70- Prémices

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Livia.

15 mai.

Il est dix-huit heures trente passées lorsque Jessica et moi arrivons chez elle pour grignoter avant qu'elle ne me dépose chez Ava et Doug, étirant un peu plus notre moment toutes les deux. Un coup de barre d'avoir tant marché m'assomme depuis une bonne heure déjà, et de n'avoir pas suffisamment dormi la nuit dernière, il faut le dire.

Il est également possible que mon corps refuse de s'adapter au décalage horaire puisque tout ça, ce n'était pas prévu il y a une semaine encore. Les imprévus sont ma hantise mais il semblerait qu'ils aient tout de même décidé de s'imposer au quotidien. Ne pouvant pas les enjamber simplement tant les choses prennent un peu plus d'ampleur à chaque fois, je suis obligée de conjuguer avec, de continuer à avancer, quitte à m'égratigner au passage.

Au ralenti, Jess me fait tout de même visiter son nid qui est cosy et tendance à la fois. Des murs et des poutres anthracites, des matériaux en fer donnant un style usine contemporaine, de grands tapis douillets blancs ou gris perle, des tableaux savamment répartis, des cousins noirs et blancs, gris, jaunes pour apporter couleur et chaleur, un parquet en bois clair dans toute la maison et beaucoup mais alors beaucoup de fenêtres et de baies vitrées pour laisser entrer la lumière du jour.

L'extérieur n'a rien à envier à l'intérieur. Une grande terrasse recouverte de travertin clair, un joli brasero en briques blanches comme chez Hayden, une pergola en bois au fond du jardin ainsi qu'une cuisine d'été d'une cinquantaine de mètres carrés qui doit pouvoir servir de dépendance, entièrement vitrées et à baies coulissantes pour être ouverte. Rien à dire, ils ont du gout, ces deux-là.

L'ensemble est encadré par une dense végétation méditerranéenne et des hamacs ici et là.

— Pas de piscine ? Étrange pour des californiens, non ?

— Bien vu Livy. Pour la piscine, je vais chez Hayden, puisque Nick y passe le plus clair de son temps lorsqu'ils ne sont pas en déplacement.

— Ok, c'est un concept intéressant, souris-je en traversant la pelouse. Ça ne te dérange pas, ce rythme de vie ? Je veux dire, de ne pas autant avoir Nick pour toi que tu le voudrais ?

La lumière est trop vive, mes lunettes de soleil sont restées dans le séjour, la tête me tourne. J'ai besoin de sucre.

— Honnêtement, parfois, ce n'est pas simple, admet-elle avec un rictus contrit. Mais je l'ai toujours connu avec ce boulot et c'est dans ça qu'il se sent bien, qu'il s'épanouit. Et il n'est jamais aussi adorable avec moi que quand dans sa tête, il est au clair avec tout. Nick est...

Jess s'interrompt en regardant autour d'elle, puis reprend, hésitante :

— On a tous nos casseroles, Livy. Nick a les siennes et il a besoin de bouger, d'être actif du matin au soir et de faire ce qu'il aime, avec ceux qu'il aime. Son boulot, ça a été son radeau pendant longtemps. Je pense qu'il ne sait plus faire autrement, parce que job, cet investissement, c'est ce qu'il est, ça fait partie de lui, pointe-t-elle son sternum. Même si des fois j'aimerais qu'il soit plus avec moi, c'est certain, je ne regrette rien parce qu'il est heureux, enfin j'espère, et je l'aime tel qu'il est tout comme lui, il m'accepte comme je suis. L'amour ne nous rend pas aveugle, Livia, il nous permet simplement d'accepter l'autre, cet autre qui nous transcende et qui rend nos jours plus beaux... et nos nuit plus agitées et calientes ! termine-t-elle sur une note plus joyeuse.

L'amour peut tuer, aussi, nous retirer ceux qui rendaient nos jours plus beaux pour nous laisser dans le noir, en compagnie des ténèbres qui nous rongent H24. Je lui souhaite de ne jamais connaître cet aspect de ce sentiment qu'elle érige en but ultime.

Pourquoi fait-il si chaud tout à coup ?

— Je vais nous chercher des jus de fruits, m'informe Jess comme si elle avait lu dans mes pensées.

—Tu es connectée à mon cerveau Jess, merci !

