47 - Douche froide.

15 minutes de lecture

Livia

Trois minutes plus tôt.


     C'est une merveilleuse idée qu'a eue Nick. Un calendrier personnalisé d'hommes tous plus hot les uns que les autres pour Mila. Je comptais lui offrir ce sac à main qu'elle a repéré dans une boutique à Paris, mais le calendrier personnalisé en plus, c'est la cerise sur le gâteau !

Ou le pompon sur la Garonne...

      Je me penche sur ce projet dès lundi. Je demanderai à Jess si elle veut bien m'aider à distance, elle doit en connaître plein d'autres des Termi Sexy.

     Je retire le peignoir et le plie soigneusement pour que le service d'étage le récupère. Ce petit moment de détente dans le sauna était très relaxant, je sens encore l'eucalyptus dans mes cheveux même si j'ai aussi profité du jacuzzi pendant que les filles se faisaient masser. Nous avions toutes besoin d'un moment d'accalmie après la courte nuit que nous avons passée. Enfin, à priori, celle de Laura et Jessica a été encore plus courte et agitée que la mienne, si vous voyez ce que je veux dire.

     C'est bien ma veine que Jess soit aussi bavarde que Laura. Deux fois plus d'exploits à entendre contre mon gré, me rappelant brutalement que mes nuits sont plus calmes que celle d'un moine tibétain et que les seules fois où mes jambes sont en l'air, c'est pour les crémer, me faire les ongles, ou durant une session de sport qui n'a rien de charnel.

      Pour une fois, Laura a pu avoir une vraie conversation sur le sujet au lieu de jouer un simple monologue. Bien que je n'aie pas de tabou et que je sois plus qu'habituée à son déballage sexuel, je ne suis pas très expansive. Je lui lâche ici et là deux ou trois infos pour qu'elle ait des trucs se mettre sous la dent, mais je ne lui refais jamais la peinture de mes nuits de A à Z. Encore faudrait-il qu'il y ait quelque chose d'intéressant à raconter, remarquez...

— Livia ? m'appelle Hayden derrière la porte.

— Oui c'est bon.

      Il entre, me scrute de haut en bas, son regard explorant sans gêne ce que je porte. Je lui ai piqué un t-shirt pour descendre au spa. En même temps, il avait bien fouillé dans ma valise et je savais bien que je ne risquais pas grand-chose à jeter un œil dans ses affaires. Je me doutais bien que je n'allais pas tomber sur un gode-ceinture ou un Vibromasseur incrusté de diamands.

— Mais c'est mon t-shirt ça Livia ! s'étonne Einstein.

— Exactement ! Il n'y avait pas de raison que toi seul ailles jeter un œil dans ma valise, Hero. J'ai remis les compteurs à zéro...

— Mais moi je n'ai pas enfilé un de tes bustiers, Trésor.

     Un point pour lui. Je le vois mal s'enfiler mes strings, cela-dit.

      Hayden, s'avance à pas de loup carnassier, un air luxurieux non dissimulé sur le visage. Je sens mes joues chauffer mais fais de mon mieux pour ne pas cesser de respirer sous son inquisition. Nos regards s'aimantent, je me prépare à prendre l'eau. J'aurais dû tourner sept fois ma langue dans ma bouche avant de lui dire un truc pareil !

— Tu joues à un jeu dangereux, jeune fille.

— Ce n'est qu'un t-shirt, je te le rendrai lavé et repassé. Parole il file au pressing dès que je l'enlève.

     C'est vrai, je comptais bien le lui rendre, propre.

      Je recule. Je peux sentir le parfum du danger m'embaumer, son parfum, tous mes voyants étant en alerte rouge. Et moi aussi, je dois virer au coquelicot en passant par toutes les couleurs du camaïeux carmin. Je perçois l'électricité crépiter sur ma peau que ses yeux galvanisent, des picotis s'emparent de ma nuque et une partie de mon corps vient de se transformer en fontaine, juste comme ça. Parce qu'il est là, lui, et qu'il a trouvé sans chercher le bouton poussoir qui fait grimper ma tension, allumant par la même occasion la pression dans mon tanga.

     Quelqu'un a mis le chauffage ou quoi ?

      Hayden se s'arrête lorsque nos bustes sont collés l'une à l'autre. Il se penche vers moi dans une lenteur pesante puis me murmure à l'oreille, achevant la déflagration de mon excitation :

— Alors Trésor, sept hommes dans un ascenseur, hein ? La testostérone éveillerait-elle certains de tes plus bas instincts, Livia ? Tu es un peu trop gourmande à mon goût jeune fille, il ajoute, et je te l'ai dit je ne partage pas ! Et puis si tu dois être excitée, je préfère en être le seul responsable, Et oui, question de fierté masculine, cette fois.

