74 - A genoux

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Hayden.

Pas un bruit lorsque je pénètre dans la chambre silencieuse si ce n'est du clic de la carte magnétique dans la serrure.

— Livia ?

Je sais qu'elle est là, son parfum sucré embaume tout, preuve de sa présence. Je passe lentement le corridor jusqu'à la pièce principale, mes mains dans mes poches pour dissimuler mon appréhension. Quant à mon excitation qui s'invite à la convocation secrète, peu de choses à faire.

Les rideaux sont clos et seul l'un des trois laisse passer un trait de lumière venant du balcon éclairé. Livia apparait dans l'embrasure de la porte de la salle de bains, allume le plafonnier et me fixe avec son air le plus victorieux sur le visage, la tête haute et fière, loin de la jeune femme mal à l'aise qui était dans mes bras il y a peu.

— Encore un problème de sangsue Miller ? C'est récurrent chez toi, les parasites, non ?

Elle se triture la lèvre inférieure, je fonds un peu plus. Oui, un bon assainissement antiparasitaire s'avère nécessaire.

— Comment tu le sais ?

— Jordan m'a envoyé un message pour me dire qu'il devait partir en sauvetage pour cause de Sangsue et manager à tes trousses ... répond-elle badine.

— Qu'est-ce que je fais ici Trésor ? Tu es consciente que c'est risqué de me faire monter dans ta chambre ?

— Risqué ? répète-t-elle en approchant de sa démarche féline sexy. Je n'ai pas peur de toi Miller ! Si un jour ça arrive, tu ne me reverras plus. C'est aussi simple que ça, me prévient-elle en claquant des doigts.

— Ça n'arrivera pas, confirmé-je en la laissant venir à moi. Je ne ferai rien que tu ne veuilles pas.

Je veux voir ce qu'elle me réserve et me délecte que cette fois ce soit elle qui fasse le premier pas. Enfin j'espère que c'est ce qu'elle fait, parce qu'il n'y a pas que la lumière qu'elle a allumée.

— Si être ici avec moi te pose un problème, continue-t-elle sa voix alanguie en posant ses petites mains sur mon torse une fois à ma hauteur, il semblerait qu'une certaine actrice soit prête à tout pour satisfaire tes moindres désirs Hollywood, et je suis sûre qu'elle est très douée...

—Je t'arrête tout de suite Trésor, susurré-je contre ses lèvres, Kirsten ne t'arrive pas à la cheville, en tout.

— Ok ... nous verrons ça. Il ne s'agit pas de mes chevilles, ici.

Livia agrippe ma cravate à noeud qui pend à mon cou et s'en empare en la faisant glisser sensuellement, puis joue avec entre ses doigts. Les bagues que je lui ai offertes cet après-midi sont bien en place, j'apprécie peut-être un peu trop qu'elle m'ait écouté. Je la regarde et je confirme que danger, il y a. Elle attise un feu dans mes reins qui menace de faire jaillir l'homme qu'elle ne voit que la nuit, dans ses draps, quand elle m'accepte, me laisse lui montrer que je parle le langage de son corps. Un corps qui m'a manqué la nuit dernière à cause de Joey qui ne sait pas rester à sa place et s'occuper de son lit au lieu de venir fouiner dans le mien.

— Qu'est-ce que tu fais Livia ?

Je n'en ai pas la moindre idée, et pourtant, ma queue est déjà au diapason d'être si près d'elle, cachés des yeux curieux, avec toutes les possibilités que cela implique. J'ai envie d'elle comme un fou.

— Tu me dois un gage, Hayden, souffle-t-elle trop près de ma bouche qui veut happer la sienne. Le deal c'était : je veux, QUAND je veux, CE QUE je veux. Et c'est ici, maintenant, Miller.

Elle désigne la pièce, joueuse et audacieuse. Nous nous regardons droit dans les yeux, mon pouls prend de la vitesse dans ma cage thoracique alors que je ne sais pas encore ce qu'elle veut, et j'ai peur de le savoir, connaissant la peste et son esprit tortueux. Je considère ensuite la pièce, une vaste chambre, luxueuse, comme il doit y en avoir une bonne centaine dans cet hôtel. Un grand lit face à des baies vitrées aux longs rideaux pourpre tirés, un coin canapé, un lit King size sur lequel sont disposés six coussins blancs et bleu nuit, plusieurs fauteuils en cuir beige. Puis elle me questionne de but en blanc, aimantant nos regards :

— Quelles sont tes limites Hayden ?

— Mes limites ?

On parle bien de ce à quoi je pense là ?

— Oui je parle bien de ces limites-là, Hero, précise-t-elle en lisant en moi comme dans un livre ouvert. Alors ?

— Je ne pense pas en avoir.

