11- Suspicions et paranoïa. Partie II

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Hayden

Assoupi sur mon sofa les bras croisés sous mon crâne, je suis réveillé sans douceur quand Joey entre sans même prendre la peine de frapper avant d'entrer, suivi de près par Jane, ma tante qui est aussi l'intendante de ma propriété.

— Hayden, le repas est prêt, tout est disposé dans la cuisine. Ne tardez pas trop avant de descendre tous les deux sinon ...

— Merci de t'être occupée de ça Jane, la coupé-je en me rapprochant vers elle qui patiente à la porte. Tu peux rentrer chez toi. Je n'aurai pas besoin de toi d'ici à jeudi. Je t'appellerai demain dans la journée pour te tenir au courant de ce que j'ai de prévu dans les jours à venir. Profite pour t'occuper de toi, je ne veux pas te revoir avant.

Je l'enlace et dépose un baiser sur le sommet son crâne, puis ajoute :

— J'ai laissé un paquet sur la console de l'entrée pour toi. N'oublie pas de le récupérer en partant. Tu veux que Nick t'escorte ?

 Tu crois au Père-Noël ?

— Bien sûr que non Hayden Miller ! s'offusque-t-elle en levant les yeux au plafond. Je n'ai pas besoin de ton gorille pour faire cent cinquante mètres !

— Ne monte pas sur tes grands chevaux tante Jane, ris-je, il est tard, je serais plus rassuré si Nick te raccompagnait. Mais si tu ne veux pas, il n'y a pas de problème, je ne peux pas te forcer !

     Elle tourne les talons vers la sortie de mon bureau et me lance avec son regard gris acier accusateur :

— Merci mais non merci ! À plus tard et bonne soirée.

     Et elle disparait en refermant la porte derrière elle. Pendant ce temps, Joey qui n'a pas pipé mot s'est servi un whisky et installé dans un des fauteuil vert bouteille, près de la baie vitrée donnant sur le jardin principal.

     Je m'avance vers lui mais ne m'assieds pas, le dominant de toute ma hauteur. Un regard réprobateur affiché sur mon visage, les sourcils froncés et les bras croisés sur mon torse, j'attends qu'il daigne ouvrir les hostilités. Car je le connais bien. Même si notre réunion a été une vraie réussite, je n'ai loupé aucune de ses œillades sévères qu'il m'a lancées à plusieurs reprises, ainsi que de la mine irritée qu'il arborait lorsqu'il m'a prévenu qu'il me rejoindrait chez moi et que nous devions avoir une «très sérieuse discussion sur cette situation».

     Une lutte visuelle s'engage, mais aucun de nous de dit rien.

Ne lâche rien Hayden.

     Lorsqu'il comprend enfin que je ne ferai pas le premier pas ce soir, il se redresse sur son siège et commence de son ton grave :

— Hayden je pense que toi et moi, nous avons un gros souci.

     Oh merde, il est au courant ?

     Je ne bouge pas d'un millimètre et tente de cacher au mieux mon trouble. Après tout je suis acteur, c'est dans mes cordes, non ?

Pas de conclusion hâtive Hayden.

— Je suis tout ouïe.

— Tu sais de quoi je veux parler n'est-ce pas ? Donc explique moi.

     Herrera est très fort pour obtenir tout ce qu'il veut de tout le monde, et c'est un excellent joueur de poker qui m'a plumé un nombre incalculable de fois. Sa piscine olympique ? Je crois que c'est moi qui la lui ai financée en deux parties. Et puisque je ne veux pas gaffer, je prends le risque de croire qu'il est en train de bluffer pour me tirer les vers du nez :

— Écoute Joey, il va falloir que tu sois un peu plus explicite, sinon il y a de fortes chances que nous soyons toujours ici demain matin. Je t'ai dit que nous devions parler mais j'ai l'impression que tu as toi aussi des choses à me dire. Alors bois ton verre, lance-toi, vide ton sac et ensuite nous pourrons continuer cette conversation tout en dînant. Je te dirai ce que j'ai à te dire pendant le repas.