     Il me caresse la joue du revers de la main, descend dans ma nuque jusqu'à la naissance de ma poitrine. Un chemin qui laisse une délicieuse brûlure sur ma peau. Je ne respire plus. Il s'arrête à la lisière du décolleté que me fait son t-shirt, respectant la barrière de mes vêtements. Mais ce contact a suffi à endormir ma raison.

— Hero ... murmuré-je pour seule réponse à cette exquise attaque.

     Depuis hier soir, Hayden est scrupuleusement resté à sa place, respectant ainsi sa promesse de ne rien faire que je ne voudrais pas. Je n'ai pas peur de lui, je sais que je peux lui faire confiance, bien que je ne sache pas pourquoi les choses sont si simples avec lui, et si compliquées à la fois. Un paradoxe qui devrait être bien plus perturbant. Ce sur quoi je n'ai aucun doute, c'est que Laura le tuerait de toute façon s'il dépassait mes limites. J'en suis convaincue tout comme j'imagine qu'inconsciemment, cette vérité doit être pour quelque chose dans mon incompréhensible confiance que je lui ai déjà accordée. Elle lui ferait la peau sans aucune douceur aucune, mais moi peut-être la première. Le consentement et le respect mutuel sont des principes de base chez nous.

— Livia, si tu ne veux pas que je t'embrasse, je ne le ferai pas, tu le sais.

      Finalement, c'est moi qui prends la décision, poussée par sa proposition autant que mon envie. Je prends son visage en coupe et pose mes lèvres sur les siennes, douces, tendres ; chaudes. Notre baiser d'abord sage qui voit nos lèvres se mouvoir lentement devient plus fougueux quand Hayden glisse sa langue dans ma bouche, lorsqu'elles se reconnaissent et entament leur ballet passionné, à un rythme de plus en plus soutenu. Il m'envahit littéralement, me soulève encore comme si je ne pesais rien puis me plaque contre le mur le plus proche. Je prends appuis sur ses larges épaules et intensifie notre baiser en profitant d'être légèrement au-dessus de lui, m'immisçant plus profondément dans sa bouche. Nos respirations saccadée deviennent difficiles nous sommes obligés de nous séparer pour ne pas mourir asphyxiés.

Une mort divine.

— Putain Livia... souffle Hayden haletant tandis qu'il me repose au sol.

— Humm humm ...

     Nos regards fiévreux s'accrochent et Hayden fond de nouveau sur moi sans préavis. Notre baiser dure encore et encore, de longues minutes, comme si nous ne pouvions nous rassasier l'un de l'autre. Mon corps se met en pilote automatique, je n'arrive plus à le raisonner. Je bous de l'intérieur, mon entrejambe est en feu -ou se liquéfie, je ne sais plus.

      J'ai toujours aimé embrasser mais cela faisait longtemps que je n'avais plus vibrer juste en étant embrassée. Les baisers d'Hayden sont passionnés, fougueux, endiablés et font gronder chaque cellule de mon être en s'attardant dans le creux de mon ventre. Un délicieux tonnerre bat en moi au rythme de ses assauts. Hayden relâche son étreinte, colle son front chaud contre le mien. Après plusieurs secondes d'un silence baignant dans une tension sexuelle extrême, il me murmure d'une voix rauque qui trahit à elle seule la puissance de son désir, toujours à bout de souffle :

— As-tu la moindrr idée de l'effet que tu me fais Livia ?

      J'ai effectivement une petite idée. Depuis plusieurs minutes, son érection plaquée contre mon bas-ventre me donne une indication plus que claire. J'essaie néanmoins de ne pas me focaliser sur ladite érection plus solide que du marbre. J'ai en tête les paroles prononcées par une de ses ex-compagnes il y a quelques années lors d'une interview après leur rupture, et bizarrement, le concept de l'épisiotomie ne m'attire pas plus que cela, si vous voyez ce que je veux dire...

— J'ai une petite idée, répliqué-je narquoise.

— Une petite idée hein ? dit-il en jouant avec ma lèvre inférieure de son pouce. Tu es vraiment une petite peste insolente Trésor. Mais je suis un homme relativement patient, et c'est toi qui me supplieras Livia. C'est une certitude.

     Son affirmation me fait frémir de l'intérieur. Sa patience me rassure.

