75 - Découverts

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Livia.

 Le claquement de nos peaux brûlantes est une musique que je n'aurais jamais imaginée, il y a quelques semaines. La large main qui maintenait ma tête sur le matelas se retire de ma chevelure en désordre, puis dénoue d'un geste leste le lien en soie noire qui lui, entravait mes poignets dans mon dos depuis plusieurs minutes ; accessoire essentiel à notre jeu que j'espère qu'il ne remettra pas tout à l'heure. Ou peut-être que si, en fait.

     Hayden me relève sur mes genoux en m'harponnant par l'avant du cou, dominateur doux et sensuellement virile, me colle à lui, mon dos en sueur contre son torse tout aussi transpirant. C'est à peine si j'arrive à respirer par moi-même tant tout mon corps est occupé à profiter de chacune des sensations qui déferlent en moi.

— Ça va bébé ? halète-t-il. Tu n'as pas mal ?

— Oui, ouiiii, gémis-je dans un souffle fort.

— Tu as mal ? s'inquiète-t-il en réduisant la cadence de ses coups de hanches.

— Non... encore...

     Une bouche s'abat entre mes omoplates, dépose des nuées de baisers chauds. Sa très courte barbe gratte mon épiderme qui lui répond. Je frémis et me cambre, feule, je crois. Mes jambes flageolent même à genoux, cotonneuses.

— Putain Liv, aucune femme ne t'arrive à la cheville bébé, n'en doute plus jamais. Aucune femme ne m'a jamais autant excité que toi Trésor.

     Nouveau coup de butoir, puissant, solide. Un cri silencieux reste bloqué dans ma gorge alors que mon corps se fige, mes yeux ronds sur le point de quitter leurs orbites, mes ongles enfoncés dans mes cuisses. Mon dos encaisse, Hayden m'assène une fessée au même endroit que tout à l'heure, la piqûre est divine, rayonne jusqu'à mon vagin hors service depuis hier, puis il saisit mes seins en coupe dans ses paumes, les malaxe, me fait perdre la tête, devenir quelqu'un que je ne suis que dans l'intimité de nos moments sexy. L'entendre me dire ça, maintenant, alors qu'il me fouille ainsi, que ce plaisir est totalement inédit pour moi, active quelque chose dans mon bas ventre. Je m'agrippe à sa nuque puis, de sa main droite, il vient dorloter mon clitoris enflé et ultra-sensible. Trempé. Quelques roulements entre ses doigts experts, ma tête se liquéfie, et c'est moi qui me noie.

— Hero, oui, oh mon Dieu ! N'arrête pas...

— Non pas comme ça Livia.

     Il se retire soudain, mon être entier proteste du vide qu'il laisse et il me retourne brusquement sur le dos à la seule force d'un seul bras. Mon amant m'embrasse langoureusement, fougueusement, emprisonne mon oxygène sommaire avant de descendre entre mes jambes, me picorant généreusement en cours de route, affolant mes cellule.

    Sa langue explore mes chairs, tournoie autour de mon bouton, aspire mes petites lèvres si fort que je commence déjà à être secouée de toutes parts. J'ondule, tire sur ses cheveux, pince mes tétons qui me rendent l'attention par des flots de courants effarants, je l'entends grogner en appréciation de ce qu'il me fait. Mes muscles se raidissent mon ventre se creuse comme jamais encore, mes poumons à sec. En moins d'une minute, je décolle et suis percée par un orgasme qui me grille les méninges jusqu'à la corde.

— Hero Hero Herooo... !!! hurlé-je au moment où je sais que je lâche prise contre sa bouche.

     Encore frémissante et ahanée, Hayden me soulève sans attendre que j'aie repris mes esprits, s'assied sur le lit avant de m'emplir de nouveau, en une seule impulsion en me positionnant à califourchon sur lui. Le passage semble lui être acquis, mon corps n'émet aucune objection à le recevoir ici, bien que non coutumier des rapport anaux. Je chancèle de l'intrusion tellement différente de ce que je connaissais avant. J'avais quelques appréhensions, un blocage mental. Dissipés.