     Il me scrute plusieurs secondes comme s'il sondait mon âme afin de débusquer la faille dans mes propos. Après avoir secoué sa tête de droite à gauche en se frottant l'arête du nez pour me signifier son agacement, il vocifère à ma grande surprise :

— Hayden tu me prends pour un imbécile et je suis loin d'en être un figure toi ! Y'a pas marqué « con » sur mon front même si y'a la place !

     Il désigne l'emplacement de son index, rageur.

     Je n'aurais peut-être pas dû prendre le parti du bluffe finalement. Mais je signe et persiste, je dois être certain qu'il sait avant de tout lui déballer. J'ai beaucoup réfléchi à la situation depuis cet après-midi, et il serait préférable que je puisse discuter rapidement avec Livia des différentes options qui s'offrent à nous pour gérer notre statut marital et la suite avant que Joey -et la presse de surcroit- ne découvre le pot aux roses.

     Je recule et m'installe sur le canapé face à lui :

— Joey, tu vas me faire le plaisir de te calmer s'il te plait car je ne vois pas de quoi tu parles, lui rétorque-je sèchement. Nous sommes des adultes, nous travaillons ensemble depuis plus de dix ans. Il me semble que nous sommes capables d'avoir une discussion posée sans se sauter à la gorge à chaque fois que l'un de nous les a à l'envers !

— Plus de dix ans oui ! Plus de dix putains d'années Hayden ! éructe-t-il en sautant sur ses deux pieds.

     Debout, il passe sa main à plusieurs reprises sur son visage, laisse s'égrener une dizaine de secondes pour se calmer. Il se rassied et ajoute en me pointant du doigt:

— Plus de dix ans oui, et à priori tu as décidé de me tourner de dos au bout de dix ans de collaboration ! De nous tourner le dos, à l'agence, Clara et moi ! Quand comptais-tu m'en parler ? Nous sommes amis et j'ai eu la naïveté de croire que si un jour ça arrivait, tu serais franc ! Je me suis bien gouré sur le coup ... je n'ai même pas osé en parler à Clara...

     Il fait les cents pas comme un taureau dans un enclos. Interloqué, je cherche en vain ce que j'ai loupé. De quoi il parle là ? Je ne fais pas durer plus longtemps le suspense, j'en ai ma claque de cette journée :

— Et tu as bien fait de ne rien lui dire, car je ne sais pas d'où te viens cette idée absurde que je vais quitter l'agence. Je n'envisage, ni n'ai jamais envisagé ces dix dernières années de changer d'agent, insisté-je. Tu vas donc te calmer et m'expliquer qui t'a mis ça en tête ! Tu es complétement parano ma parole ! Prends-toi des vacances tu vas finir à l'asile !

     Avec moi, mais passons.

     Il se détend quelque peu, ses épaules s'affaissent d'une once de soulagement, mais reste ostensiblement sur ses gardes, puis contre-attaque :

— Donc tu t'obstines à nier l'évidence ?

     Ok ... S'il veut la jouer comme ça. Je me lève d'un bond perdant mon sang-froid relatif aujourd'hui:

— Joey bordel, je te le répète : je n'ai pas envisagé de changer de manager ! T'as fumé quoi ? Mais honnêtement, au regard des accusations que tu portes alors que je n'ai rien à me reprocher sur et de ton comportement, il n'est pas impossible que cela change et plus vote que tu ne le crois ! Comment as-tu pu douter de moi à ce point ?

     Il semble réellement abasourdi par mes propos. Il pensait vraiment que j'allais changer d'agent ? Il tire sur sa tignace brune, tourne sur lui-même dans la pièce puis braque ses yeux d'obsidienne sur moi, déconcerté et hésitant :

— Merde ! Hayden je pensais vraiment ... je veux dire, oui...c'était cohérent ... tout indiquait que ... que ... sinon pourquoi serais-tu allé à Las Vegas précisément hier, en me prévenant à la dernière minute et sans vouloir personne avec toi ? m'interroge-t-il sans me laisser répondre. Justement le jour où Louis Garrington s'y trouvait pour re-signer ses engagements avec Hall-Johanson, Pitergham, Talman, Mongormry et tous les autres en grande pompe ? énumère-t-il.

