5. Grand Frère

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Depuis cette soirée au LF, les choses se sont un peu compliquées pour Émeline et moi. Il nous est de plus en plus difficile de faire comme si de rien n'était devant mon père. Je suis à peu près persuadé qu'il sait. Ou qu'il se doute, tout du moins. Et pour couronner le tout, ma blonde m'a avoué en avoir parlé à Nathalie. Depuis, sa mère adoptive me reluque avec encore plus d’attention. Ou plutôt, elle me reluque de façon à ce que je comprenne exactement ce qu'elle a en tête.

Les jours suivant, nous ne nous sommes pas quittés d'une semelle. Dès que mon père n'était plus dans la maison, nous étions dans ma chambre ou celle d'Émeline. Voire même enlacés dans le canapé alors que Nathalie se préparait pour le travail.

Nous avons baisé énormément, mais aussi beaucoup parlé. Et c'est dans une de ces discussions qu'Émeline m'a raconté que Nathalie et mon père étaient plus ou moins libertins, même si Nathalie n'était pas entrée dans les détails. Ses mots exacts étaient: "Nous nous octroyons volontiers des libertés." D'après ma blonde, je ne suis donc pas le seul mec à avoir baisé la nana de Nathan, mon père, depuis qu'ils sont ensemble.

Ça me fait bizarre, même si je suis heureux pour lui, quelque part. Et je dois avouer que depuis qu'elle m'a dit ça, je culpabilise un peu moins. Ça me permet aussi d'apprécier les regards de Nathalie à leur juste valeur, et Émeline adore me sentir excité par sa mère adoptive.

Mais les moments où mon père est là sont devenus presque une torture. Émeline m'incite gentiment à le lui dire, me précisant qu'elle est persuadée qu'il ne le prendra pas mal. Pourtant, je n'y arrive pas. Mon père et moi ne sommes pas habitués à ce genre de discussion. Même s'il a toujours été un bon père malgré son travail prenant, nous n'avons que très rarement eu des discussions "entre hommes" sur le sens de la vie et le cours que prenait la mienne. Je me rends bien compte que nous devrons nous y coller malgré tout. Peut-être que je repousse l'échéance pour d'autres raisons plus profondes, comme si cette discussion changerait le regard de mon père sur moi, qu'il ne me verrait plus comme un enfant mais comme un adulte à part entière.

Émeline est une femme qui bouscule ma vie entière. C'est en grande partie pour ça que je l'aime autant, je crois.

Tout ceci est donc compliqué pour moi. Mais mon père et Nathalie ont prévu un nouveau week-end, et j'ai été plus que ravi lorsque j'ai compris qu'il ne serait pas question de les accompagner cette fois. Ça veut dire deux jours où Émeline et moi pourrons vivre sans se cacher.

Il paraît qu'un malheur n'arrive jamais seul, mais je commence à penser que l'inverse est vrai aussi. Le week-end qu'ils ont choisi pour s'éclipser en amoureux est justement le dernier week-end avant que je ne commence mon boulot saisonnier de livreur. Émeline aura une semaine de répit en plus.

Vu qu'il était hors de question que je passe ce week-end-là chez ma mère, je suis allé passer quelques jours avec elle dans la semaine, profitant qu'elle soit en congé. Elle n'a pas arrêté de me parler de cette copine mystérieuse qu'elle aimerait connaître, et j'ai fini par lui lâcher au moins son nom.

— Elle s'appelle Émeline.

— Émeline, hein? C'est un joli prénom assez peu commun! Et comment tu l'as rencontrée? Dis-m'en plus!

— En soirée, simplement... lui ai-je répondu en mentant sans vergogne.

J'ai essayé de lui renvoyer la balle, mais j'ai bien senti que sa vie sentimentale était un sujet encore compliqué. Il est vrai que mon père a rapidement refait sa vie, mais si, visiblement, ma mère avait eu une période faste aussi, elle n'avait fait qu'aller de déception en déception. Elle avait donc décidé qu'elle était bien mieux toute seule et qu'elle verrait bien le moment venu. Elle essayait de rester enjouée, comme si c'était un choix de sa part, mais je sens bien que la solitude lui pèse.

C'est donc avec joie qu'elle a pris la nouvelle que je lui ai annoncé ce matin:

— Émeline me propose de venir me prendre, plutôt que d'attendre le train, pour que je puisse voir un peu papa avant son départ.

— Oh! Merveilleux! Dis-lui qu'elle peut même déjeuner avec nous, si elle veut.

— Elle ne peut pas! dis-je peut-être un peu trop vite. Elle a des trucs à faire ce matin et ne pourra venir qu'en tout début d'après-midi.

C'était ma blonde elle-même qui avait insisté pour venir. Mon père et Nathalie ne partant qu'en début de soirée, j'avais largement le temps de leur souhaiter un bon week-end même en prenant le train. Quand je lui avais raconté à quel point ma mère me tannait avec ma "mystérieuse amoureuse", elle a tout de suite voulu rencontrer ma mère aussi. Il est hors de question que je les laisse passer trop de temps ensemble, par contre. Si ma mère apprend qu'il s'agit de la fille de Nathalie, je ne sais pas et ne veux pas savoir comment elle va réagir. Et je n'ai aucune envie de gâcher notre premier week-end en amoureux!

Lorsqu'elle sonne à la porte, puisque je lui ai donné le code de celle qui donne sur la rue, mon cœur se met battre fort dans ma poitrine. Mes affaires sont déjà prêtes, et je compte bien écourter ce moment le plus possible. Ma mère s'empresse d'aller lui ouvrir, rayonnante comme rarement, visiblement excitée à l'idée de voir celle dont je suis tombé amoureux.

Émeline porte une sorte de combinaison, ou salopette, assez large, dont les bretelles, si elle ne portait pas ce petit haut moulant, ne pourraient camoufler que ses tétons. Un peu en retrait, j'en profite pour la reluquer.

— Bonjour madame! s'exclame-t-elle joyeusement en faisant la bise à ma mère.

— Oh! Tu peux m'appeler Élodie, voyons! Toi, c'est Émeline, c'est ça?

Une fois la porte refermée, je m'approche de ma belle blonde et l'embrasse rapidement, un peu gêné de le faire devant ma mère.

— Tu as fait bonne route? lui demande ma mère en sortant des verres du placard. Tu dois être assoiffée avec ce soleil.

— Je ne suis pas sûr que...

— Totalement! s'exclame Émeline en me coupant la parole. La voiture de ma mère est une vraie fournaise, et la clim ne fonctionne plus!

Nous voici donc assis à table, un verre de jus de fruit chacun. Ma mère pose mille questions à Émeline. Sur ses études, ce qu'elle voudrait faire plus tard. J'ai beau essayer de dire qu'il est temps qu'on y aille, les deux semblent bien s'entendre et prennent leurs aises. Jusqu'au moment fatidique que je n'avais pas vu venir, et Émeline non plus, visiblement:

— Et tes parents? Ils font quoi? demande ma mère tout à fait innocemment.