     Ses mains sous mon cul me font coulisser sur son sexe, d'abord dans de longs mouvements amples pendant qu'il envahit ma bouche, puis plus vite. Mes jambes n'en sont plus, je ne suis plus qu'une poupée de chiffon, simplement capable de respirer l'odeur de sa peau, de m'accrocher à sa nuque, ou de griffer son dos, écoutant attentivement chacun des râles qu'il lâche. Pour une fois, je laisse les rênes à quelqu'un d'autre, me laissant emportée sans crainte, en cessant de contrôler l'instant.

    Je lui fais confiance, pour ça.

— C'est bon ? Ma réputation est sauve bébé ? J'ai été assez imaginatif et endurant pour toi ? me demande-t-il hors d'haleine entre deux baisers enflammés, au bout de plusieurs minutes dans cette position.

     Au moins la sixième. Je ne sais plus. Il n'a pas manqué d'idées pour décuplé mon plaisir. Chacun de ses baisers me fait l'effet d'un mini-orgasme.

     « Oui » est le seul mot que j'arrive encore à prononcer dans ses bras, perdue entre la fatigue et les bouffées irréelles de plaisir. Hayden lèche mes lèvres, mon cou, mes seins et je ne sais pas comment c'est possible, mais mes jambes et tout mon corps se remettent à remuer.

— Put...

     Les mots se meurent dans ma tête. Je déconnecte, je le sens.

— Tu y es presque bébé. Lâche tout, tu es incroyable...

     Ses encouragements et des expirations de pure volupté me font voir les étoiles que je ne suis pas loin de toucher. Hayden passe sa main entre nous et pose son pouce sur mon clitoris, ondoie légèrement en exerçant une pression dessus. Ce simple contact m'achève, me fait jouir une fois de plus, bruyamment, et déclenche la jouissance de mon partenaire qui grogne mon prénom dans mon cou, lui aussi traversé par plusieurs spasmes contre et en moi alors qu'il se libère. Nous nous regardons tous les deux comme si nous ne comprenions pas ce qu'il vient de se passer ; je crois que c'est le cas.

     Essoufflé, Hayden s'empare tout de même de mes lèvres et nos langues refusent de se quitter. Mon cœur frappe, encore et encore, sans faiblir, transi d'adrénaline, à m'en faire mal. Une douleur étrange. Avant même de se retirer, Hayden me chuchote en embrassant mon épaule :

— Livia, je crois que la capote n'a pas tenu, mais si c'est le cas, je suis clean, j'ai fait les tests pour le boulot il y moins de deux semaines et je n'ai eu que toi.

     Pour le boulot ? C'est quoi cette histoire ? Depuis quand il donne dans le porno, Miller ?

Tu t'égares.

     Hayden semble comprendre à mon visage et répond à ma question intérieure.

—Bordel Livia, t'es pas croyable ! Qu'est-ce que tu t'imagines encore ?

— Rien, me caché-je en enfouissant mon visage sous son menton.

     Une pluie de baisers caresse mes cheveux.

— Ne te fais pas d'idée bébé, raille-t-il en ayant parfaitement compris ce me que mon cerveau brumeux a visualisé, son membre encore dur se contractant en moi, nous sommes amenés à embrasser pour des scènes et on doit faire un check-up des hépatites et autres maladies, alors on nous fait tous les tests en même temps. Et je n'ai jamais rien eu.

    À part son parasite, pensé-je.

     Heureusement pour nous, le préservatif n'avait pas le rôle de contraceptif ici.

— Ok. Mon dernier dépistage c'était il y a... six ou sept mois, réfléchis-je autant que je le peux, et je n'ai couché avec personne depuis. Ni homme ni femme, lui précisé-je avant qu'il ne pose la question. Et je n'ai jamais baisé avec un homme sans me protéger.

— Sept mois ?

     Il me dévisage stupéfait en me soulevant pour se retirer. Effectivement, la capote a été moins endurante que lui.

— Oui, plus ou moins.

— Tu veux dire que quand nous avons passé la nuit ensemble à Vegas, tu n'avais pas eu de rapport depuis cinq mois ?