Elle tourne les talons et part en direction de sa maison. Je me promène à travers ce grand jardin en recherche d'ombre pour ne plus cuire comme un œuf sur le capot d'une bagnole un jour de canicule, passe sous le sol pleureur puis continue d'avancer pour aller jusqu'au fond, vers les rosiers en fleurs. Je me stoppe net et opère un demi-tour quand je me sens prise de vertiges, qu'un pic de douleurs me transperce de part en part, frappée d'une fatigue fulgurante, l'hypoglycémie faisant son grand retour et en fanfare pour couronner le tout. Vacillante et hors d'haleine, je tente d'arriver à la pergola mais mes jambes refusent de faire un pas de plus. Mon corps me lâche sans autre d'avertissement.

---

— Livia ! Livy tu m'entends ?

Oui, je ne suis pas sourde ! Ça cogne dans ma tête et le bruit résonne dans tout mon corps, nouant ma gorge. Pourquoi il fait si chaud ? C'est quoi tout ce remue-ménage ? Qui a monté le son comme ça ? Les mains tremblantes, je tente de bouger pour masser mes tempes mais c'est à peine si je suis capable de lever le bras. Mes paupières pèsent une tonne, tout comme ma tête prête à imploser. Je sens mon pouls dans mes oreilles, j'ai des kilos de briques sur le thorax. Rien ne va. Et c'est pire lorsqu'une voix masculine prend le relais des suppliques de ma copine :

— Mademoiselle, vous m'entendez ? Si vous m'entendez, serrez ma main s'il vous plait.

C'est qui, lui ?

Ouvre les yeux, Livia.

Peu importe, je veux qu'ils arrêtent de hurler si près de mes tympans qui doivent saigner. Je n'ai pas quatre-vingt-quinze ans, à ce que je sache ! J'entends parfaitement bien, bordel. Je la lui serre et il continue son interrogatoire :

— Est-ce que vous avez mal quelque part ? Serrez ma main une fois pour dire oui, deux pour dire non.

Hmmm oui, à la tête à cause de ses cris stridents ! Il est sourd comme un pot ou quoi ? Et puis c'est qui, ce type ? Je me concentre mais rien. Trou noir. Je me souviens juste d'avoir été avec Jess. Je me sens mal, mon ventre se tord, l'angoisse arrive avec la vélocité d'un TGV en retard.

— Avez-vous mal à la tête mademoiselle ?

Je serre sa main une fois.

— Ailleurs ?

Deux fois. C'est surtout ma tête, le problème. Cotonneuse et lourde à la fois, me donnant la sensation d'aiguilles dans ma trachée. Ma respiration est difficile, je sens quelque chose sur mon nez, mais impossible de savoir ce que c'est. Mes pensées fuient et je cherche encore ce qu'il s'est passé, ça se mélange là-haut, et pas comme il faut. Tous les scénarios sont angoissants. Je tâtonne autant que je le peux autour de moi. C'est dur, froid alors que je bous, manque d'oxygène.

— D'accord, votre tension est trop basse et votre amie nous a dit que vous étiez sujette à l'hypoglycémie, vous confirmez ?

— Oui, murmuré-je.

Je parviens enfin à ouvrir les yeux et à bouger le haut de mon corps. Mes jambes sont surélevées. Et là, c'est le choc, je percute, je me souviens, tout en même temps. Je me retourne trop vite, manque de tomber du brancard. Je suis dans un putain d'ambulance.

Non... non... non !

Envahie par une crise de panique sans nom, et commence à hyperventiler et à m'affoler, puis les convulsions s'en mêlent. On me maintient allongée. Je m'agite de plus belle.

— Je veux sortir ! je me mets à crier en français. Il faut que je sorte de là ! Laissez-moi sortir !

Je perçois vaguement Jessica lui expliquer que je suis française mais perds son discours en cours de route. Il faut que je sorte d'ici.

— Mademoiselle souffrez-vous de nosocomephobie ¹ ? me questionne un autre urgentiste.

Frénétiquement, je mine un « oui » de la tête, et il enchaine :

— L'ambulance ne roule pas mademoiselle, vous êtes toujours dans la rue de votre amie, calmez-vous. Vous n'êtes pas à l'hôpital, énonce-t-il très calmement.

Il est marrant lui, il a sucé un clown ce matin ? Je suis dans une ambulance. Je veux sortir. Je dois sortir. Tout de suite.