— Nous en avons tous, rétorque ma belle espiègle en léchant mes lèvres du bout de sa langue, alors je repose la question Hayden, et fais bien attention à ta réponse cette fois-ci, réfléchis-bien, c'est important. C'est ta dernière chance...

Putain mais elle compte faire quoi ? Ou me faire quoi ?

Je ne dis rien, supposant ce qu'elle peu mijoter au lieu de chercher mes limites. Je ne pense vraiment pas en avoir.

Vraiment vieux ?

— Je vais t'aider à y voir plus clair. Où je veux, quand je veux, ce que je v...

Je la coupe en enserrant sa nuque, caressant mon nez du sien, ultime geste pour contrôler la tension sur laquelle elle souffle à pleins poumons. Quoi qu'elle veuille, elle a déjà mon oui.

— Oui Trésor, tout ce que tu veux, je lui réponds, émoustillé.

— Donc, puisque tu n'as pas de limite, je peux faire monter disons...Cameron, où alors Nick et Jess ? Les trois ? propose-t-elle en scrutant ma réaction, un rictus pervers sur ses lèvres rose. Plus on est de fous plus on rit, non ?

Quoi ?

Jamais !

Ma conscience se marre de ma naïveté. Cette femme est terrible, elle va me tuer. Elle se paie ma tête, n'est-ce pas ?

— Hors de question putain ! ragé-je en reculant d'un pas tout en la pointant du doigt. N'y pense même pas ! Je refuse qu'un autre te touche devant moi Livia ! C'est non ! Non ! Oublie !

Que devant toi ?

— Et qu'un autre pose ses mains sur toi tant que tu es avec moi, d'ailleurs !

Mieux vaut préciser, juste au cas où elle aurait un doute à un moment ou un autre.

— Nous ne sommes pas ensemble Hayden, lève-t-elle le menton.

La peste qui va me faire dérailler me lance ce petit pic de rappel en appuyant son index sur mon torse, me défiant de son regard sévère de dire le contraire. Oui son regard me défie, elle me tient en joue, prête à tirer si je dis une connerie.

— Ne joue pas sur les mots Livia, pas sur ce terrain, tu as très bien compris ce que je voulais dire Trésor, me plains-je en attrapant ses lèvres entre mes doigts.

— Je ne joue pas H, tu le sais, et je gagne toujours.

Nos respirations se mélangent, je sens sa poitrine se soulever plus lentement contre mon torse.

— Donc pas d'autre homme, ok c'est donc ta seule limite ? Ne pas vouloir qu'un autre me touche, chuchote-t-elle en prenant ma main pour la porter à son sein droit, ici, ou là, continue-t-elle en la posant entre ses jambes.

Je l'oblige à reculer de deux pas en scellant nos fronts, elle ne me quitte pas des yeux. Putain comment s'y prend-elle pour me mettre dans un état pareil ?

— Non, jamais Livia, je ne peux pas.

— D'accord... je peux survivre à ça.

Elle se frotte à moi et je lui signifie d'un mouvement du bassin ce que j'espère qu'il va se passer dans cette chambre. Ses pupilles se parent d'une lueur licencieuse, son bleu mystérieux fonce. Elle se hisse sur la pointe des pieds en frisant ma mâchoire et poursuit son ascension sur le chemin de ma libido :

— Et... peut-on baiser dans un lieu public ? Là où nous pourrions êtes surpris. Entendus ?

Mais elle le fait exprès ou quoi ? Elle qui refuse que nous parlions ouvertement de notre relation, elle irait faire ça dans un lieu public avec moi ? L'occasion est trop belle pour ne pas la taquiner :

— Commence déjà par assumer notre relation bébé, lui souris-je en lui léchant les lèvres, et après, nous envisagerons de faire l'amour en pouvant d'être surpris, j'ajoute fier de moi et du regard mi- incendiaire mi- vexé qu'elle me lance en prenant une moue boudeuse qui me donne envie de la pousser à bout pour qu'elle lâche ses brides. Et tu sais quoi ?

— Quoi ?

— Tu es bruyante quand tu jouis Trésor, alors quand ce jour béni viendra, tout le monde t'entendra, c'est une promesse.

— Je... écarquille-t-elle les yeux.

— Oui, tu cries et je suis étonné que tu aies pu lever la voix sur Joey vu les décibels que tu avais chanté toute la nuit. Et pour que les choses soient bien claires, je ne t'ai jamais baisée Livia. Jamais.

Ça lui vient d'où cette idée ?

Elle fronce les sourcils, semble réfléchir à mes paroles.

— Tu vas peut-être vite changer d'avis, Hayden... Donc c'est bon ? Plus de limite ? C'est ton dernier mot ?

— Oui, c'est bon.

Enfin, j'espère.

— Super.