     Que tu crois Beau gosse...

     Je plonge dans ses yeux, vissant sur mes traits mon masque d'assurance puis énonce :

— Eh bien en attendant que ce moment arrive... ou pas, puis-je emprunter une dernière fois ta salle de bains pour une douche ? Ne t'inquiète pas, tu n'auras plus à la partager ce soir.

      Il se tend, plisse ses yeux comme pour essayer de comprendre quelque chose, affichant une moue surprise :

      Ça veut dire quoi ça ? Tu rentres ce soir en France ?

— Non, je pense partir dimanche, je n'ai pas encore pris mon billet retour d'ailleurs, je m'en occuperai ce soir.

— Alors explique-moi.

— Que dois-je t'expliquer Cro-Magnon au juste ?

       Je le toise en croisant mes bras sur ma poitrine, signe que je me mets sur la défensive.

— Si tu ne rentres pas chez toi ce soir, où comptes tu dormir cette nuit ?

— Eh bien toi qui voyages beaucoup il me semblait que tu avais plutôt bien intégré un super concept, me moqué-je ouvertement, tu vois un truc formidable qui s'appelle L'HÔTEL !

     Voilà, il a compris ! Ses yeux s'agrandissent de stupéfaction, une lueur de colère traverse le bleu de ses iris. Touché, Hollywood...

— Arrête de te foutre de moi Livia ! grogne-t-il. Moi aussi je peux jouer à ça. Figure-toi qu'ici, réplique-t-il en englobant la pièce de ses bras bandés, nous sommes dans un hôtel Trésor ! C'est fou ça non ?

     Il supprime la distance entre nous, attrape mes poignets d'un geste vif pour les maintient dans mon dos, me surplombant de toute sa hauteur. Mon cœur bat plus vite, plus fort, ou plus, je ne sais pas. Notre proximité me brûle autant que si j'étais face à un incendie dévorant. Pourtant, je ne peux empêcher un reflexe de faire se tendre mes muscles, et une image m'assaillir à me retourner le ventre, plus de manière érotique.

     Je n'ai pas peur de lui, je sais me défendre, il n'est pas l'autre me dis-je en fermant les yeux une seconde, le temps d'un battement de cils à peine plus longs que les autres. Hayden semble capter immédiatement mon trouble car il me lâche, recule d'un pas et s'excuse en se frottant la nuque :

- Pardon Livia, je n'aurais pas dû, c'était maladroit. Je ne connais pas toutes tes limites ...

— Hero, il n'y a pas de problème, ok ? Je n'ai pas peur de toi, lui dis-je pour le rassurer. J'ai simplement été prise de cours.

     Je dépose un chaste baiser à la commissure des lèvres en me mettant sur la pointe des pieds, les paumes en appui son ses pectoraux durcis. Puis j'ajoute à son oreille, pour éradiquer le froid polaire qui s'est emparé de la pièce :

— Je n'ai rien contre le fait d'être un peu attachée, ni secouée, du moment que tout se fait dans le respect et l'écoute...

      Ma remarque fait mouche car lorsque j'avance d'un demi-pas, nos yeux se capturent de nouveau instantanément. Les siens se voilent d'excitation qui assombrissent perceptiblement son océan.

— Livia bordel...

     Bon après tout, il pense que c'est moi qui vais le supplier mais moi aussi, je peux jouer à ce petit jeu-là ! Ma meilleure amie a raison, je suis bien moins intimidée par Hayden qu'il y a trois semaines. Même si un panneau HOLLYWOOD clignote au-dessus de sa tête et que sa vanité n'égale que sa beauté, il a su me montrer qu'il peut -parfois- avoir les pieds sur Terre, le rendant plus « normal » à mes yeux. Mais chute, je ne compte pas le lui dire ...

      Je lui offre mon plus beau sourire victorieux et tout en m'éloignant avant de lui lancer, résolue à remporter cette bataille :

— Qui suppliera qui Beau Gosse ?

— Tu... Put... merde, Livia ! Il va me falloir une douche froide maintenant ! rage-t-il en tournant sur lui-même, ses deux mains ébouriffant des cheveux bruns.

   Et là me vient une idée. Hero. Hayden. Handsome, « beau gosse » en anglais. Que des H.

— Dis-moi Hayden, l'alphabet en français, tu as appris ça à l'école ou pas ?

      Un rictus indéchiffrable fend son visage, il hoche la tête.

— Et tu t'en souviens ?

— Bien sûr ! s'offusque t'il. Pourquoi tu me demandes ça d'un coup Trésor ?