Charmant Livia.

Des bips que je n'avais pas encore entendus se mettent à sonner à tout-va, augmentant mon sentiment d'insécurité. Je sens des larmes couler le long de mes joues et le supplie de me laisser sortir, mais au lieu d'accéder à ma requête qui relève quand même, d'une urgence vitale, il continue sur sa lancée :

— Mademoiselle, il faut que vous vous calmiez, inspirez et expirez profondément, fermez les yeux, pensez à quelque chose d'agréable. Si vos constantes remontent et que vous ne désirez pas être auscultée aux Urgences, je vous ferai signer une décharge de responsabilité et votre amie appellera un médecin pour une consultation à domicile. Mais vous devez d'abord vous calmer. Voulez-vous un tranquillisant par injection pour vous aider à vous détendre ?

J'opine en essayant toujours de me relever pour m'enfuir mais au point où j'en suis, je prends tout ce qui peut me permettre de sortir d'ici. Un masque, j'ai un masque sur le visage. Je le retire, il ne m'en empêche pas.

— D'accord, je vais vous préparer ça, mais essayez de vous détendre s'il vous plait.

Sortir me détendrait. Ou l'étrangler, au choix.

Une main amicale et douce saisit la mienne, une autre caresse mes cheveux. Je garde les yeux fermés, je ne peux pas voir le décor, c'est au-dessus de mes forces. Je me récite mon mantra telle une litanie, mes lèvres bougent mais les mots sont dans ma tête. Je m'imagine dans mon jardin, ou celui de mes grands-parents, en Provence, au pied d'un grand olivier.

— Je suis là Livy, calme-toi, me murmure Jessica. Je suis désolée, je ne savais pas que tu avais cette phobie, mais tu ne te réveillais pas alors j'ai paniqué et j'ai appelé le 911.

Elle n'a pas à se justifier, c'est moi qui ai un problème, qui suis le problème, pas elle. Elle a eu un réflexe on ne peut plus normal. L'urgentiste me fait l'injection qui ne tarde pas à agir et quelques minutes plus tard, je peux enfin sortir de cet enfer sur roues.

Requinquée après avoir grignoté, le cadran numérique du tableau de bord affiche vingt heures vingt-et-un lorsque je m'installe dans la voiture de Jess, qui va me reconduire chez moi : enfin, chez Doug et Ava.

Depuis le départ des services de secours et ma libération de la cabine de l'horreur, Jess m'a posé des questions sur ma phobie auxquelles j'ai répondu le plus honnêtement possible, mais sans aborder la cause de ma peur. J'imagine qu'elle a de forts soupçons et fait le rapprochement avec ce qu'elle sait de moi, même si ce n'est que la partie émergée de mon histoire, et je la remercie intérieurement ne pas m'avoir poussée dans cette cavité intersidérale. Si je peux éviter d'avoir à lui mentir, je préfère.

Il est plus facile de simplement taire ce qu'elle doit ignorer si elle ne m'interroge pas sur ma pauvre petite vie sans paillettes. Restons sur la version officielle que je sers habituellement : l'orpheline qui a perdu sa famille ado et a alors été adoptée par son parrain et sa marraine, et qui est si associable et renfermée sur elle-même qu'elle a choisi de vivre seule avant d'avoir atteint l'âge de dix-sept ans, à des milliers de kilomètres de ceux qui lui avait ouvert les portes de leur foyer.

Un mensonge assumé.

Une vérité contre laquelle je ne peux rien.

Pour que je me sente moins seule dans mes craintes incontrôlables, elle m'a avoué avoir peur des araignées et du vide, avant que la discussion ne dérive vers quelque chose de plus gai, mettant de la distance entre mes déchirures viscérales et moi, le temps d'un moment, d'une pause. Elle m'a reparlé de son envie de se marier avec Nick et je lui ai suggéré de faire le premier pas si son gorille ne se décide pas à poser un genou à terre. Après tout, nous sommes au XXIe siècle. J'en ai appris plus sur sa sœur la collectionneuse, sur son filleul Timothy, et son envie de fonder une famille à elle, un jour. Sur son amour et passion pour la danse, une affection que nous partageons, un fil de mon passé que je n'ai jamais coupé.

— Nick rentre toujours tard ? je lui demande, la voiture arrêtée à un feu rouge, prise d'une curiosité mal placée, une fois de plus.