     Pourquoi ? Pour être le témoin de Scott le jour de son mariage ! Mais ça, je ne peux le lui dire.         Cela-dit, le puzzle se met en place.

— Je ne savais même pas que Garrington -un autre agent et son némésis- était là-bas ! Et quand bien même je l'aurais su, ça ne m'aurait pas intéressé ! Tu dis n'importe quoi mon pauvre vieux ! J'ai toujours été très clair avec lui : c'est avec toi que je bosse. Et je n'aurais jamais imaginé que tu puisses en douter ! Ta réaction me déçoit Joey.

— Ton séjour à Vegas n'a donc absolument rien à voir avec lui ?

— Absolument aucune et c'est mon dernier mot. Je suis allé prendre du bon temps avec Scott comme je te l'ai déjà dit.

     Si tu veux en savoir plus, je laisse à Scotty le plaisir d'avoir cette conversation avec toi. Pour ma part, j'en ai marre d'avoir à me justifier depuis ce matin comme si j'étais un gamin de quinze ans qui doit rendre des comptes à ses parents ! Je fais encore ce que je veux !

     Merde à la fin !

— D'accord Hayden, acquiesce-t-il plus calme, je te crois. Je te prie d'accepter toutes mes excuses les plus sincère pour avoir cru que tu manigançais dans notre dos pour nous quitter.

     Il me tend sa main droite afin que je la lui serre en guise de calumet de la paix.

     Alors celle-là, elle va rester dans les annales ! Il s'excuse ? Le grand Joey Herrera s'excuse !

— Tu peux répéter s'il te plait ?

     Il me regarde avec un sourire narquois aux lèvres et me donne un coup de poing dans l'épaule, définitivement détendu.

— Oh ça va ! Oui je suis désolé, tu veux peut-être que je te le répète une troisième fois ?

C'est une idée ça, mais j'ai mieux à lui proposer :

— Le répéter oui, mais j'aimerais te filmer pour avoir une trace visuelle et auditive de ce grand moment. Une preuve de ce grand moment !

— Ne prends pas tes rêves pour la réalité Hayden. Tu n'auras pas mieux.

     J'aurais essayé ...

— ok, mais pendant que tu y es, il n'y aurait pas d'autres raisons pour lesquelles tu me dois des excuses ?

     Finalement on va l'avoir, cette conversation-là.

— Tu m'en demandes beaucoup là Hayden ...

     Je le coupe car non, je ne lui en demande pas beaucoup :

— Ne fais pas ta tête de mule. Tes propos de ce matin me sont restés en travers de la gorge ! m'énervé-je. Tu te rends compte que tu m'as limite traité de dépravé sexuel ? Que tu nous as traité de dépravés Scott et moi ?

— Vous avez filé à Vegas ! Jusqu'à ce matin, je ne savais pas pour Garrintgon mais...

— On serait allé n'importe où ailleurs que ça n'aurait rien changé ! Tu pensais vraiment que notre séjour avait pour but d'aller sauter tout ce qui bouge ?

— Je ...

— Je n'ai pas les mots Joey. Et tu sais quoi ? Je n'ai plus envie d'en parler. J'ai eu une très longue journée et j'ai hâte d'aller me coucher. Mais afin de clôturer définitivement le sujet des filles qui partagent mon lit, je vais une nouvelle fois rappeler un fait irréfutable à mon agent, puisque nous sommes bien d'accord, c'est avec l'agent que j'ai cette mise au point : je baise avec qui je veux, où je veux et quand je veux, lui dis en appuyant mon index sur sa cage thoracique sur les mots qui, et quand . C'est bien clair ?

— Très.

— Je n'ai besoin ni de l'accord de mon agent ni de son avis, et je ne veux pas qu'il se mêle de ma vie sexuelle et personnelle ! Si j'ai envie de baiser avec une femme, je le ferai. Je ne sais plus quoi te dire pour que tu imprimes. Si cela te pose un problème, il est encore temps de revoir le contrat qui nous lie. Ce n'est absolument pas ce que je souhaite, mais tes crises de paternalisme dès que je suis avec une fille, je ne les supporte plus ! Et c'est totalement déplacé pour être sincère avec toi.