Le visage d'Émeline s'assombrit. Juste un instant, mais suffisant pour que ma mère comprenne que ce n'était pas la question à poser.

— Ils sont décédés, répond Émeline.

— Je suis désolée! s'exclame ma mère en lui prenant la main par réflexe pour la réconforter.

Émeline lui sourit, retrouve rapidement son joie de vivre.

— Ne vous en faites pas, Élodie. C'était il y a longtemps, maintenant. Même s'ils me manquent toujours, j'ai fait mon deuil. Ça m'a appris qu'il faut savoir vivre sa vie tant qu'on en a l'occasion!

Ma mère lui sourit en retour, visiblement touchée par sa force de caractère. Alors que son regard se tourne vers moi, je m'attends à y lire quelque chose comme "tu l'as bien choisie", mais ses yeux sont plus sévères que ce dont je m'attendais. J'y comprends plutôt que je n'ai pas intérêt de jouer avec le cœur de cette jeune femme déjà abîmée par le destin.

J'en profite alors pour me lever en disant qu'il est grand temps qu'on prenne la route si on ne veut pas rater mon père avant son départ. Ma mère reprend aussitôt son air enjoué et nous accompagne jusqu'en bas. Elle reste même sur le trottoir jusqu'à ce qu'on parte. Heureusement, Émeline n'a pas pris la voiture de mon père. Ma mère l'aurait forcément reconnue.

À peine sommes-nous en route qu'au premier feu rouge, Émeline se tourne vers moi en grimaçant:

— Je crois que ta mère a compris...

— Mais non! lui dis-je tout à fait sûr de moi.

— T'as vu comment elle t'a regardé?

— Tu te fourvoies, ma belle blonde! dis-je en profitant pour glisser une main sur sa cuisse. Ce regard-là, ça voulait dire: je t'ai à l'œil, petit pervers! Tu n'as pas intérêt de lui briser le cœur! Je la connais, tu peux me croire!

Elle me sourit et semble convaincue. Ce qui m'aide à me convaincre moi-même, je dois avouer. J'ai bien remarqué qu'Émeline sent les choses mieux que moi. Mais cette fois, je ne peux pas me permettre de laisser le doute s'installer en moi. Et ce n'est pas si difficile, en fait. Il me suffit de glisser ma main sur son ventre, en passant sous sa salopette, et de descendre pour me rendre compte qu'elle ne porte pas de culotte.

En ricanant, elle retire pourtant ma main avant que je n'arrive plus bas, me précisant qu'elle a besoin d'attention pour conduire. Je remarque pourtant à son petit sourire en coin qui creuse sa fossette qu'elle ne me repousse que parce qu'elle a autre chose en tête.

Ce qui se confirme lorsqu'elle quitte la route normale pour s'enfoncer dans la campagne. Je souris simplement, sans rien lui dire, histoire de lui faire comprendre que je suis ouvert à toute proposition. Dans une espèce de sous-bois, elle stoppe la voiture sur un petit parking où se trouvent deux voitures vides. Il me paraît évident qu'il s'agit du départ d'une boucle de randonnée. De quelle taille, par contre, je n'en ai aucune idée.

Dès qu'elle éteint le moteur, Émeline défait sa ceinture et vient m'embrasser, sa main plaquée sur mon entre-jambe qui ne tarde pas à réagir.

— Je veux sentir ta queue taper bien au fond de moi... me souffle-t-elle en empoignant mon sexe déjà bandé à travers mon short.

— Tu es bien consciente que les propriétaires des voitures peuvent revenir à n'importe quel moment?

— Tu sais pertinemment que oui...

Elle me mordille la lèvre inférieure en ricanant puis sort de la voiture. Avant que je ne la suive, elle me demande de ne pas bouger, puis fait le tour de la voiture pour venir ouvrir la porte passager. Debout devant moi, elle fait glisser les bretelles de sa combinaison qui tombe à ses pieds et dans un mouvement sensuel et impudique, elle se penche pour venir sortir mon sexe de mon short et le sucer goulument. N'importe qui qui arriverait à ce moment aurait une vue imprenable sur sa croupe et ça m'excite encore plus. Elle le sait forcément, le ressent, même, dans la tension qui raidit ma verge qu'elle avale le plus possible en gémissant déjà de plaisir.

Je n'attends pourtant pas que quelqu'un arrive pour sortir mes jambes de l'habitacle et la retourner pour qu'elle vienne s'empaler sur moi. Alors qu'elle monte et descend en grognant de plaisir, je passe mes mains sous petit haut pour attraper ses seins en lui susurrant à l'oreille:

— Tu aimerais ça, hein, que quelqu'un arrive et nous trouve comme ça...

— Oh oui, Gaby...

— Et qu'il... ou elle... se dise que tu es une sacrée salope...

— Je vais...

Elle ne peut pas finir sa phrase et s'assied carrément sur moi, prend mon sexe bien au fond d'elle avant d'être submergée par un violent orgasme. Elle crie sans retenue, faisant s'envoler un petit nuage de moineaux ou je ne sais quoi. Je sens sa mouille sur mes bourses, elle se liquéfie en jouissant, et à peine je la sens se détendre que je la fais se lever. Je la suis dans le mouvement, me plaçant derrière elle.

Sans même que je n'ai quoi que ce soit à lui dire, elle me tend sa croupe encore tremblotante et je la tringle contre la voiture, ayant complètement oublié où nous sommes et les risques que nous prenons. Émeline continue de crier jusqu'à ce que je me retire dans l'intention d'arroser ses fesses, mais elle s'agenouille et se retourne vers moi avec empressement pour récolter dans sa bouche mon jus épais.

Une fois terminé, elle s'empresse de remettre sa combinaison, et moi mon short, puis nous nous embrassons, encore pris de la fièvre qui nous a traversés. Lorsque nos bouches se séparent, je suis encore bien dur. Je pourrais et ai très envie de recommencer, mais elle me sourit, une main posée sur mon short.

— Je serais plus que ravie, mais garde quand même des forces pour le week-end...

Elle ricane en faisant le tour de la voiture pour retourner au volant lorsque l'on voit quatre personnes débarquer du chemin de randonnée. Je les salue rapidement avant de m'engouffrer en pouffant de rire dans la voiture. Il y a de grandes chances qu'ils aient entendu ma blonde si expressive et je dois avouer que ça ne m'aide pas à calmer le feu en moi.

Lorsque nous arrivons, mon père n'est pas encore arrivé de son boulot, mais Nathalie a pris les devants et a déjà mis les valises dans la voiture. Il reste bien une heure avant que mon père n'arrive et l'idée me traverse que j'aurais bien le temps de m'occuper de ces deux magnifiques femmes pendant ce temps.

Je suis tellement excité que pour une fois, je n'ai aucune retenue dans mes gestes d'affection envers Émeline en présence de Nathalie. Je vais même jusqu'à faire une allusion à notre escapade dans les bois, et je ne peux que remarquer le petit pincement de lèvre de ma belle-mère qui tente de cacher ses pensées.

