutant de moi au passage.

— Merci Seigneur !

Sans plus attendre, je prends son visage en coupe et fonds sur sa bouche. Livia pose timidement ses mains sur mon torse ce qui tranche avec l'humeur volcanique qu'elle m'avait réservé jusqu'à maintenant. Mon sexe lui, est le point de détoner. Je m'empare de ses lèvres avec autorité et fougue. Impatient, des miennes j'entrouvre plus la bouche de Livia et y glisse ma langue pour la savourer avidement, pleinement. C'est une déflagration de sensations qui me traversent. Cinq semaines que je rêve de ce baiser, et c'est une apothéose qu'elle m'offre en prémices. Elle a le goût du champagne, mais aussi de la cerise à cause des petits bonbons rouges qu'elle croque à tout-va. Elle est délicieuse, je ne me lasserai jamais de sa saveur fruitée, de la douceur de sa langue, ni de ses petits gémissements de plaisir.

Elle répond à mon baiser avec ardeur saisissante, l'approfondissant en se collant plus à moi encore, enroulant ses mains autour de ma nuque. Nos langues entament une danse sensuelle, charnelle ; presque sexuelle. Un ballet qu'elles seules connaissent.

Mais tout devient soudain évidement, l'explication la plus simple étant souvent la meilleure. Bien sûr que nos langues se connaissent, se reconnaissent, je ne sais pas pourquoi je n'y avais pas pensé plus tôt ! Livia et moi nous sommes déjà embrassés lorsque nous nous sommes mariés dans cette chapelle. C'est pour cette raison que ma bouche réclame la sienne depuis. C'est de là que vient le manque d'elle, car manque il y avait.

Mes mains glissent le long de sa nuque puis suivent la ligne de sa clavicule que je dessine du bout des doigts. Très vite, mes lèvres empruntent le même chemin. Livia se cambre pour me donner libre accès à ce que je convoite. Je me régale de chaque centimètre de sa peau, avide de ne rien rater d'elle. Je la marque de mes dents, de ma salive qui laisse des sillons humides. Livia geint à plusieurs reprises, j'aspire chacun de ses soupires, les accompagne des miens. Le duvet de sa peau se hérisse au contact de mes caresses et mon excitation monte encore d'un cran. Elle est tellement réactive.

Ça va devenir compliqué de me contenter de si peu, un si peu addictif, il faut que je me calme et que je fasse de la place en bas.

Mais impossible de m'arrêter de l'embrasser, de la toucher, j'ai trop patienté pour laisser passer ma chance. Ses mains à elle sont partout à la fois : sur mon torse, dans mes cheveux qu'elle tire, sur les joues rappeuses. Je suis un incendie dangereux poussé par des vents violents, impossible à éteindre.

Je remonte vers son visage pour parsemer ses joues de baisers, ses tempes, son front, la commissure de ses lèvres, son nez, puis repars à l'assaut de sa bouche qui m'accueille.

Nos langues s'enroulent de nouveau, se cherchent tantôt timidement, tantôt avidement, changeant de rythme au gré de leurs envies. Elles se font pressantes dès que nous devons reprendre nos souffles saccadés, ne supportant pas d'être séparées. Livia s'agrippe à mes épaules, me caresse, tout pour approfondir toujours plus nos baisers enflammés, ça me rend fou. De désir, de douleur, de frustration, mais je m'en fous. Son goût, son odeur, les petits sons qu'elle émet, tout en moi n'est plus qu'un feu d'artifices géant un soir de 4 juillet.

— Si tu savais comme j'en avais envie Livia ...

Ses mains se font plus audacieuses, ses doigts descendent le long de mes biceps bandés jusqu'à mes avant-bras auxquels elle finit s'arrime, chancelante. Nous sommes toujours dans le hall. D'un geste souple, je la soulève par les fesses et la hisse dans mes bras. Comme à Paris, elle ne pèse rien, et enroule ses jambes autour de mon bassin, ma hampe se gorge plus, la proximité de sa féminité étant une torture.

Je la porte jusqu'à l'open-space qui fait office de chambre et de séjour. Une demi-cloison sépare les deux espaces de sorte qu'une fois assis dans le salon, on ne puisse pas voir le lit.

Je m'assieds sur un large fauteuil et fais positionne Livia à califourchon sur moi. Je sais qu'elle sent mon érection mais je respecte son choix de ne pas aller plus loin ce soir. Je me contrôle pour ne pas me frotter à elle, c'est un supplice.

— Hayden ...

— Ne t'inquiète pas, je ne te toucherai pas plus Trésor, je me contenterai de t'embrasser, je n'attends rien de plus de toi ce soir. Règle numéro un bien comprise.

Je ne peux rien faire d'autre que murmurer mes paroles. Je m'empare de son cou et la lèche, l'embrasse, la mordille, puis je remonte jusqu'au lobe de son oreille, où sa peau semble très réactive à mes attentions.