Il faut que je verrouille ma bouche.

— Quand il est avec Hayden pour le boulot oui, mais il doit aussi assister à des réunions avec ses frères pour leur boîte.

— Il a une entreprise ? m'étonné-je en me tournant vers elle.

— Oui, rit-elle de mon ahurissement. Les Terminators, dont Hayden et Scott sont investisseurs d'ailleurs, m'informe-t-elle à deux doigts de la crise de rires.

— Oh. Ce qui explique pourquoi King Kong a menacé de tous les virer à Paris... soufflé-je.

— C'est que tu as l'art de la répartie, Livy. Tu me l'as déstabilisé, mon nounours !

Grosse, la peluche.

—Nick était le garde du corps d' Hayden quand l'envie de créer quelque chose de bien à lui avec ses frères a germé. Même si ça a tout de suite très bien marché pour eux, il n'a jamais pu rester derrière un bureau ni voulu changer son fonctionnement, déléguer son boulot auprès d'Hayden Miller. Tu sais, ils se connaissent depuis plus de dix ans. Il assure aussi des missions auprès de Scott, mais il préfère continuer à gérer l'équipe de sécurité d'Hayden. Je crois que de cette manière, il n'a pas vraiment l'impression de bosser, tu vois ? Et puis, moi cela me permet de voyager car Hayden accepte que je les suive dès que j'en ai envie et il est très généreux avec moi.

J'ai cru comprendre, oui.

— C'est cool que tu puisses passer du temps avec Nick, d'ailleurs tu voudrais bien me donner son numéro ? Ça peut toujours me servir et j'aimerais bien peaufiner certains coups d'autodéfense, ça te dérange si m'en vais quérir l'aide de ton King Kong ? En tout bien tout l'honneur, évidemment.

— Pas de soucis ma belle, je crois que moi aussi je vais m'y remettre, grince-t-elle.

Je crée un contact au nom du Terminator en chef dans mon répertoire tandis que le GPS indique que notre trajet prend fin. Nick l'ayant averti de son retour, la brunette me dépose devant la grille.

— Tu veux qu'on passe te chercher demain ?

— Non ça n'est pas la peine, merci. Laura nous a demandé à Kate et moi d'arriver plus tôt. Mais promets-moi de ne pas me quitter demain, la supplié-je les mains jointes, les soirées mondaines, ce n'est pas mon truc.

— Les fiançailles de ta sœur, tu veux dire ? s'estomaque-t-elle. C'est ça, du mondain ?

— Il y a du monde, boudé-je faussement.

— Ma pauvre Livy, ce n'est vraiment pas ton univers !

Enfin quelqu'un qui comprend !

Ma conscience soupire exagérément.

— Jess ? lui fais-je mes yeux de chien battu.

No problema Guapa ! Hasta mañana !

— À demain, bonne soirée et merci encore, soufflé-je.

Sitôt la portière refermée, elle trace sa route rejoindre son amoureux.

Une demi-heure plus tard, je suis une étoile de mer dans mon lit après avoir pris soin d'avertir Ava et Doug que j'ai été prise d'étourdissements, rejetant la faute sur la chaleur, la fatigue et l'hypoglycémie. Je me serais bien passée de leur en parler, mais si je ne le faisais pas et qu'ils venaient à l'apprendre par disons... Laura la fouine, qui l'aurait su par Scott qui en aurait été informé par Nick, ça aurait été le drame familial et l'inquiétude suprême. J'ai donc opté pour la bonne vielle honnêteté.

J'ai réveillé les inquiétudes d'Ava, mais c'est une maman, et une maman pédiatre alors... la déformation professionnelle s'ajoute à l'affection maternelle, je suppose. Doug a surtout retenu que je leur en avais parlé, fait qui est effectivement à inscrire dans le calendrier familial de ce siècle. Comme quoi, tout arrive !

Ouais, vraiment tout...

Mon téléphone en mains que je m'apprêtais à mettre en silencieux pour la nuit décide qu'il a le droit à du rab. Plusieurs messages de Laura arrivent en groupe, suivis de quelques-uns de Scott. Je ne sais pas ce qu'il se passe, mais ça vibre non-stop. Le réseau a dû me lâcher et revient faire ce pour quoi je paie quand même un forfait. Au tour du nom de Jess se s'afficher, pour me prévenir qu'elle a raconté la chose à Nick et qu'il est probable qu'il en informe... mon « mari ».