— H, dis-je simplement en français.

— H ? répète-t-il, lui en anglais pour être sûr d'avoir compris.

— Oui, H, je reprends toujours dans ma langue natale.

      Je décèle à son expression faciale qu'il attend une explication, que je ne tarde pas à lui donner :

— Hero, Hayden, Handsome... Tu vois où je veux en venir Einstein ?

— Oui, que des H, effectivement.

— Voilà donc ton surnom ! Adjugé-Vendu ! Bon, je peux prendre une douche ou pas ?

      Son regard me dit ce qu'il va faire avant même qu'il ne bouge. Il me rejoint, m'attrape de ses deux mains par la taille... et m'embrasse à m'en faire perdre la raison, de longues minutes durant, avec une application sans faille. Quand il achève sa tâche qui mérite amplement un quinze sur dix -et un bain dans un lac gelé-, je suis aussi liquide que de du beurre laissé en plein soleil à midi en plein été. Quant à mes jambes, elle aussi molles que des marshmallows qui auraient subi le même sort. Je me maintiens debout en prenant appui sur les avant-bras d'Hayden, qui s'aperçoit -encore- de mon trouble.

— Alors, qui suppliera qui Trésor ? sourit lubriquement le sale gosse.

Tenir bon, je suis forte à ce jeu-là. J'ai tenu à Paris, j'ai tenu hier quand nos corps étaient enlacés sur la piste de danse et que je sentais son sexe bandé contre mes fesses. J'ai tenu cette nuit, quand nous nous sommes embrassés dans le hall puis sur le fauteuil, je peux tenir. Je ne suis pas une fille facile, je ne lui céderai pas juste parce que son putain de sourire aussi arrogant qu'insolent me désarme et fait palpiter mes sous-vêtements humides. Pas maintenant.

      Je ne le supplierai pas et je suis persuadée que je dispose des armes pour le faire plier. Les hommes sont faibles, non ? Pourtant, six mois depuis mon dernier rapport, c'est long, ce qui complique ma tâche. Sans négliger qu'en plus, je n'avais même pas pris mon pied, mon corps étant toujours en mouvement de grève à durée indéterminée à ce moment-là. Mais visiblement celui d'Hayden et le mien ont trouvé un terrain d'entende pour mettre fin à cette période de deuil prolongé. Pour ne pas dire de jachère.

— C'est tout ce que tu as pour me tenter ?

MAUVAISE QUESTION LIVIA.

     Je lis dans ses prunelles que non, lui aussi a de l'artillerie en stock. En un mouvement, il retire son polo. Une seconde, il ne lui faut qu'une seconde et une dextérité parfaite pour se retrouver torse nu devant moi. OK, je l'ai déjà vu à l'écran plus dénudé, sur des panneaux publicitaires géants, et cette nuit dans la salle de bains. Donc ça va. Quoi que. J'ai chaud, une chaleur aride qui rayonne autour de moi, je bouillonne même, mais j'ai une sainte horreur de perdre. Je suis une sudiste après tout, moi aussi j'ai ma petite fierté. Mais pas question de le pousser dans ses retranchements pour autant. Il serait bien capable de se mettre pratiquement nu sous mon nez pour qu'une fois de plus, sa vanité soit saine et sauve.

      Je le jauge, indécise, mais je n'ose rien dire de peur de l'encourager dans cette voie qui nous mènerai vers ... non, je ne perdrai pas. J'avoue à cet instant, je ne suis pas très courageuse, mon audace ayant la frousse.

      Hayden défait la boucle de sa ceinture, descend la braguette de son pantalon. Je me force à déglutir, et à contrôler les sauts périlleux de mon estomac à mesure que mon bas-ventre se serre.

— H non ... je l'implore en reculant vers le dressing- pas du tout ce que je comptais faire.

— Quoi ? Tu capitules Trésor ?

— Rêve Miller !

      Mon intonation transpire le défi.

      Je recule toujours mais Hayden annihile sitôt distance que j'installe. Nous nous retrouvons dans la salle de bains, où il laisse tomber son pantalon au sol, puis le fait valser plus loin d'un coup de pied ample. Je finis pas être freinée par la baignoire derrière mes genoux, au fond de la pièce.

      Je réfléchis à toute vitesse à mes possibilités limités. J'ai peut-être une idée pour remporter la manche et calmer ses ardeurs, mais c'est risqué. Je vois très bien dans quel état il est, c'est évident à travers son boxer noir qui ne peut cacher son excitation, et sa proéminente érection. Hayden se penche pour retirer une chaussette, puis l'autre, et moi j'en profite pour bouger à pas de crabes vers la sortie de la pièce.