Il sait compter Mister Hollywood ! Il a pris Einstein en deuxième langue.

     Il lui faut un décodeur ou quoi ?

—Tu as perdu des neurones dans la partie Miller ? le questionné-je moqueuse. C'est exactement ce que je viens de dire.

— Je ne m'attendais pas à ça, avoue-t-il en se relevant.

     Voyant que je peine à l'imiter, il vient m'aider, un sourire d'enfoiré satisfait de ses prouesses bien vissé sur sa bouche gonflée de nos étreintes.

La sangsue en ferait une attaque.

Out la grognasse.

— Ça n'est pas parce que je suis attirée par les hommes et par les femmes que j'ai un plus gros appétit sexuel que les hétéros, je lui explique, en me dirigeant mollement vers la salle de bain pour me doucher. Au contraire je n'avais plus d'appétit. J'ai réessayé avec un mec il y a sept mois mais ça n'avait rien donné de très concluant au lit...

— Jusqu'à moi, me coupe-t-il, un grand sourire de vantard sur son visage rougis par l'effort.

     Ses cheveux sont en bataille, sa mèche rebelle tombe sur son front. J'adore son look d'après-baise. Moins de sentir une trainée de liquide coulée le long de mes cuisses. C'est bien la première fois qu'une capote ne tient pas le rythme.

— Oui, dis-je en haussant les épaules comme si de rien n'était pour l'énerver, et le faire descendre de sa tour dorée.

     Hayden entre dans la douche, saisit un savon tandis que j'ouvre les jets chauds.

— Je vais vraiment finir par croire que les Français sont des abrutis Livia ! Est-ce que ton dernier amant t'avait touchée au moins ? Est-ce qu'il t'avait touchée là ? formule-t-il en attrapant une de mes pointes.

     Il tire dessus. Le plaisir m'aiguillonne.

— Ou là ? continue-t-il en faisant descendre son autre main entre mes jambes, rallumant en un claquement de doigts le feu sous ma peau.

— Un peu, mais je ne ressentais rien.

— Amateur.

     Son sexe reprend de la vigueur entre nous.

— Hayden, le supplié-je alors qu'il commence à me caresser mais que mon dos se cambre pour accepter ses lèvres sur mon buste, il faut qu'on descende, mes parents vont se demander où je suis, les tiens aussi...

     Je ne veux pas qu'ils se fassent d'idées.

— Les miens doivent s'en douter Livia, rit-il contre mon oreille. Mais ils ne diront rien aux tiens, j'ai déjà eu cette mise au point avec eux.

     Je le regarde les yeux grands ouverts. Quelle conversation ?

    Ses parents ont parlé du mariage, pas d'une mise au point sur notre amitié.

— Livia, déstresse je n'ai rien admis, mais j'ai quand même bien du leur dire que tes parents ne sont pas encore au courant de notre... situation maritale, hésite-t-il sur le terme à employer, pour éviter qu'ils ne commettent un impair ce soir. Et je leur aussi demandé de ne faire aucune allusion sur nous à personne, quoi qu'ils pensent qu'il se passe ou pas entre nous.

— Oui, ok, ils me l'ont dit.

     Tiens oui ça me fait penser ...

— Il faut que tu parles à ta mère H, elle n'a pas l'air de réaliser que nous ne sommes pas vraiment mari et femme, dis-je en insistant, et que nous allons divorcer, rapidement.

     Il tique, fronce les sourcils mais me répond  en me tendant un peignoir propre :

— J'ai déjà parlé à ma mère tout à l'heure, mais je recommencerai si c'est ce que tu veux.

— Je veux qu'il n'y ait aucune ambiguïté.

     Il acquiesce en silence et ne rajoute rien, perdu dans ses pensées. Ma tête se remet à tourner, comme si je n'avais pas mangé il y a quelques heures. Mon ventre se réveille lui aussi, et pas de plaisir, les antidouleurs cessant de faire leur travail. Je me tourne, dos à Hayden, et me retiens à la vasque pour laisser passer la vague. Mes joues chauffent, je me passe discrètement de l'eau froide sur le visage.