Je saisis l'oreiller à côté de moi et le pose sur mon visage pour hurler de colère et de frustration. Je pensais pourtant que Jess avait intégré l'idée du faux mariage, de la connerie magistrale et donc, que je ne suis pas sa femme et à fortiori, qu'on ne peut lui attribuer le qualificatif de mari. Même pour rire.

On ne plaisante pas avec ces choses-là.

Ou il n'y a que toi, qui ne comprends pas.

Jessica Alvez.

{ Livy tu te doutais bien que j'allais en parler à Nick et il est probable qu'il l'ait dit à... ton mari}

{ Tu peux dire à King Kong qu'il est grand temps qu'il comprenne qu'Hayden n'est mon «mari» que sur un papier à la con ! Donc PAS un vrai mari avec le package et tout et tout ! Je ne suis PAS sa femme, Et il n'a pas à être informé de mes faits et gestes, tout comme les siens ne me regardent pas. De plus, au cas où les choses seraient encore floues, tu peux également lui expliquer jess que même si nous sommes légalement mariés, nous ne sommes pas en couple et qu'il peut nous considérer comme SEPARES ou EN INSTANCE DE DIVORCE! Peu importe le terme du moment qu'il pige l'idée !! À demain ma belle. Bisous, Bonne nuit. XOXO}

----------

Laura.

{ Livy pourquoi tu ne m'as pas appelée ? }

{Livia réponds ! }

{ Si tu n'as pas répondu dans cinq minutes je débarque chez Hayden !}

{Livia McAlleigh ! }

{Du calme Princesse. Je parlais à Mams. Je ne suis pas chez Hayden mais chez les parents. Juste une crise d'hypo et de fatigue, ça va beaucoup mieux. Ils ont pris mes constantes, don’t worry. Je serai là demain à 5:00 pm. Bonne nuit, je me couche. Bisous }

{ Pourquoi tu n'es pas chez Hayden ? Vous vous êtes disputés ? }

{ Non }

{ Ok ! j'appelle Hayden, il sera plus loquace }

{ Punaise Laura arrête ca tout de suite ! Je ne suis plus une enfant, merde ! On ne se s'est pas disputés, j'avais envie de dormir dans ma chambre, ça te pose un problème ? }

{ Ok. Non, bien sûr que non Livy. Bonne nuit Baby. Love U}

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Hayden M.

{ Livia, pourquoi j'apprends par Nick que tu as fait un malaise chez lui ? Tu vas bien ?}

{ Livia reviens à la maison , il faut qu'on parle de ce qui s'est passé ce matin}

{Je vais bien oui. Pas assez dormi la nuit dernière visiblement... étonnant, non ?

 Il n'y a rien à dire H. Ce type me déteste, c’est tout. Ça ne va pas m'empêcher de dormir, pour le coup... Et puis je suis « à la maison ». Chez Doug et Ava, c'est chez moi.

Je rentre en France lundi soir. Ne t’inquiète pas pour moi, Laura fait déjà ça très bien pour tous les États-Unis. Bonne nuit}

 Je n'ai pas encore pris mon billet mais je m'y attèlerai dimanche. Il n'a pas besoin de le savoir.

{ Pardon ? Tu te fous de moi là ! Non Livia, il faut qu'on se parle, toi et moi. Je pars en déplacement avec Scott dimanche matin pour 3 jours. Et demain j'ai des obligations. }

{ Livia réponds-moi ! Ne joue pas à ça! Nous sommes censés communiquer. }

{ Je ne joue pas et rappelle-toi Miller, je ne perds jamais. Et il n'y a rien à dire sur ton manager. Il ne veut pas de moi dans ton paysage, il sera ravi que nous divorcions. Bonne nuit }.

Oui, ça, nul doute qu'il sera presque aussi heureux que moi que la paperasse nous sépare.

Ça aussi, c'est sur ma ToDoList de lundi matin. Tu vas avoir un peu de boulot, Maître Hartley. Et moi, je vais devoir trouver comment gérer la météo médiatique.

Et pas que.

***

Notes :

Nosocomephobie : Du gréc Nosokomeion « hôpital » et du phobos « la peur », désigne la phobie des établissements de santé ainsi que tout ce qui se rapporte à la médecine.

Souce : Wikipédia

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