— C'est bon Hayden, veut-il m'interrompre sur ma lancée.

— Alors je sais que je t'ai fait passer des sales moments en particulier à causes de mes coucheries, mais c'était il y a longtemps. Je ne suis plus cette personne, or tu es resté au passé. Donc tourne la page, tu as bien d'autres poulains qui se retrouvent à faire la une des tabloïds pour leurs exploits nocturnes, concentre-toi sur eux.

— Ok.

     Il présente ses deux paumes an avant en signe de paix, mais il faut que ça sorte une bonne fois pour toute :

— En ce qui concerne ton vocabulaire quand tu évoques mes liaisons, ou de celle de Scott tant que nous y sommes, je te prierais de bien vouloir contrôler les mots qui sortent de ta bouche. Car à moins que tu n'aies fait installer des caméras dans ma chambre ou que tu joues les voyeurs quand je suis à l'hôtel, la seule personne apte à juger si la femme dans mon lit est une salope, ou tous les autres termes que tu affectionnes tant, c'est moi et moi seul. Tu gères ma carrière. Mes nuits, mes conquêtes, j'en fais mon affaire ! Je suis autant au fait que toi des exigences des studios et des producteurs en ce moment. Et si je merde, c'est moi qui en assumerais les conséquences. Moi et moi seul.

      Durant tout le temps de mon monologue, Joey m'a regardé et n'a cessé de hocher la tête de bas en haut. Se pourrait-il que cette fois il ait compris ?

Miracle du printemps ?

— Mon boulot, c'est de gérer ta carrière Hayden. Et depuis plus de dix ans, il me semble que je le fais plutôt bien. Regarde où tu en es !s'exclame-t-il les bras grands ouverts pour désigner l'endroit. Tu as travaillé dur et tu es un formidable acteur, personne ne dira le contraire et surtout pas moi. Jamais je ne renierai ton talent. Tu as aussi fait de très bons investissements, et cela tu ne me le dois pas. Mais ta carrière, je l'ai faite prospérer. Tout ce que je fais, c'est pour ta carrière. Que tu le veuilles ou pas, mes interventions dans ta « vie privée » comme tu dis, énonce-t-il en mimant les guillemets, ont été plutôt profitables.

— Tu as raison, mais si aujourd'hui les choses ont évolué, je n'ai plus besoin de chaperon, et je n'ai pas de compte à te rendre sur ce qui n'est pas professionnel. Si mon ami peut savoir certaines choses, l'agent, lui, doit savoir se mettre sur mute. Si tu ne t'en sens pas capable, si la manière dont je conçois ma vie professionnelle et ma vie personnelle est un problème pour toi, je comprendrai. Je préfère garder mon ami.

     Ma dernière tirade le fait blêmir et il interprète le sous-entendu.

— Je pense pouvoir faire avec, affirme-t-il désarçonné.

— Très bien, sujet clos.

— Pas tout à fait, dit-il en se rasseyant sur un fauteuil.

     Quoi encore ?

— Julianne reprend du service, à ton service j'entends.

Ça aurait été trop simple Hayden.

— Pourquoi ? riposté-je sèchement

— Pour les mêmes raisons qu'à chaque fois , répond-il excédé. Tu vas avoir besoin d'elle dans tes déplacements à venir, c'est le but d'une assistante. C'est une extension de moi-même et comme tu l'as si bien dit tout à l'heure, j'ai d'autres poulains à gérer. Et tu ne m'aurais plus sur ton dos, vois-y un cadeau de Mea Culpa ou de réconciliation, enfin vois-y ce que tu veux peu importe. Tout c'est toujours très bien passé avec elle, je ne comprends pas tes réticences envers cette femme. Elle excelle dans son boulot, c'est une pro, elle est multitâche ...

Multitâche, c'est le mot.

— Tu vas encore me ressortir son Curriculum Vitae ? le questionnais-je irrité.

     Suspicieux, il me considère avec gravité, ses yeux s'écarquillent lorsqu'il croit comprendre :

— Hayden, , tu n'as quand même pas couché avec Julianne ? C'est pour ça que tu ne veux plus d'elle?

