Partie XIV : La laisse
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Il me tient en laisse, charmeur au, yeux d’argent
Comme un chien, mais qui ne sait pas montrer les crocs
Il ose m’observer de son regard aimant
Mais moi, je le sais bien : tout ses beaux mots sont faux.
Tu jettes ton amour comme un os à ronger
Et comme un toutou loyal, je suis à la niche
Et j’aboie pour tes mots factices arrangés
En poèmes d’amoue qui me font croire riche,
D’un bonheur illusion qui me retient en cage
Mais j’accepte ma destinée de chien malade,
De celui qui, à mes yeux, est mon maître sage.
Ah, le monde me paraît de plus en plus fade,
Là, me voici : je ne suis qu’une simple chienne
Simple enchaînée par la laisse qu’il a fait mienne.

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