Ce n'est que lorsque mon père arrive enfin que je réussis à reprendre un semblant de sérieux, même si je sais très bien que la première chose que je ferai une fois la voiture plus loin dans la rue, c'est arracher les vêtements d'Émeline et la baiser. Mon père se montre jovial, et très amoureux de Nathalie, encore plus que d'habitude. Je le comprends parce que même si je ne le montre pas, la même joie m'habite. Celle d'avoir deux jours complets seul avec la femme qu'on aime.

Nous allons jusque dans la cour leur souhaiter un bon week-end, nous avons le droit à un dernier "Et pas de bêtises, hein" de la part de mon père, puis la voiture disparaît. Enfin.

Nous rentrons dans la maison et une fois la porte fermée, je me mets à peloter ma belle blonde, la déshabiller, et je la prends sur la table à manger.

Quelques minutes plus tard, somnolente dans mes bras sur le canapé, Émeline me dit d'une voix suave:

— Quand je suis avec toi, c'est ainsi que je voudrais être tout le temps...

— Affalée sur moi? je lui demande en ricanant.

— Non! T'es bête... Non, je parlais de ma tenue...

Elle est totalement nue. Son corps exhale un mélange de sueur et de sexe. Sa peau reluit, ses lèvres sont encore ouvertes. Son clitoris est retourné à l'abri tout comme mon sexe est tout mou. Elle est belle à se damner.

— Je ne me plaindrais pas, lui dis-je avec un sérieux qui la fait sourire.

— Vivement qu'on ait notre appart, alors!

Et rien que l'idée que ce soit possible, que l'on vive ensemble et qu'elle soit continuellement nue dans cet espace à nous me donne envie de la faire jouir à nouveau. Ce que je m'applique à faire, uniquement avec ma langue, alors même que j'ai joui au fond d'elle quelques minutes plus tôt.

Lorsqu'elle reprend ses esprits, pourtant, il est grand temps de se préparer. Pour fêter ça, j'ai invité Émeline au restaurant. Même si j'aurais bien aimé, notre douche est platonique, à part quelques caresses et baisers.

Nous rentrons tôt de notre dîner et nous empressons d'aller dans la chambre d'Émeline pour une nuit d'amour à n'en plus finir.

Le lendemain, le soleil est visiblement bien levé lorsque j'émerge. À mon grand regret, ma blonde est déjà levée. J'aurais tant aimé me réveiller auprès d'elle! Elle n'a pas dû oser me réveiller. Je m'habille ne m’habille pas pour me rendre dans la cuisine, où m'attends un copieux petit-déjeuner avec un mot: "Prends ton temps, et envoie-moi un texto lorsque tu as terminé de manger."

Voilà qui est bien mystérieux. Je hausse les épaules en me disant qu'il ne sert à rien de se poser des questions. Je verrai bien où Émeline souhaite encore me mener. Et visiblement, il est important que je prenne des forces!

Comme convenu, une fois terminé de manger et tout rangé, je lui envoie un message. La réponse ne tarde pas à arriver: "Je suis en haut. Viens."

J'écarquille les yeux en comprenant que tout ce temps, elle était là-haut! Commençant à bien la connaître, elle et ses petits délires au bord de la perversion, je me doute que nous allons baiser dans le lit de mon père et Nathalie. Ce à quoi je ne m'attendais pas, c'est la vision qui m'attend dans cette chambre.

Comme je m'en doutais, elle est nue. Elle se tient à genoux sur le bord du lit, les fesses relevées, le dos cambrés et ses petits seins en avant. Ses bras sont croisés dans le dos et elle porte un masque sur les yeux qui l'empêche de voir ma réaction. En plus de ça, elle a un collier en cuir assez large sur son cou fin.

D'abord, je reste béat dans l'embrasure de la porte. Alors que mes yeux parcourent son corps ainsi offert, je sens une violente chaleur irradier depuis mon pubis jusque dans tout mon corps. J'ouvre la bouche pour lui parler, mais me retient finalement. Dans un silence total, je fais les quelques pas qui me séparent d'elle. Tout son corps frémit alors que je ne l'ai pas encore touchée, ses tétons durs comme la pierre, et son clitoris déjà bandé.

Ce n'est qu'à ce moment que je vois qu'il y a une enveloppe posée sur le lit, juste devant elle. Mon prénom est écrit dessus. Alors que je m'apprêtais à lui sauter dessus, je m'empare donc plutôt de la lettre que je sors de là.

Sa respiration accélère alors que je me mets à lire:

"Gaby, mon amour,

Ces deux jours rien que tous les deux sont une source de joie intense pour moi. Depuis ce jour où tu m'as acceptée telle que je suis et que je t'ai vu baiser Nathalie pour moi, je n'ai de cesse de jouir de chaque instant avec toi. C'est pour ça, et pour mille autres raisons que je n'arrive pas à exprimer encore, que je m'offre à toi jusqu'au retour de Nathan et Nathalie. Si tu le désires, bien entendu.

Tu peux me retirer ce masque si cette idée ne te sied guère. Sinon, il y a derrière toi un sac à dos avec divers ustensiles. Ce sont tous ceux que j'accepterai. Parce que j'ai une totale confiance en toi.

Si tu décides d'accepter le cadeau que je te fais, je n'aurai qu'une requête. J'exprimerai celle-ci lorsque tu m'autoriseras à parler.

J'attends ta réponse avec impatience.

PS: il paraît que pour les débutants, il est conseillé de déterminer un mot qui met fin au jeu. Je te laisse le choisir, si ta réponse n'est pas de me retirer le masque!"

Arrivé à la fin de ma lecture, je bande comme un âne, et j'ai les larmes aux yeux. Je fais quand même en sorte qu'elle ne remarque ni l'un ni l'autre. Je ne lui dis rien. Je pose simplement mon pouce et mon index sur son téton puis le pince gentiment. Elle sursaute en tremblant de tout son corps, comprenant sûrement que ceci est un oui. Je me penche doucement jusqu'à ce que nos bouches se rencontrent et nous nous embrassons tendrement pendant que je joue avec son téton.

Il me semble qu'elle est tellement à fleur de peau, et peut-être tellement heureuse de cette réponse, que je pourrais la faire jouir rien qu'en tournant le bout de son sein entre mes doigts. Mais je la laisse là, dans cette position, pour me diriger vers le sac à dos. Je l'ouvre en essayant de ne pas trahir mon empressement et le vide au sol, objet après objet.

Je me demande bien comment elle a fait pour se procurer tout ça. Il y a bien sûr ses godes (le petit qu'elle utilise pour son cul, et celui plus épais pour sa chatte), deux pinces à linge, un plug anal dans son joli écrin, un flacon de lubrifiant, deux cordes, un paddle (sûrement pour la fessée), un gag ball, et une laisse. Je suis un peu étonné de ne pas voir de menottes, mais je suis dans un tel état devant ces ustensiles qu'il me faut un petit moment pour arrêter de trembler.