— Je croyais que tu n'étais toujours pas en état Livia, haussé-je un sourcil. Tu me l'as dit toi-même cet après-midi, quelque chose a changé ? Tu te sens d'attaque Trésor ?

Espérons ! Car si elle me chauffe pour rien, elle va le regretter !

Je fais un pas en avant, elle recule mais s'arrime à ma chemise.

— Je ne le suis pas Hayden ...

— Livia bordel ...

— Enfin, ça dépend pour quoi, continue-t-elle lascivement en passant ses mains sous le tissu qu'elle sort de mon pantalon.

Ses paumes chaudes caressent mes abdominaux, puis ses doigts dessinent plusieurs arabesques sur ma peau alors que la peste joueuse me scrute, les lèvres entrouvertes, invitation que ma langue rêve d'accepter. Elle défait la boucle de ma ceinture, dézippe lentement ma braguette sans me quitter des yeux. Dire qu'il y a deux mois en arrière, elle n'osait pas soutenir mon regard. Ce soir, c'est une femme plus affranchie qui me fait face, celle qui captive mes pensées, obsède mon corps depuis le premier soir, et que quelques doses d'alcool de trop mêlées à un anxiolytique ont fait mienne, sur le papier, du moins. Ma patience s'endort, je me sens durcir plus quand elle frôle faussement angéliquement ma verge dans mon boxer.

— Dis-moi ce que tu veux Livia, exigé -jé alors qu'elle s'empare de mon érection.

Je me fige du courant provoqué par son simple toucher. Elle baisse mon pantalon aux chevilles que j'envoie valdinguer d'un coup de pied après m'être délesté de mes pompes.

—Tu es trop pressé, Hayden. Tu le sauras bien assez tôt, ne t'inquiète pas.

Livia continue de me dévêtir. Lentement, elle s'occupe de mes boutons de manchette, de ma montre, puis ceux de ma chemise s'ouvrent un à un, elle me la retire en chatouillant mes épaules, mes bras, mes flancs. Impatient, je me calcine de désir comme si j'étais trop près d'une flamme, respire profondément, tente de ne pas penser à la pression insupportable qui s'est logée dans mon entrejambe ce qui la fait sourire. Et je le suis, trop près d'une flamme blonde aux yeux qui me cartouchent. Je le sais. Je vais me brûler. Les cloques se font déjà sentir.

Et l'autre folle qui traitait Livia de gamine. Elle devrait la voir en cet instant et prendre des notes pour comprendre la définition du terme « sensuel ».

Totalement dégagé de ma chemise, elle entreprend d'embrasser un à un mes mamelons, liche mon torse en descendant imperturbablement le long de mon buste qu'elle titille aussi du bout de sa langue et de ses dents, laisse un sillon de salive sur la ligne de poils sous mon nombril, et enfin, soudain, se laisse tomber à genoux devant moi.

Mes chaussettes envolées, elle abaisse d'un coup sec mon boxer et s'empare fermement de mon sexe érigé, en rapproche son visage et mordant toujours ses lèvres pulpeuses luisantes, commence ses va-et-vient comme elle sait si bien le faire. Mon sexe tressaute, elle y met plus de pression. En cinq allers-retours, je suis déjà au supplice, puis, toujours en me regardant d'en bas, elle me lèche plusieurs fois sur toute ma longueur, avant de porter mon gland à sa bouche, qu'elle suce comme un bonbon ; ou une glace.

Ses iris ancrés dans les miens, elle guette mes réactions, s'en régale sûrement, autant que ce qu'elle me fait, d'ailleurs. Je cambre les reins, serre les mâchoires, contracte les abdos. J'ai dit qu'elle me tenait en joue ? Je ne suis qu'un pauvre fou. Elle a déjà tiré, elle m'a déjà flingué. Je suis à terre, à ses pieds comme un putain de drogué qui crève du manque de came alors qu'elle est si près, mais qu'il est incapable de l'attraper. Elle va me faire crever de désir. Et je ne vais même pas me défendre.

— Livia putain, c'est ça mon gage Trésor ? Que tu me tailles une pipe ? demandé-je crûment, la tête renversée en arrière, ne pouvant plus supporter la vision paradisiaque -ou démoniaque- d'elle en train de me pomper voracement.

— Hmm Hmm, bouge-t-elle d'abord la tête en me gardant en bouche.

— Livia...

— Non, je te mets juste en condition pour la suite, parce que je sais à quel point tu peux être endurant Hayden.

 Oui, très avec elle. Jusqu'à me vider complètement.

— Livia il va falloir que tu m'expliques ce que tu attends de-moi si tu ne peux pas monter à cheval bébé.

Moi, j'ai très envie qu'elle soit la cavalière et moi l'étalon, bien sûr. Pour plusieurs tours de piste.