— Tu capitules Livia ? C'est trop pour toi ?

— Non.

      Je recule encore jusqu'à arriver au niveau de la porte coulissante qui sépare l'espace dressing de cette pièce. Hayden ne se trouve qu'à quatre mètres de moi environ, je vais donc devoir être rapide. Très rapide. De ma main droite, j'appuie sur l'interrupteur qui éteint la lumière et de l'autre, je ferme prestement la porte à galandage.

— Livia, je sais que tu es toujours là, je sens ton odeur Trésor, me lance Hayden d'une voix basse et rauque.

— Je n'ai jamais dit que j'étais partie Hero...

— Si je t'attrape Livia...

— Encore une promesse ? pouffé-je. Tu ne peux pas me promettre quelque chose si tu ne sais pas si je serai d'accord Hayden.

— Tu as raison. Et je maintiens ce que je t'ai dit hier, je ne ferai rien qui te mettra mal à l'aise avec moi. Mais ne me pousse pas...

      Sur ces derniers mots chargés d'érotisme, il saisit mon bras droit, mais puisque je m'attendais à cette réaction bestiale -et ô combien excitante, oui- je m'agrippe en retour à son biceps puis le repousse de toute mes forces dans l'immense douche à l'italienne qui se trouve à l'entrée. Lui en revanche, n'avait pas vu venir l'idée. J'ai profité de sa confusion sinon, jamais je n'aurais pu le faire bouger d'un iota, il est trop solide pour moi. Ensuite, sans lui laisser le temps de réagir, toujours dans le noir mais j'avais repéré comment la cabine était faite, j'ouvre le mitigeur du plafonnier et une pluie d'eau fraîche se répand sur nous.

— Merde c'est froid !

— Hum hum, c'était bien le but Miller, ris-je diaboliquement.

— Espèce de sale petite peste !

      Il me soulève, me plaque contre la paroi carrelée et -très- froide, m'embrassant à pleine bouche et pelotant mon postérieur au passage ; L'eau est froide mais la température entre nous est très élevée. C'était censé apaiser son ardeur et son érection, pas nous enflammer tous les deux.

      Raté.

— Hayden ...

     Sa bouche dévale vers ma nuque qu'il lèche voracement, laissant sur son passage mon épiderme plein de désir tandis qu'une de ses mains se sépare de ma fesse droite et s'infiltre sous son t-shirt. Je me retiens d'onduler contre lui, luttant de toutes mes forces pour menotter mon envie.

— Je n'irai pas plus bas Livia, ne t'inquiète pas.

     Sa voix se fait de plus en plus rauque, mais même excité il arrive à rester à l'écoute de ce que je suis prête à lui donner ou pas.

— C'était censé te... enfin...

— Tu deviens prude avec les mots Livia ?

— Te faire débander Hayden !

— Je vais être un peu cru et pardon Trésor pour l'image, mais entre la nuit dernière et maintenant, anhèle-t-il sans cesser son exploration entre ma nuque et mon décolleté. Il va me falloir bien plus qu'une petite douche glacée pour me calmer.

— Oh.

     Oui en même temps je ne suis pas une none sortie du couvent, je peux comprendre, et l'entendre mes dire entre les lignes qu'il va devoir se soulager convoque une tempête dans mon ventre. De mes deux mains, j'exerce une infime pression sur le torse d'Hayden pour qu'il relâche son emprise. Mes pieds rejoignent le sol. Nous sommes toujours dans la pénombre, la pièce n'ayant pas de fenêtre, mais je discerne soudain la chaleur du grand corps d'Hayden s'éloigner. En moi, c'est la Sibérie.

Tout comme la pluie gelée.

— Attends je vais te prendre un peignoir, m'annonce Hayden qui allait sortir de la douche.

— Pas la peine.

      Je le retiens par le bras, toute crainte et pudeur évaporées, avec une idée précise de comment solver le problème.

— Qu'est-ce que ... ?

     Je le ramène à moi puis le plaque contre la paroi dos à lui. Je trouve le régulateur le tourne pour que l'eau qui nous arrose soit aussi chaude que l'élan qui nous anime, lui et moi. Je me mets sur la pointe des pieds, puis viens lui susurrer à l'oreille tandis que mes mains se baladent le long de ton ventre ferme :

— Est-ce que j'ai le droit de te toucher H ?

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