— Merde Joey! Qu'est-ce que ça peut te faire ? Tu viens de me refaire l'éloge de Julianne, alors que j'ai couché avec elle ou pas un jour, qu'est-ce que ça changera ? Si je te dis oui, tu m'attribueras un autre assistant ?

— Je ne pense pas. Mais dis-moi pourquoi tu ne veux pas d'elle, on ne sait jamais, je pourrais changer d'avis.

Oui pourquoi tu ne veux pas d'elle Hayden ?

     S'il savait tout, il serait sacrément choqué le pauvre gars. Et je ne suis pas un connard, donc je ne peux pas lui faire étalage des raisons exactes de mes réticences envers elle.

     Julianne est mon assistante depuis quatre ans, lorsque Joey estime que j'en ai besoin, et qu'elle est disponible car pas missionnée auprès d'un autre client de l'agence . Elle travaille pour les Herrera depuis plus de six ans, si ma mémoire est bonne. Il a raison sur le fait que cette femme est très efficace dans son boulot, c'est une pro. Le problème, c'est qu'elle a parfois tenté de pousser le professionnalisme à son paroxysme avec moi, en voulant me faire découvrir des « compétences » non inscrites sur son CV. Non mentionnées dans la listes de ces attributions professionnelles. Je ne détaillerai pas plus.

Elle cache bien son jeu cette fille !

     Il faut tout de même que je réponde quelque chose.

— Écoute Joey, Julianne fait très bien son travail. Il ne s'agit pas de cela. Mais j'ai l'impression que parfois, elle attend autre chose de moi. Et tu me connais, je ne veux pas de vie de couple.

     C'est plus qu'une impression, mais pas la peine de faire étalage de la situation pour le moment.

— Attention, ceci n'est en rien un aveu sur le fait que nous ayons déjà été intimes, précisé-je à toutes fins utiles. Mais Julianne est ma collaboratrice, et je ne voudrais pas avoir de problème en me la mettant à dos à beau jour. Elle pourrait se vexer en se sentant rejetée et nous savons tous les deux les conséquences que cela pourrait avoir.

—Ah, marmonne-t-il en se frottant le menton. Je vois. Eh bien, je ne te redemanderai pas une nouvelle fois si oui ou non il s'est passé quelque chose entre vous, mais je peux organiser une réunion avec mes équipes, assistants et assistantes compris, faire une piqûre de rappel sur le consentement ou un truc dans le genre.

— Pourquoi pas oui.

— Tu sais que dans mes contrats je n'ai pas de clause interdisant les rapprochements et les relations intimes entre mes clients et le personnel que je mets à leur disposition, j'ai déjà perdu un client à cause de cela. Tombé amoureux de son assistante et à cause de cette clause, il a quitté l'agence car il ne voulait pas que sa dulcinée quitte son boulot. Néanmoins tu es mon client et si tu me le demandes, je pourrais consentir à un avenant à cette absence de clause dans ton contrat.

— Cela ne changerait rien au problème, constaté-je avec dépit. Si un jour, une assistante ou un assistant éploré qui n'a pas obtenu ce qu'il voulait crie au harcèlement sexuel pour se venger, la clause ne servira à rien et à personne Joey.

— Pas faux. Je vais me pencher sur la question. Pour le moment, tu gardes Julianne, car je suis persuadé que mon pauvre Hayden, même un aveugle aurait envie de coucher avec toi une fois dans sa vie ! croit-il bon de plaisanter à mes dépens. Mais je te promets, en tant que manager et ami, insiste-t-il, que je vais me pencher là-dessus dès demain avec mon service juridique. D'ici là, je te propose de mettre de côté le boulot et d'aller bouffer !

— Marché conclu, lui dis-je en lui faisant une accolade.

— Au fait ! Super l'idée des caméras dans ta chambre pour te surveiller Hayden ...

     Il se marre et se barre en courant dans le couloir. Ok, mode régression à l'âge ado activé :

— Nonnnnnn Joeyyyy y'a pas moyen ! Oublie immédiatement la connerie que tu as en tête !

     C'est qu'il en serait capable, ce con !

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