— Bébé hein ? répète celle qui a effectivement plutôt l'air d'un démon venu pour me faire perdre la raison, en se redressant sur ses jambes.

Elle passe ses bras dans son dos, dézippe la fermeture éclair de sa jupe, puis passe ses doigts sous ses fines bretelles blanches, les fait glisser sensuellement le long de ses bras fins mais fermes. La robe tombe à ses pieds. Moi ? Je crois que je le suis déjà, même si mes jambes me supportent toujours.

J'entérine ce que j'ai pensé plus tôt, cette femme est un démon qui n'a plus rien d'une gamine. Elle est là, en talons et sous-vêtements devant moi. Je vois rouge, littéralement. Un soutient gorge corbeille sans brettelle, de la couleur de mon envie, carmin flamboyant, avec deux beaux lacets en satin qui passent sur chaque côté de son ventre pour aller retenir deux jarretières enroulées à ses cuisses fuselées, et un mini string assorti, celui que mes mains avaient repéré dans les toilettes, durant mon inquisition sur sa peau. Mon cerveau vient de griller et là, pour le coup, c'est moi qui tombe à genoux devant elle et commence à l'embrasser à travers son fin tissu qui me rend dingue.

— Hayden...

Entre deux baisers sur son sexe trempé à travers, tandis qu'elle s'accroche à mes cheveux pour ne pas flancher je souffle pantelant :

— Merde Livia, ce n'est pas humain d'être aussi belle bébé. C'est ça que tu veux, que je te lèche ? Tu sais très bien que ce n'est pas une limite, j'aime ton goût Livia.

— Ce n'est pas ce que je veux non. Lève-toi Hero, m'ordonne-t-elle autoritaire.

Putain et moi j'obéis comme un con au doigt et à l'œil. Je savais qu'elle aurait ma peau. C'était écrit, dès le premier jour.

On s'en fout ! Obéis à la dame.

— Trésor, explique-moi ce que tu veux si ce n'est pas que je m'amuse avec ma bouche, si tu n'es pas remise de notre nuit, et si tu n'as pas prévu de jouer avec ma queue sous ta langue non plus. Je sèche là.

Un rire franc emplit la pièce et me secoue de l'intérieur. Elle roule des paupières, humecte sa bouche, puis se retourne et part prendre quelque chose dans sa pochette dorée posée sur une tablette à l'entrée en roulant des hanches. Elle fourre un truc dans son soutien-gorge, revient vers moi, sûre d'elle, sexy, bandante au possible.

— Oh Hayden, tu as donc si peu d'imagination ? Tu n'es donc pas à la hauteur de ta réputation, finalement... me nargue la peste de son regard triomphant en haussant les épaules.

J'ai beaucoup d'imagination. Elle ne devrait pas me pousser dans mes retranchements alors que je fais mon possible pour conserver le peu de self-control qu'il me reste encore.

Apparemment tu as trouvé ton maître Miller.

Elle m'observe et commence à lécher, puis sucer complètement son index.

— Livia j'ai encore de la retenue mais si tu continues, je ne réponds plus de rien, je la préviens.

— Mais je n'attends que ça, moi, que tu te lâches, Hero, anhèle-t-elle à mon oreille. Voilà ce que je veux...

Livia chuchote comme un secret ce qu'elle attend de moi, puis me mord durement le lobe. Sa demande me foudroie et me coupe le souffle tant effectivement, je n'avais pas imaginé qu'elle pourrait vouloir ça. Non pas qu'elle ne puisse pas, mais elle n'en avait jamais parlé.

— Mais ne fais pas trop durer sinon Laura risque de venir me chercher ici, ou pire, Kate et sa lubie de prendre ma tension à tout-va.

Bordel, j'espère qu'elle est sérieuse parce que sinon, je vais avoir du mal à me calmer.

— Putain Livia, tu es sûre de toi ? vérifié-je qu'elle ne joue pas avec moi. Certaine que tu es prête à ça?

Mais Livia ne joue pas quand on parle de cul, c'est le cas de le dire. Elle est très sérieuse et me le confirme en claquant sans douceur la fesse gauche à me faire vriller avant même de l'avoir touchée. Elle dépose ma cravate sur le lit et énonce, féline et sauvage, me narguant en insistant bien sur le dernier mot avec un clin d'œil aguicheur :

— Si jamais tu as besoin d'un accessoire, je suis partante, Bébé.

Puis elle me montre ce qu'elle cachait contre son sein, deux étuis argenté. Adieu mon self-control, mes instincts primitifs prennent le dessus et je me jette sur ses lèvres, vorace, affamé d'elle, assoiffé d'elle, sur le point de crevé de désir en elle. Parce que là, il n'y a plus qu'elle.

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