AM YISRAEL HAI – ISRAËL FAIT VIBRER LES JEUX OLYMPIQUES D’HIVER 2026, LE PEUPLE VIT

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AM YISRAEL HAI – ISRAËL FAIT VIBRER LES JEUX OLYMPIQUES D’HIVER 2026, LE PEUPLE VIT

I. L’HIVER OLYMPIQUE COMME SCÈNE DU MONDE

Il est des événements qui, sous des dehors anodins, révèlent l’état profond du monde. Les Jeux olympiques d’hiver de Milan Cortina 2026 appartiennent à cette catégorie. À première vue, ils relèvent du rituel sportif international, rythmé par la performance, la discipline, l’esthétique du geste et la rigueur des règles. Pourtant, pour certaines nations, et plus encore pour Israël, cette échéance dépasse largement le cadre du sport.

La présence israélienne sur la glace italienne n’est ni décorative ni secondaire. Elle s’inscrit dans un temps long, celui des peuples qui refusent de disparaître de la scène mondiale, quelles que soient les circonstances. Dans un monde saturé de commentaires instantanés, de jugements hâtifs et de récits tronqués, le simple fait de concourir devient un acte de parole silencieuse.

Depuis Le Havre, ville portuaire reconstruite sur ses ruines, je regarde cette actualité avec une acuité particulière. Le va et vient incessant des navires, la rumeur du port, les silhouettes métalliques des grues rappellent chaque jour que la continuité n’est jamais acquise. Elle se travaille. Elle se défend. Elle se reconstruit. Israël connaît cette vérité mieux que quiconque.

II. ISRAËL, ÉTAT EN TENSION PERMANENTE

Israël n’a jamais eu le luxe de la légèreté stratégique. Chaque décision, même sportive, se déploie sous le regard du monde et dans un environnement sécuritaire exigeant. Les Jeux de 2026 surviennent après des mois, puis des années, de tensions militaires, de deuils collectifs, de débats diplomatiques d’une rare intensité.

Dans ce contexte, maintenir une présence olympique n’est pas un geste de distraction. C’est une affirmation de stabilité institutionnelle. Le gouvernement israélien, confronté à des crises internes et externes majeures, a tenu un cap fondamental. Celui de la continuité de l’État, de la projection internationale et de la normalité revendiquée.

Participer aux Jeux d’hiver, c’est dire que la guerre, aussi tragique soit elle, ne peut absorber toute l’identité d’une nation. C’est rappeler que l’État d’Israël ne se réduit pas à ses conflits, mais qu’il demeure une société vivante, organisée, tournée vers l’avenir.

III. DES ATHLÈTES COMME VISAGES DE LA RÉSILIENCE

Les athlètes israéliens engagés à Milan Cortina ne sont pas des figures abstraites. Ils sont le produit d’un système imparfait mais déterminé. Ils viennent souvent de parcours hybrides, entre plusieurs pays, plusieurs cultures, plusieurs langues. Ils incarnent cette diaspora inversée qui caractérise Israël moderne.

Dans des disciplines où les infrastructures nationales sont limitées, où l’expérience collective est récente, chaque qualification est une victoire méthodique. Elle résulte d’années d’entraînement à l’étranger, de sacrifices financiers, de choix de vie exigeants. Là encore, la résilience n’est pas un mot, mais une pratique.

Ces sportifs portent un drapeau qui, aujourd’hui plus que jamais, est chargé de sens. Ils savent qu’ils seront observés, parfois jugés, parfois applaudis, parfois contestés. Leur réponse n’est ni la polémique ni la plainte. Elle est la performance.

IV. LE SPORT COMME LANGAGE DIPLOMATIQUE

Les Jeux olympiques ont toujours été un théâtre politique. Ceux qui prétendent le contraire oublient l’histoire. Israël le sait et l’assume. En se présentant à Milan Cortina, le pays participe à une diplomatie du réel. Une diplomatie sans discours, sans tribune, sans déclaration tonitruante.

Le sport impose une égalité de principe. Les règles sont les mêmes pour tous. Le chronomètre ne négocie pas. Le jury applique des critères précis. Dans cet espace normé, Israël se tient debout, comme les autres nations, ni plus ni moins.

Cette présence est d’autant plus significative que certains cherchent à exclure, à isoler, à délégitimer. Chaque apparition israélienne sur la scène internationale est une réponse calme à ces tentatives. Elle dit simplement. Nous sommes là. Nous participons. Nous existons.

V. LE PEUPLE D’ISRAËL, ENTRE MÉMOIRE ET AVENIR

Le peuple israélien vit dans une dialectique permanente entre la mémoire et l’urgence. La mémoire des persécutions, des exils, des silences imposés. L’urgence de protéger un présent fragile et de construire un avenir viable.

Cette tension n’a jamais empêché Israël d’investir dans l’éducation, la recherche, la culture et le sport. Bien au contraire. Elle les a rendus nécessaires. Le sport, en particulier, joue un rôle structurant dans une société marquée par le service militaire, la discipline collective et la solidarité.

Les Jeux de Milan Cortina offriront un moment de respiration, mais aussi de projection. Une occasion de montrer que, même dans l’adversité, Israël continue d’envoyer ses enfants sur les routes du monde, non pas pour fuir, mais pour représenter.

VI. AM YISRAEL HAI, COMME CONSTAT ET COMME PROMESSE

Am Yisrael Hai n’est pas une formule incantatoire. C’est un constat historique. Le peuple d’Israël vit parce qu’il refuse l’effacement. Parce qu’il transforme la contrainte en énergie. Parce qu’il sait que la visibilité est une condition de la survie.

À Milan Cortina, dans le froid alpin, loin des paysages familiers du Proche Orient, Israël sera là. Discret. Déterminé. Présent. Cette présence dira plus que de longs discours. Elle dira la continuité. Elle dira la dignité. Elle dira la vie.

Depuis Le Havre, face à la mer grise et aux cargos chargés d’histoires invisibles, je mesure la portée de ce moment. Les ports, comme les peuples, sont faits pour résister aux tempêtes. Israël l’a compris depuis longtemps.

Et pour conclure, il est juste de laisser la parole à l’un de ceux qui ont donné une voix moderne à cette évidence historique. Theodor Herzl écrivait, à la fin du XIXᵉ siècle, alors que tout semblait encore impossible :

« Si vous le voulez, ce ne sera pas un rêve. »

À Milan Cortina, comme ailleurs, ce n’est pas un rêve. C’est une réalité.

Et lorsque le 6 février la flamme s’allumera à Milan‑Cortina, que chacun sente, dans le froid des Alpes et dans le rythme des compétitions, la présence vivante d’Israël, symbole d’un peuple qui ne se laisse jamais effacer ; suivez ces Jeux, et suivez-les avec le cœur tourné vers la nation qui continue de vivre et de briller.

Am Yisrael Hai.

T.E.H.

Analyste indépendant, observateur des dynamiques institutionnelles et géostratégiques.

Auteur de plusieurs ouvrages.

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