     À peine sommes-nous de retour dans la chambre que des à-coups se font entendre à la porte. Eh merde ! Je ramasse rapidement les affaires d'Hayden et les lui tends lui faisant signe de retourner dans la salle de bains.

— Livia, grogne-t-il en réponse.

— Hero bouge de là !

     Je le pousse du mieux que je peux pour l'obliger à obéir. Si Kate ou Laura le trouve ici, c'est l'infarctus assuré. Pour moi. Mes petites sauteries ne les regardent en rien.

— Tu crois pouvoir faire quoi bébé ? Je pèse au moins trente kilos de plus que toi, se durcit-il, pas d'humeur à me faciliter la tâche.

— Pas autant, non, mais la force c'est dans la tête.

Ou pas.

Tu vas te faire mal.

— Alors aide-moi ! Hero ! Je ne veux pas qu'elles te voient.

— Tes sœurs ?

— Oui ! Mes sœurs, Ava, Jessica, le Pape ! S'il te plait...

     Les coups reprennent de plus belle et mon regard suppliant finit par le convaincre, non sans qu'il souffle exagérément pour me montrer qu'il me fait une fleur. Je noue la corde de mon peignoir blanc, et quand j'entrouvre la porte, je me pétrifie. Emmy sautille, devant son père et Jordan, tout sourires. Narquois, les sourires.

— Tu es malade Livia ? me signe Emmy.

— Non Princesse, j'allais redescendre, mais je voulais prendre une douche, j'avais chaud.

     À cause de son oncle qui m'a fait grimper dans un septième ciel fait de lave et d'orgasmes.

     Je ne trouve rien d'autre à dire. J'évite le regard des garçons. Jordan doit certainement se mordre les joues pour ne pas éclater de rire, le connaissant. Emmy entre en courant dans la suite poursuivie par son père. Jordan finit par pouffer de mon désarroi et m'embrasse sur le front, puis compte à rebours :

— Quatre, Trois, deux, un...

     Hein ?

— Sors de là Hayden, lui ordonne son grand-frère à travers la porte de la salle de bains. Ta filleule veut te dire bonne nuit avant d'aller se coucher. La nounou est là.

— Oh c'est pas vrai... couiné-je pour moi-même en français, en me cachant le visage de mes deux mains.

— Désolée Livy, il m'a obligé.

— Quoi ? Il a des photos-dossiers ?

— Si tu savais...

— Scott a des dossiers contre toi ? m'inquiété-je plus encore.

— Ça va, Livy. Personne ne vous juge.

     Non, ça ne va pas. Pas du tout, même. Et je ne parle pas que du fait que je vais attendre un moment avant de m'asseoir.

— Est-ce qu'il y a au moins quelqu'un dans votre famille qui n'est pas au courant de ce qu'il vient de se passer ici ? l'imploré-je au bord du malaise vagal.

— Mes parents ont bien des soupçons sur vos relations, mais de là à se dire que vous vous êtes absentés pour un coup rapide en pleines festivités, je ne pense pas Livy, ne t'inquiète pas.

      Il passe un bras réconfortant autour de mon épaule en nous dirigeant vers la chambre. Il ne peut savoir à quel point j'en ai besoin.

— Enfin, rapide, tout est relatif ... ricane-t-il ensuite poignardant un peu plus ma dignité.

     Oh bordel de merde, je dois être rouge coquelicot, voire carrément cramoisi.

     C'est ça, rit ma conscience jamais en mute.

Un camion de pompier tout juste repeint.

— Très jolis dessous Livia, me taquine Jamie avec un clin d'œil. Tu sais comment enflammer Hayden.

     Puis ses yeux repèrent les emballages sur le lit complétement défait, preuve de nos ébats. D'ici, ça a seulement l'air de deux sachets de préservatifs. Il ne peut pas voir que l'un d'eux est du lubrifiant.

    Je.veux.disparaître. quand.même.

    Il doit penser que je me suis fait plaisir deux fois, et que son frère est en forme. Il l'est.

