Daphné et Charmille
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— Cher Charmille, je suis sous le charme de votre cime élégante, de votre tronc, si puissant ! Toutefois, dès les premières froidures, votre feuillage vert clair tombe. Ne craignez-vous pas alors la fin de l’été ?
— Ma tendre Daphné, il me suffit d’admirer votre beauté et respirer votre parfum envoûtant pour me réchauffer.
— Tout de même, ce n’est pas sur vous que je puis compter pour m’offrir quelques brins d’ombre lorsque les rayons du soleil dardent sur mes pétales empourprés.
— Bien dans ce cas, allez donc draguer un caroubier et cessez de me casser les pieds !

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