Ce qui me touche le plus dans tout ça, ce sont surtout les pinces et le paddle. Émeline n'est pas vraiment du genre à apprécier la douleur, mais elle me fait confiance, au point d'accepter ces objets de torture. Je ne sais pas encore si moi-même je pourrai lui procurer ce genre de sensations.

Mais en attendant, je me saisis simplement de la laisse et reviens vers elle. Tout proche. Assez proche pour que mon gland turgescent lui caresse le ventre. Elle frémit à cette sensation, et lorsque je passe mes mains dans son cou pour attacher la laisse, elle me le tend volontiers. Je me recule quelques secondes pour l'admirer et reviens lui susurrer au creux de l'oreille:

— Berlingot...

Elle se mordille la lèvre en souriant, tout en hochant la tête, mais en pensant au gag ball, je lui ajoute:

— Ou trois grognements rapides, suivis de deux lents.

J'enchaîne en lui en faisant l'exemple pour être sûr qu'on ne se trompe pas au moment venu, puis elle hoche à nouveau la tête. Ce n'est qu'en embrassant son cou que je remarque ses bras croisés dans son dos: elle porte déjà les menottes.

Il s'agit de deux lanières de cuir passées aux poignets, reliées par une chaînette en métal. Je me dis que si elle a réussi à les passer elle-même, elle pourra se les enlever en cas de besoin. Et j'avoue que ça me rassure. Je vérifie qu'elles sont bien attachées et lui demande d'une voix que j'espère autoritaire, faisant de mon mieux pour lui montrer à quel point je compte rentrer dans son jeu:

— Maintenant, dis-moi quelle est cette requête.

Je la vois prendre une grande inspiration, puis expirer lentement, avant de me dire:

— Je n'aime pas trop le terme de "Maître". Si ça ne te dérange pas, j'aimerais t'appeler autrement...

— Et je suppose que tu as déjà réfléchi à la manière dont tu aimerais me nommer pendant ces deux jours, lui dis-je en dessinant le contour de sa bouche de mon pouce.

— Oui, je... J'aimerais t'appeler... Grand Frère.

Je ne m'attendais pas à celle-là! Je la sens crisper la mâchoire en sentant mon petit blocage. Elle a peur d'être allée trop loin et que ça ne me refroidisse. Mais rapidement, je me rends compte que malgré la surprise, je ne suis pas si étonné que ça. Je glisse alors mon pouce entre ses lèvres et la regarde le suçoter fébrilement, avant de me pencher à son oreille:

— Tu seras donc ma salope de petite sœurette...

À ces mots, elle aspire carrément mon pouce, comme il lui arrive de faire avec ma queue. Afin de lui prouver que je ne suis pas refroidi du tout, je la laisse continuer un peu, en réfléchissant aux mots qui vont sortir de ma bouche:

— Voilà une bonne petite chienne en chaleur, prête à servir son Grand Frère pendant deux jours entiers...

— Oui, Grand Frère... Entièrement à toi, ton objet sexuel...

Sans attendre plus longtemps, je l'attrape pour la faire se coucher sur le dos, la tête pendant sur le bord du lit. Je place une jambe de chaque côté, elle peut déjà sucer mes couilles alors que je me penche pour branler son clitoris et ses lèvres déjà détrempées.

— Ça t'excite beaucoup, on dirait...

— Oh oui... Je rêve de me faire défoncer de partout par la belle et grosse queue de mon Grand Frère adoré... Je t'aime tellem...

Je ne la laisse pas finir avant de pousser mon gland entre ses lèvres. Aussitôt, elle ouvre grand la bouche, se prépare à me recevoir entièrement. Deux doigts plantés dans son vagin dégoulinant, je vais et viens doucement, m'enfonçant toujours un peu plus, jusqu'à sentir sa gorge m'accueillir dans un gargouillis suivi d'une violente contraction sur mon gland.

À chaque fois que je relève mon bassin pour la laisser respirer, elle crache et laisse la bave couler sur ses joues. Entre ses cuisses, il y a comme un petit ruisseau qui vient tâcher les draps de nos parents. Elle coule sans discontinuer, visiblement surexcitée par la situation, les sensations sûrement décuplées par le bandeau sur ses yeux.

Lorsque je me retire pour de bon, je la sens au bord de jouir, peut-être même un peu frustrée que je ne la fasse exploser pour de bon. Pourtant, à peine son souffle récupéré et alors que j'essaye de me décider sur quel objet utiliser, je l'entends:

— Grand Frère est content de sa salope de petite sœurette, jusque-là?

Lorsque je tourne ma tête vers elle, elle n'a pas bougé. Je lui retire son bandeau et elle me regarde à l'envers, un large sourire sur son visage qui la fait rayonner. Pourtant, son regard est plein de luxure. Comme ses larmes, sa concupiscence coule à flot de ses yeux. C'est alors que je me dis que notre nuit au LF qui semblait l'avoir exténuée n'était rien en comparaison à ce qui va se passer ce week-end dans cette maison.

Sans plus réfléchir, j'attrape le gros gode et les pinces à linge, avant de revenir vers elle d'un pas décidé. Mon regard à moi semble la faire frémir. Il me paraît y déceler autant de peur que d'excitation. Deux sentiments que je ressens pleinement, car son attitude a comme allumé un truc en moi, un quelque chose que je n'avais jamais ressenti jusque-là: j'ai envie de la défoncer. Et cette envie-là se mêle à mon amour pour elle, l'entoure, l'enveloppe, et ils fusionnent pour donner un nouveau ressenti que je ne suis pas tout à fait sûr de savoir gérer.

Je suis en mode "réflexes", animé par ce sentiment nouveau qui semble avoir pris les commandes de mon corps. Et c'est presque malgré moi que je vois ma main agripper sa tignasse pour la relever, telle une poupée de chiffon. Elle gémit un peu de douleur, puis je l'aide à se mettre à genoux, avant de la baisser vers l'avant pour lui poser doucement la tête sur le matelas.

Elle se laisse faire avec certes un peu d'appréhension, mais surtout énormément d'ardeur. Je comprends alors que les choses se passent exactement comme elle le désire. Je l'espère, du moins. Mais je prends pour confirmation le fait de la voir remuer doucement sa croupe en l'air, malgré la position qui doit être des plus pénibles, avec ses menottes dans le dos.

C'est seulement à ce moment, alors que j'admire son cul et sa chatte dégoulinante de cyprine que je lui réponds:

— Ma petite sœurette est la plus belle des salopes. Et je vais te défoncer comme jamais on n'a osé le rêver...

— Hummmm... Grand Frère, tu es si prévenant avec ta petite sœurette... Tout mon corps t'appartient... Regarde comme je suis excitée, ajoute-t-elle en remuant sa croupe de plus belle devant moi.

Mais au lieu de m'occuper de ses orifices qu'elle semble m'offrir si volontiers, je m'allonge près d'elle, mon visage près du sien. Elle me sourit et tente de m'embrasser mais je recule ma tête en ricanant. Je lui ordonne de tirer la langue et lui pose une pince dessus.

— Avec ça, tu devrais moins parler, petite sœurette...