— Bordel Jamie regarde ailleurs ! l'invective l'intéressé qui sort de sa cachette, rhabillé et rassemblant mes sous-vêtements et ma robe.

     Et sa cravate à nœud.

—Tonton H toi aussi tu voulais prendre une douche ? signe Emmy.

     Je ne sais plus où me mettre. Pitié réveillez-moi.

— Livia voulait me montrer quelque chose, lui explique Hayden.

Pas faux, cela-dit.

     Les trois frères partent dans un fou rire mémorable alors que je veux fusionner avec un mur ou n'importe quel autre matériaux, du moment qu'on ne me voit plus.

— C'est bon Trésor, détends-toi, me répète Hayden en déposant un doux baiser sur mes lèvres sous les yeux de Jamie, et rhabille-toi je remonte avec mes frères. Tu as dit quoi aux autres Jordy ?

     Hayden pose la question à son ainé comme si de rien n'était et surtout, comme si ses deux frères ne savaient pas comment nous venons d'occuper les dernières...

— Quarante minutes ?! m'étranglé-je horrifiée à voix haute en regardant l'horloge. Oh non ! Hayden !

     Je panique. Complices, Jordan et Jamie se regardent puis repartent dans leur royaume de l'hilarité alors qu'Hayden m'envoie un clin d'œil séducteur, sous les yeux interrogateurs d'Emmy qui ne comprend pas ce qu'il se passe. Heureusement. Je récupère mes fringues dans les mains d'Hayden et écoute Jordan, qui se calme, nous expliquer ce qu'il a dit pour nous « couvrir ».

— J'ai dit à tes sœurs et tes parents que tu avais dû prendre un appel urgent de ta collègue. Avec le décalage horaire, ça fonctionne. Et pour Don Juan qui vient de faire une séance de cardio, à nos parents et Scott qu'il était allé se calmer au bar au rez-de-chaussée après une altercation avec l'autre dingue sous hormones, la surnomme-t-il avec un. Et comme maman n'a jamais pu la supporter, c'est passé comme une lettre à la poste, si je puis dire.

— Personne n'a jamais pu la supporter à part toi, ajoute Jamie à l'attention du contrevenant désigné coupable. C'est qu'elle devait bien s'y prendre ...

— La ferme, J ! Je fais une allergie à Kirsten, ok ? Elle me file de l'urticaire. Me parle plus d'elle.

— Qu'est-ce qui a pris à Joey de l'emmener ?

— Pose-lui la question toi-même, le rabroue Hollywood.

— Je crois que maman a dû s'en charger. D'ailleurs ils pensent que je suis allé te récupérer, P'tit frère, ajoute Jamie et que Jordy s'est occupé de mener Emmy jusqu'à Livy. Alors ne vous trompez pas dans vos alibis, sinon on ne pourra plus rien pour vous ! Bon allez, on remonte avant que Zoey ne nous cherche en bas et comprenne. À tout à l'heure Livy...

     J'embrasse la petite blonde sur la joue pour lui souhaiter bonne nuit. Ils s'éloignent dans le couloir. Je me confirme à moi-même que la honte ne tue pas.

— Ah oui ! Livia ? m'interpelle de nouveau Jamie qui ouvre la porte.

— Oui ?

— Emmy risque de gaffer tu sais, et de raconter que son oncle H était dans ta chambre et a aussi pris une douche, sourit-il. Je ne peux pas demander à ma fille de cinq ans de couvrir deux adultes majeurs qui s'envoient en l'air, dit-il à voix basse sur le ton de la confidence.

     Puis il me laisse ainsi, talonné par Jordan qui rigole toujours et Hayden qui n'a pas l'air plus embarrassé que ça de la situation.

— Ne tarde pas Trésor, je ne voudrais avoir à venir te chercher. Quoi que...

— Hero ! lui crié-je avant qu'il ne franchisse le seuil de la porte, t'es incroyable !

— Insatiable de toi. Je sais bébé, habille-toi.

     Je reste là, estomaquée d'être la seule choquée. Et mon état s'aggrave lorsque j'entends Jamie déclaré dans un éclat de rire :

— Eh bien, ça promet Ptit frère ! »


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