— Hero ...

J'aime l'entendre prononcer mon prénom ainsi, langoureusement. Celui que mes parents m'ont donné à ma naissance mais que je n'utilise presque plus.

Livia relève mon visage de ses mains, mettant un terme à mon exploration et fond sur mes lèvres à son tour. Son baiser est à la fois doux et fougueux, sensuel et puissant. Je pourrais jouir juste parce qu'elle m'embrasse ainsi. Elle doucement joue avec ma langue, la caresse érotiquement du bout de la sienne, puis viens lécher mes lèvres, les agace de ses dents. C'est érotique. C'en est presque orgasmique. Je n'imagine même pas ce qu'elle ferait avec à un autre endroit de mon anatomie. Enfin si, j'imagine et c'est terrible, je n'en peux plus. Je la veux entière, et je pense que Livia entend mes pensées les plus intimes car elle se détache de moi, laissant un vide froid sur ma peau. Ses iris m'observe, elle halète, la bouche gonflée qui me rappelle à quel point je n'ai pas envie que ce moment se termine.

— C'était ... dis-je sans trouver les mots justes.

— Dis-moi juste si le mot que tu cherches est positif ou néga...

Je ne lui laisse pas le temps de finir de me poser sa question stupide. Évidemment que c'est positif. Elle me rend fou, que lui faut-il de plus pour le comprendre ? Ses baisers me rendent dingue, sa beauté m'éblouit autant que son tempérament de petit volcan me galvanise et m'enrage à la fois. Je l'embrasse comme un forcené, jamais rassasié d'elle. Sentant que j'atteins les limites de mon contrôle, je me détache d'elle à contrecœur dans un grognement sonore, avant de ne plus pouvoir m'arrêter.

— Bordel Livia, tu ne vois pas que tu me rends dingue là ?

— Je sens bien quelque chose, oui. Donc c'est le moment que je te laisse te ... détendre, dit-elle gênée en se mordant la lèvre, fixant mon entre-jambes -elle est vraiment trop mignonne quand elle fait cette tête - ou je risque de ne plus trouver de chambre à cette heure-ci. Et si je ne prends pas un bain, je vais vraiment me transformer en Grimlins, tu vois l'idée ?

Pardon ? Elle a dit quoi là ?

Je m'ébroue, abasourdi.

— Attends Livia, tu n'as pas réservé de chambre ?

Elle me sourit et hausse les épaules, commençant à se redresser.

— Non, ce matin, enfin hier à sept heures du matin quand je me suis rendue à l'aéroport sur un coup de tête, je n'étais même pas sûre de rester une nuit ici. J'ai voulu le faire au club mais il n'y avait pas assez de réseau, et j'étais sur le point de le faire et me commander un Uber quand je me suis faite kidnappée devant l'ascenseur tout à l'heure ... plaisante-t-elle avec un clin d'œil.

Je la retiens par le poignet.

— Je vais te prendre une chambre ici, lui dis-je fermement.

— Hors de question ! s'offusque la belle. Non Hayden !

— Comme tu veux, alors tu restes ici, avec moi. Ici.

Elle écarquille les yeux, tente encore de me faire lâcher prise.

— Je te jure que je ne te toucherai pas Livia, tu peux avoir confiance en moi.

— J'ai confiance en toi Hero, me répond-elle en caressant mon visage.

Ses yeux balaient ma peau, je me sens mis à nu, mais apaisé aussi.

— Donc tu restes ? je lui demande pour m'assurer que j'ai bien compris ce qu'elle vient de sous-entendre. Tu peux prendre un bain si tu veux, je prendrai une douche après ok ?

Elle réfléchit, considère la pièce d'un regard circulaire, passe des deux mains dans ses longs cheveux blonds.

— Je ... Ok je veux bien rester ici cette nuit, mais je vais avoir besoin d'un T-shirt alors, s'il te plait.

Sa voix faiblit. Voyant à ma tête que je ne comprends pas, elle s'explique :

— Je ne me mettrai pas en sous-vêtements devant toi, désolée.

Encore une occasion de ratée...

Dommage, mais là encore, son attitude et sa pudeur ne laissent aucune place au doute : Livia ne joue pas les séductrices. Elle est dans la retenue, la réflexion, absolument pas comme les femmes attirées plus par mon nom et le showbiz que par moi ; juste moi, sans le côté Hollywood. Si fut un temps ou ça me convenait, aujourd'hui le peu de maturité acquise me pousse à vouloir une relation vraie avec une femme entière qui me voit moi.

— Ne t'excuse pas, je vais te chercher ça.

J'embrasse le bout de son nez, la décale, me lève. Je reviens avec un t-shirt blanc qui sera long sur elle. Elle le saisit en me remerciant puis file vers sa valise restée dans le hall. Elle récupère son nécessaire de toilette, un vanity rose fluo avec des licornes colorées dessus.