Ses yeux rieurs brillent de mille feux lorsque je me relève et je sais alors qu'elle est heureuse, et pleine de confiance. Je la place bien au bord du lit et m'agenouille pour lui sucer son clitoris gonflé comme jamais. À tel point que je n'ai aucune difficulté à y poser la deuxième pince. Je la sens se crisper un peu, mais elle semble rapidement prendre un certain plaisir à cette pression sur son bouton.

Avec le gland du gode, je lui caresse ses lèvres, étale son jus tout autour, jusque sur sa rondelle. La connaissant, elle se doute déjà de ce qui va se passer et lorsque je glisse le jouet dans son puits d'amour, elle pousse un gémissement proche du soulagement. Elle est en train de devenir carrément accro au sexe. Je me rends compte que chacune de nos expériences nous ont amenés à ce point. Celui où elle réclame sa dose d'orgasme. Je souris pour moi en me disant qu'elle est shootée à l'endorphine... et que je suis un peu son dealer.

Je me laisse un instant bercer par ses gémissements et mes pensées, tout en faisant aller et venir le gode en elle, avec douceur. En revenant dans le moment présent, je me mets à agrémenter ces va-et-vient de petits coups sur la pince à son clitoris. Aussitôt, elle se crispe de tout son corps. Je sais qu'elle va jouir. Je laisse alors le gode planté en elle et continue simplement de jouer avec la pince. Chaque fois que je la fais bouger, elle est prise de petits tremblements, faits de douleur et de plaisir de plus en plus intense. Je scrute son visage, alors qu'elle a fermé les yeux. Sa langue tirée, elle ne peut avaler la salive qui coule sur les draps. Je la trouve magnifique dans cette sorte de torture qui la maintient au bord de l'extase sans réussir à exploser pour de bon.

Il ne me faut pas grand-chose pour la libérer. Mais avant de le faire, je pose mes doigts sur la pince, augmentant encore un peu la pression sur son bouton. Elle lâche un cri en rouvrant des yeux exorbités. J'y suis peut-être allé un peu trop franchement. Sans lui laisser le temps de réfléchir, je me remets à aller et venir, cette fois rudement, avec son gode.

Elle jouit dans l'instant. Elle hurle son plaisir comme jamais alors que je frappe le fond de sa chatte avec le jouet, sans relâche. Sa croupe retombe, la pince aussi, mais je continue de la pilonner sans vergogne jusqu'à ce que son corps devienne tout mou, vidé complètement. Ses cheveux collent à son visage en sueur. Je m'allonge à nouveau près d'elle et lui sourit en lui retirant la pince sur sa langue. Malgré son souffle court et son esprit encore flottant, elle me sourit.

— Merci tellement, Grand Frère adoré...

— Ça ne fait que commencer, je lui réponds avant de lui poser un doux baiser sur ses lèvres. Mais la suite se passera en bas.

J'aimerais pourtant jouir moi aussi. Malgré que mon sexe ait perdu un peu de sa consistance ces dernières minutes, il reste encore tendu et je sens que j'ai besoin de me vider les couilles. Je prends pourtant sur moi. En grande partie parce que je suis sûr que c'est ce qu'elle pensait que je ferais aussitôt.

Je suis loin d'être un grand spécialiste de ces séances, mais je me connais: une fois que j'aurais joui, la tension retombera, autant physique que mentale. Je me mets donc à tout ranger dans le sac à dos, puis je me rhabille. La tension physique est un peu retombée, mais Émeline reste aux aguets.

Je lui libère les poignets et l'attrape par la laisse. Lorsque je la fais descendre du lit à quatre pattes, elle semble au comble du bonheur et me sort un "ouaf!" joyeux. La descente des escaliers est un peu périlleuse, mais une fois en bas, elle marche comme une petite chienne, souriante, la croupe tendue, fière d'elle. Et de moi, à ce que je peux en juger quand nos regards se croisent.

Ce n'est qu'une fois assis dans le canapé, le sac à dos à mes côtés et Émeline agenouillée à mes pieds que je me rends compte du temps qui a passé, là-haut.

— Je boirais bien un verre, lui dis-je, un peu sur le ton de la moquerie.

— Tout de suite, Grand Frère! s'exclame-t-elle en se levant d'un bond.

Lorsqu'elle revient avec une bière versée dans un verre, elle a un petit moment de blocage en voyant que j'ai posé le paddle près de moi. Elle finit par se mordiller la lèvre en s'agenouillant, pour me tendre le verre qu'elle a préparé.

— Ta petite salope de sœurette mérite déjà la fessée? me demande-t-elle avec un peu d'appréhension dans la voix, une fois que j'ai bu une gorgée.

— Bois aussi une gorgée et pose-le sur la table, lui dis-je simplement.

Elle s'exécute et pendant ce temps, je prends le paddle en main. Puis je plonge mon regard dans le sien.

— Je dirais plutôt que ma petite sœurette est tellement une salope qu'elle rêve de recevoir une bonne fessée... Et que oui, elle a bien mérité de connaître ça.

Un instant, je crains qu'elle ne me dise que c'est uniquement pour moi qu'elle a acheté ce paddle, pensant sûrement que tous les hommes rêvent en secret de maltraiter leur moitié. C'est pour ça que je lui demande:

— Je me trompe, petite sœurette?

— Non, fait-elle en baissant les yeux. Grand Frère me connaît sûrement encore plus que je ne l'imaginais.

Sa réaction me laisse un peu pantois. Après tout ce qu'on a vécu ensemble, en si peu de temps, elle aurait honte de m'avouer que la fessée la fait fantasmer? Par réflexe, j'attrape son menton et lui relève le visage.

— Tu n'as pas à avoir honte, petite sœurette. Pourquoi tu aurais honte?

— Je ne sais pas, me dit-elle avec encore cet air timide de petite fille qui, je l'avoue, ne me laisse pas tout à fait indifférent. Peut-être parce que je sais que je n'aime pas avoir mal et que je n'arrive pas à comprendre ce qui m'attire là-dedans...

— Mets-toi debout, lui dis-je avec tout le calme que je peux.

Je suis à deux doigts de lui proposer de faire une pause, de s'asseoir près de moi, de la prendre dans mes bras et d'en parler. Mais en même temps, le moment est tellement magique que j'ai peur de le briser pour de bon. Je me dis alors qu'on peut essayer d'avoir cette discussion dans le cadre du jeu qu'elle a proposé... et que je trouve particulièrement excitant.

Une fois qu'elle est debout face à moi, je lui tapote gentiment l'intérieur des cuisses pour qu'elle les ouvre un peu. Puis je lui dis de passer ses mains derrière sa tête et de gonfler sa poitrine, en creusant son dos. Je sens qu'elle continue de réfléchir et je glisse doucement le paddle entre ses cuisses, commençant à caresser sa vulve encore moite de son premier orgasme. Tout en jouant ainsi avec ses lèvres et son clitoris, je me lance:

— Tu sais, petite sœurette. Ce que tu ressens là, entre tes cuisses, ce sont des impulsions électriques que ta chatte envoie à ton cerveau. De douces impulsions qui passent par tes nerfs et envahissent tes neurones, qui libèrent des neurotransmetteurs de plaisir.

— Je le sais Grand Frère. Je suis allée à l'école, moi aussi, me lance-t-elle avec un petit sourire en coin qui me montre qu'elle commence à surmonter cette petite honte qui l'habitait.

— Alors tu dois savoir que la douleur prend exactement le même chemin pour arriver à ton cerveau. Ce n'est qu'une question d'interprétation de la part du cerveau...

— Je crois que je vois où tu veux en venir...

— Ah oui? Alors maintenant dis-moi, petite sœurette. Dis-moi pourquoi tu aurais plus honte de ressentir de la douleur que du plaisir?

Je lui pose la question en écrasant un peu son clitoris avec le coin du paddle. Elle se crispe, mais me répond du tac au tac:

— Parce que ça implique que tu me frappes, Grand Frère.

Je relève les yeux vers elle et vois en elle comme du repenti. Elle s'excuse de me demander ça, mais en même temps, elle est pleine de détermination. J'avoue que je n'avais pas vraiment vu les choses ainsi. Et y penser pourrait me faire abandonner l'idée rapidement. C'est sûrement pour ça qu'en seule guise de réponse, je hoche la tête et lui demande ensuite:

— Et ce qui t'attire là-dedans?

Je n'aurais pas cru que la réponse viendrait aussi vite:

— De subir ta volonté en dépassant mes craintes de la douleur...

Elle est si déstabilisante. Si belle en dehors, et mille fois plus en dedans. Il me faut une demi seconde pour me retenir de me lever et sauter sur sa bouche. La demi seconde suivante, le paddle est prêt à claquer sa fesse. Je l'abats sans réfléchir, pas trop fort, mais assez pour la faire sursauter.

La tête relevée vers son visage, je lui plante deux doigts dans son vagin redevenu dégoulinant.

— C'est vraiment ce que tu veux, petite sœurette?

— Oui, Grand Frère... Je suis prête...

Je me relève alors et lui fais goûter à mes doigts emplis de sa cyprine. Puis je l'embrasse à pleine bouche. Derrière elle, le soleil semble à son zénith. Ce n'est qu'à ce moment-là que je me rends compte qu'un voisin un peu trop curieux pourrait très bien nous voir. Mais impossible de la bouger, maintenant. Je me place sur son côté et la tiens par le cou, serrant légèrement son collier d'où pend la laisse.

Le deuxième coup de paddle est plus virulent, même si je suis loin d'y mettre tout l'entrain auquel elle pouvait s'attendre. Elle a raison, ça n'a rien à voir avec les fessées qu'on peut donner en levrette. Le but est vraiment de frapper pour faire mal. Alors il me semble important de lui donner quelques précisions, après que son visage ait quitté la grimace de douleur qui a suivi le coup.

— Si je ne m'arrête pas avant que tu n'en puisses plus, tu n'as qu'à te laisser tomber dans le canapé, et ce sera terminé.

Elle hoche la tête sans rien dire, continuant de serrer les mâchoires, prête à encaisser la suite.

— Je vais t'offrir une série de 10 tapes...

— Coups...

— Oui, comme tu veux...

— Des coups, Grand Frère. Je ne veux pas des gentilles tapes.

Je n'ai pas besoin de plus d'explications. Comme à son habitude, Émeline ne souhaite pas vivre les choses à moitié. Si je dois lui faire sentir ce qu'est une fessée, je dois vraiment aller jusqu'au bout. Comme pour lui faire comprendre que j'ai bien compris ce qu'elle désirait, je serre encore un peu plus son cou dans ma main:

— Je vais t'offrir une série de 10 coups... pendant lesquels tu devras garder ta position telle quelle. Si tu la perds et que tu tardes trop à la reprendre, les coups que je te donnerai pour t'activer ne compteront pas. C'est bien compris, petite sœurette?

— Oui, Grand Fère! s'exclame-t-elle, sa voix trahissant la peur qui l'étreint.

Il n'est pas donné à tout le monde d'être capable d'encaisser quelque chose que l'on déteste de son plein gré. Tout en caressant sa ligne de poils pubiens, je lui ai asséné 10 coups de paddle. Si je suis resté un peu timoré sur les deux premiers, il n'en a pas été autant pour les huit autres. Elle a regardé tout du long droit devant elle. Je crois qu'elle a surtout évité de me regarder de peur que ce ne soit moi qui mette un terme à cette expérience douloureuse.

Dès le troisième, bien plus virulent que les autres, elle s'est mise à crier. Penchée en avant sous la douleur, elle s'est remise dans la position que je lui avais donnée. Au sixième coup, elle s'est mise à pleurer et j'ai failli arrêter là. Mais la voir se remettre en place, le plus rapidement possible, le corps tremblant, les fesses en feu... Je ne pouvais pas l'empêcher d'aller jusqu'au bout. Je ne pouvais pas craquer avant elle. Ça aurait été la fin du week-end soumission.

Alors à partir du septième, j'ai alterné les caresses et les coups. Je lui ai donné plus de temps pour reprendre son souffle et sa position. Ma main libre caressait ses seins, ou sa chatte. Et je dois avouer que c'est quelque chose de voir quelqu'un pleurer de douleur, et pourtant être si excitée. Elle ne dégoulinait certes plus, mais elle mouillait toujours.

Et maintenant elle est là, penchée sur le canapé, ses fesses tendues vers moi. Elles sont rouge pétant, bleu par endroits. Une part de moi m'en veut d'avoir accepté ça. Mais la fierté qu'elle fait naître en moi me rend en même temps si dur.

Je ne peux m'empêcher de caresser ses fesses. Elle sursaute et lâche un grognement de douleur mais ne m'empêche pas de le faire.

— Alors, petite sœurette? je lui demande en glissant ma main sur sa vulve.

— J'ai eu mon compte, Grand Frère, dit-elle en ricanant et reniflant à la fois.

— Tu es heureuse?

— Je ne sais pas si c'est le bon mot... Mais je me sens bien, Grand Frère... Comme... Libérée... Merci mon Grand Frère adoré...

— Ne bouge pas...

Et là, dans cette position, je la prends. Je prends en main ma queue bandée et la plonge en elle. Elle m'accueille avec un plaisir que je ne pensais jamais ressentir. C'est comme si c'était la suite logique à tout ce que je lui ai fait subir depuis que je l'ai trouvée dans la chambre en haut.

Je ne lui fais pas l'amour. Je ne la baise même pas, ou ne me tire pas une crampe. Je la prends littéralement. Sans ménagement. Aucun. Je pilonne son vagin, cogne son utérus de toutes mes forces. Je lui tire les cheveux, lui griffe le dos, claque ses fesses déjà douloureuses.