Je la guide vers la salle de bains en posant une main sur ses reins, lui volant un baiser qui nous oblige à nous stopper dans le dressing qui sépare la chambre et la salle de bains privative. Je lui tends un peignoir propre, m'offre ses lèvres gourmandes avant de lui laisser son intimité.

— Prends ton temps Trésor, je vais en profiter pour répondre à des mails.

Je ferme la porte coulissante en sortant, prends le temps de me frotter les cheveux vigoureusement pour me remettre les idées en place, et déboutonne mon pantalon. Mon sexe est à l'agonie, littéralement.

Avec Livia dans la même pièce que moi pour le reste de la nuit, je ne suis pas certain de dormir. Mais il n'était pas envisageable qu'elle se balade au milieu de la nuit dans Londres. Je peux ne pas être jaloux, mais je ne suis pas inconscient non plus. À une heure moins tardive, j'aurais envoyé un de mes gardes du corps la raccompagner, ou y serais aller moi-même en taxi, mais je ne suis pas un tortionnaire et je ne les réveillerai pas à quatre heures du matin pour escorter ma femme. Et puis, à part Nick, mon équipe de sécurité n'est pas au courant pour Livia et moi.

Dans un souci de cohérence, je ne peux pas leur demander de raccompagner celle qu'ils sauront bientôt être mon épouse, dans un autre hôtel que le mien. Si nous ne sommes déjà pas cohérents dans un cercle restreint, on est morts avec les autres.

Bien entendu ...c'est l'explication vraie et véritable.

J'ouvre mon MAC, m'installe sur mon lit en attendant mon tour pour la douche. Et Oh surprise, un mail de mon manager préféré.

__________

De : JHerrero

À : HMiller - moi –

Hayden,

Paris, Londres, c'est quoi la suite et le projet ? Te fatiguer avant de débuter les tournées promotionnelles et le tournage, ou alors tu prends de l'avance sur le calendrier ? J'en ai autant au service de Scott d'ailleurs. Qu'est-ce qu'il y a en Europe qu'il n'y a pas ici ?

Ou encore, peut-être es-tu devenu l'ombre de Scott, justement ? Vous êtes dans une relation polygame ? Si c'est le cas, je ne juge pas, mais merci de m'en avertir, au moins je saurai que quand l'un part à l'autre bout du pays, ou de la planète, l'autre va suivre !!

Soyez frais mardi matin pour la conférence de presse organisée par NJe vous veux à 9 heures tapantes à l'agence pour faire un dernier point avec Clara.

Rapporte-moi du whisky quitte à être là-bas. Et du chocolat anglais, Clara en raffole.

Merci

J.H

__________

Ce mec est fatiguant. Qu'est-ce qu'il y a en Europe que je n'ai pas aux États-Unis ?

Ta femme.

Oui, ma femme. Livia. Mais si je le lui dis, c'est la crise cardiaque assurée. Il faudra bien, je trouverai comment, car Joey n'est pas que mon agent, il est aussi mon ami. En revanche je vais peut-être le rassurer sur mon activité sexuelle et amoureuse.

À trois avec Scott ? Non pas que l'idée me rebute, mais il parle quand même de sa femme là bon sang, pas d'une aventure entre deux portes ! Et ce qu'il sous-entend là est que Scott et moi, a fortiori, sommes aussi ensemble. Coucher avec la même femme en même temps, ok, mais notre orientation sexuelle à tous les deux est claire et limpide : nous sommes 100% hétéros.

__________

De : HMiller - moi -

À : Joey H

Mon cher Joey,

Je ne sais pas ce que tu as pris avant de m'envoyer ce mail, mais par pitié, n'en reprends plus jamais -ou du moins plus avant la conférence de presse .

C'est autant l'ami que le partenaire professionnel qui te le demande. Tu délires complètement vieux, la quarantaine te fait du tort et c'en devient inquiétant. Entre ta paranoïa sur mon aller-retour à Vegas et ça, j'envisage sérieusement à demander un examen psychiatrique si nous devons continuer de travailler ensemble.

La polygamie ? Je ne m'abaisserai pas à répondre. Je ne sais même pas pourquoi nous devons avoir cette conversation d'ailleurs, mais passons. Je saurai te rappeler ta folie le moment venu.

Je n'ai toujours pas à justifier de mes déplacements persos auprès de toi, mais apparemment en plus de ton penchant pour une paranoïa psychodramatique, tu es aussi atteint d'un Alzheimer précoce. Consulte, et à mes frais, c'est cadeau Joey !

Tu sais très bien que Jamie vit à Londres la moitié de l'année, et en ce moment.

Sur ce, à mardi.

Je transfère ton mail et ma réponse à Scotty, je suis certain que ça le fera beaucoup rire à son réveil!

Hayden .

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Sa connerie aura au moins eu le mérite de me faire débander, mais cela non plus, je ne peux pas le lui avouer.

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