Elle jouit en un rien de temps. À peine ma queue a écarté ses chairs qu'elle s'est remise à couler. La violence avec laquelle je défonce sa chatte et maltraite son corps semble la faire monter encore plus haut que le septième ciel. Même avec les fenêtres fermées, je suis quasiment certain que les voisins peuvent nous entendre s'ils sont dehors. Mais qu'importe. Nous sommes sûrement au sommet de ce week-end, je n'arriverais sûrement plus à l'amener aussi loin. Alors je me dois de ne penser qu'à elle, de lui offrir ce pour quoi elle m'a fait cette demande presque insensée.

Alors que je sens sa cyprine couler le long de mes cuisses, ses violentes contractions vaginales enserrer mon pieu en elle, je l'attrape par la tignasse et la retourne pour l'asseoir sur le canapé. Un court instant, elle doit penser que je veux qu'elle me suce, parce qu'elle ouvre grand la bouche.

Elle n'a pas tout à fait tort, cela dit. Mais je monte à mon tour sur le canapé, lui cale la tête en arrière sur le coussin et plante mon sexe dans sa bouche. Il ne me faut que deux ou trois allers-retours pour que je sente sa gorge s'ouvrir. Elle s'accroche à mes jambes, non pas pour me faire reculer, mais pour l'aider à subir. Ses larmes coulent de plus belle alors que je défonce sa bouche et sa gorge. Et lorsque je me recule pour de bon, prêt à décharger mon foutre sur elle, ses yeux sont explosés, aussi rouges que le reste de son visage. Au bord du vomissement ou de l'évanouissement, je ne sais pas trop.

Mon sperme jaillit de mon gland avec force, et abondance. Elle en reçoit sur les seins, le visage. Une bonne giclée atteint ses cheveux. Je me vide les couilles sur elle qui n'est plus qu'une poupée inanimée dont le marionnettiste est parti en pause. Je tapote sans compassion ma queue contre son visage pour en faire couler les dernières gouttes, sans trop bien savoir si c'est un pied énorme que ses yeux me transmettent, ou une haine profonde.

Puis je descends du canapé, la laissant là, pantelante. Je m'en vais de son champ de vision, fais exprès de la laisser un peu seule. Je reviens avec deux bières fraîches et m'assied près d'elle. Je fais au mieux pour garder un air sûr de moi, mais mon cœur bat à tout rompre. J'ai peur d'être allé trop loin et de devenir une horreur à ses yeux.

Jusqu'à ce qu'elle tende un bras mou vers la bière que j'ai ramené pour elle. Je me détends un peu et réussis à lui demander:

— Ma belle salope de sœurette a eu son compte?

— T'imagines même pas à quel point, Grand Frère... Putain, c'était trop bon...

En ricanant, je lui désigne le paddle resté sur le sol devant nous:

— Attention aux grossièretés, quand même! Je te rappelle que le mot n'a pas été prononcé...

— T'y as pensé? me demande-t-elle après avoir bu une bonne gorgée. À arrêter?

— Vite fait, je lui avoue. Et toi?

— Moi, je n’ai pas vraiment eu le temps de penser!

Je ris de bon cœur avec elle et la prends dans mes bras. Malgré le foutre sur son visage, je ne peux m'empêcher de l'embrasser.

Nous buvons notre bière sans rien dire de plus. Malgré sa fatigue, Émeline continue de jouer le jeu. Je lui fais prendre une douche en l'attachant avec la laisse puis frottant moi-même tout son corps. Je passe une crème apaisante sur ses fesses, et l'emmène en cuisine pour qu'elle fasse à manger.

Je passe l'après-midi ainsi, tranquillement, l'attachant ici ou là pendant un moment, le temps de faire un truc ou deux. Elle doit rester silencieuse et jolie, comme je lui dis, et à aucun moment elle ne me fait sentir qu'elle s'ennuie.

Arrivé le soir, une fois qu'elle a fini de préparer le repas, je l'attache dans son lit, allongée sur le dos, bras et jambes écartées, grâce à une technique que j'ai trouvé sur internet, pour bien utiliser les cordes qu'il y a dans le sac à dos. Le moment nous vaut une bonne partie de fous rires, car je ne suis pas des plus habiles avec les nœuds.

— Tu vas rester ainsi jusqu'à demain matin, lui dis-je une fois installée. Je ne viendrai te voir que quand j'aurais envie de te baiser. Ce ne sera peut-être qu'une fois, peut-être deux, ou dix. Ça dépendra en grande partie de toi.

— J'ai hâte de te sentir à nouveau en moi, Grand Frère! me dit-elle avec un sourire qui me donnerait envie de la prendre sur l'instant.

Mais je sors de la chambre pour aller manger. Je ne tarde pas à la rejoindre, cela dit. Il faut dire que je ne fais que penser à elle, à ce qu'elle réussit à faire naître en moi, jour après jour. Je l'aime comme un fou, et son corps est une vraie drogue.

Lorsque j'entre dans sa chambre, je suis déjà bien dur, et il ne me faut qu'un simple coup d'œil pour remarquer son clitoris bandé et ses lèvres reluisantes.

— Ça m'excite tellement d'être attachée, et attendre la belle queue de mon Grand Frère, me dit-elle alors que je me déshabille.

Je viens au-dessus d'elle, mes yeux dans les siens, et la pénètre sans autre forme de procès. Puis je la lime jusqu'à l'explosion. Je jouis au fond d'elle, ce qui la fait jouir avec moi.

— Bonne petite salope, lui dis-je en guise de remerciement.

— Merci Grand Frère adoré, me répond-elle avec une sourire en coin qui me dit à quel point elle raffole de la situation.

Alors que je repasse mon boxer en l'admirant, je la vois contracter à plusieurs reprises son vagin, jusqu'à ce que mon sperme coule de sa vulve. Elle lâche un petit gémissement de satisfaction en sentant mon jus sur sa peau, et je lui souris, sans un mot, avant de quitter la chambre sans fermer la porte.

Suite à ce moment, je décide de jouer un peu à un jeu vidéo. Avec mon casque pour qu'il n'y ait pas un bruit et qu'elle s'assoupisse. Une fois que j'éteins la console, il fait bien nuit et je me rends directement dans sa chambre à pas de loup. Elle respire profondément, comme si elle dormait, mais je n'en suis pas sûr. Réussira-t-elle seulement à s'endormir, attachée de la sorte?

Je devine facilement sa silhouette sur le lit et m'approche, tendant une main vers sa vulve que je trouve encore moite. Elle gémit aussitôt.

— Grand Frère m'a manqué, me dit-elle d'une voix endormie.

Comme je l'ai vu dans la vidéo où j'ai trouvé la façon d'attacher ses jambes au lit, je donne du mou et viens entre ses jambes, que je relève pour les poser sur mes épaules. Je dois un peu forcer le passage, mais rapidement, son vagin se met à lubrifier ses parois et je peux glisser en elle à mon aise.

Cette fois, j'éjacule sur son ventre, avant de resserrer les liens et lui souhaiter une bonne nuit.

Dans ma chambre, juste à côté, j'ai du mal à trouver le sommeil, et par deux fois je retourne la baiser, arrosant ses seins et son visage. La troisième fois, elle dort complètement. Même en posant mes doigts sur sa vulve, je ne la réveille pas. Cette fois, je la trouve même toute sèche et serrée. Elle mérite bien de se reposer! Je me branle alors près d'elle, déchargeant sur son beau visage sans qu'elle ne se réveille.

Mais je ne compte pas la laisser ainsi. Je retourne dans le salon et reviens dans la chambre, muni du plug et du lubrifiant. Alors que je donne du mou à la corde qui retient ses jambes, elle semble commencer à se réveiller.

— Qu'est-ce que tu fais, Grand Frère? me demande-t-elle quand je la tourne sur le côté et m'allonge derrière elle.

Elle doit penser que je veux la prendre comme ça et relève même un peu une jambe pour m'aider. Mais à la place de ma queue contre sa vulve, elle sent mes doigts qui étalent du lubrifiant entre ses fesses. La fraîcheur la fait un peu sursauter, mais elle se laisse faire, se préparant déjà, je le sens.

Bien sûr, ce n'est pas mon sexe qui vient appuyer contre sa rondelle, mais le métal du plug. Tout en appuyant dessus pour le glisser dans son anus, je lui murmure à l'oreille:

— Je te prépare pour le réveil, ma belle salope de petite sœurette.

Elle pousse un râle de satisfaction lorsque le bijou trouve sa place, et je lui pose un baiser dans le cou, avant de la remettre sur le dos et serrer la corde à nouveau.

— À tout à l'heure, petite sœurette.

— À tout à l'heure, Grand Frère adoré.

Je m'effondre littéralement, une fois allongé dans mon lit. Et dors bien plus longtemps que ce que j'aurais pensé.

La journée suivante débute par une sodomie en règle. Nous explosons ensemble, autant de plaisir que de joie. Émeline me demande de prendre une douche, mais je refuse. Elle devra garder cette odeur de sperme sur la peau le plus longtemps possible.

Dans la journée, j'essaye d'alterner les moments d'entrave, de servitude, et de sexe. Il m'arrive même parfois de les mêler, comme lui ordonner de me servir un verre au salon, les menottes aux pieds. Mais nous parlons aussi beaucoup, d'une manière tout à fait différente qu'à nos habitudes. En fait, c'est surtout moi qui ai changé. De jouer les dominants m'a demandé de trouver cette assurance qui me manquait. Sans vouloir dire que j'étais un homme peu sûr de lui, ces deux jours, tout en étant un jeu, ont été comme une sorte d'introspection. Sur les plaisirs charnels, bien sûr, mais aussi sur moi, plus profondément.

Je trouve plus facilement mes mots, et le fait de parler de tout ça dans un tel contexte, ça a libéré ma langue, en quelque sorte. Par exemple, nous avons parlé de la fessée de la veille. Si nous sommes tous les deux d'accord sur le fait que c'était une expérience intense et sûrement inoubliable, qui nous laisserait un magnifique souvenir de ce week-end, nous sommes, une fois de plus, sur la même longueur d'onde et ne souhaitons pas la renouveler trop vite.

J'ai réussi à lui dire -- sans pour autant me défaire de mon rôle de dominant -- que le Gaby qui s'était alors révélé ne me plaisait pas et me faisait même peur. Et sans ciller, je lui ai avoué que ce n'était pas le fait de prendre du plaisir à la frapper qui me faisait peur, mais la difficulté avec laquelle j'avais réussi à garder un semblant de contrôle. Elle a tout de suite compris. Elle a compris que si subir demandait une abnégation certaine, une confiance sans faille, faire subir n'était pas pour autant plus aisé. Faire subir, c'est se confronter à ce qu'il y a de plus noir en nous. Je suis à peu près certain que la bonté n'est pas chose naturelle chez l'humain. La bonté et le respect sont des choses qui se cultivent au quotidien, un combat de tous les jours. Lorsque quelqu'un vous autorise à vous défouler sur lui ou elle, c'est comme ouvrir la boîte de Pandore: on sait que ce qu'il y a dedans n'est pas bon intrinsèquement, mais on ne sait pas si on arrivera à en garder le contrôle, à dompter cette force.

J'imagine que les pratiquants assidus finissent par dompter ce côté d'eux. Pour ma part, je ne crois pas qu'il me soit indispensable de m'y confronter à nouveau. Pas de cette manière, en tout cas.

De son côté, Émeline montre une attirance certaine pour la contrainte. À part le gag ball, que je lui ai assez rapidement retiré. Chaque discussion s'est terminée par un orgasme. Après avoir joui partout en elle et sur elle, je me rends compte que mon père et Nathalie ne devraient plus tarder.

On s'est mis d'accord pour que ce soit moi qui prononce le mot et mette fin au jeu. Je sens bien que plus le temps avance, plus elle commence à stresser. Elle se demande sûrement si je vais laisser mon père la voir ainsi, les fesses encore rougies du traitement de la veille, le corps couvert de foutre. J'avoue qu'une partie de moi aimerait voir sa tronche. Elle se pose la question mais ne me dit rien. La confiance. Elle doit pourtant se douter de ce que j'ai en tête: profiter le plus possible de sa soumission.

Ce n'est donc que lorsque j'entends la voiture se garer dans la cour que je l'embrasse tendrement en lui murmurant "Berlingot". Elle ricane et file en courant dans sa chambre choper des vêtements et s'enfermer dans la salle de bain.

À peine quelques secondes plus tard, Nathalie débarque dans la maison avec sa valise, rayonnante.

— Vous avez passé un bon week-end? je lui demande en venant l'aider avec sa valise.

— Magnifique! s'exclame-t-elle en me prenant le visage pour me coller un bisou sur la bouche.

J'en reste coi. C'est quoi ce bordel?

— Émeline est là? me demande Nathalie en faisant comme si de rien n'était.

Mon père la suit et je me reprends, me disant que je verrai ça plus tard.

— Heu... Oui, elle est sous la douche.

— Parfait! On va ranger nos affaires... Si tu veux préparer un petit apéro?

Je remarque que mon père est de la même humeur que Nathalie. Ça a dû être un sacré week-end pour tout le monde! Je me lance donc dans la préparation d'un petit apéritif en famille sur le coude. Lorsqu'Émeline ressort de la salle de bain, elle se fait accueillir exactement de la même manière par sa mère adoptive.

Je suis complètement abasourdi lorsqu'on s'installe tous devant nos verres. Au fond de moi, je devrais savoir qu'il y a eu autre chose qu'un simple week-end en amoureux qui s'est merveilleusement passé. Mais ce baiser m'a mis le cerveau en pause, ou plutôt je suis obnubilé par celui-ci.

— Nathan et moi allons nous pacser! s'exclame Nathalie.

J'en reste la bouche en un O inaudible, alors qu'Émeline saute de joie et s'empresse d'aller câliner sa mère adoptive et son futur beau-père. Encore un peu sonné par tout ça, j'en fais de même en montrant le plus de joie possible. Nous trinquons ensemble et manque m'étouffer quand Émeline, d'une voix amusée, me sort:

— Ça va faire de toi mon Grand Frère pour de bon!

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