21. La Princesse Sylvie et le Mandarin implacable
Après sa rencontre embarrassante avec Li Wei, la Princesse Sylvie était déterminée à ne plus jamais subir de quiproquos linguistiques. Elle décida donc d’apprendre le mandarin pour pouvoir discuter avec ses idoles de c-dramas sans intermédiaire. Malheureusement, elle ignorait à quel point cette tâche serait… épique.
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Le Premier Jour : L’Enthousiasme Naïf
La Princesse Sylvie, pleine d’optimisme, téléchargea une application d’apprentissage des langues sur son smartphone rose.
— Bonjour ! Je m’appelle Sylvie. Je veux parler mandarin ! annonça-t-elle avec enthousiasme.
L’application répondit :
— Nǐ hǎo. Wǒ jiào Sylvie. (Bonjour. Je m’appelle Sylvie)
— Wǒ jiào… quoi ?! s’exclama-t-elle, confuse.
Flamme, son dragon nain, la regarda avec compassion. Il était, après tout, un animal originaire de Cathay, et il comprenait parfaitement le mandarin. Grâce à son collier connecté, il pouvait même envoyer des messages à la Princesse Sylvie. Il lui dit donc :
— Grrr… (Traduction approximative : « Ne t’inquiète pas, je t’aide ! »)
Mais il savait aussi que sa maîtresse était… disons, particulièrement tenace.
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Le Deuxième Jour : Les Sons Imprononçables
La Princesse Sylvie tenta de répéter les sons mandarins, mais sa prononciation était… catastrophique.
— Wǒ xiǎng chī fàn. (Je veux manger.)
— Wǒ xiāng chī fàn ! (Je veux manger des éléphants.)
Flamme, voyant sa maîtresse en détresse, envoya un message via son collier.
— Grrr… (Traduction approximative : « Essaie de mettre ta langue ici. »)
Il accompagna son message d’une illustration d’un dragon faisant une grimace.
— Flamme, c’est impossible ! gémit la princesse en envoyant un biscuit au miel à son dragon via son collier connecté.
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Le Troisième Jour : Les Caractères Chinois, ces Monstres
La Princesse Sylvie tenta de lire un sous-titre de c-drama en mandarin, mais les caractères ressemblaient à des hiéroglyphes magiques.
— Pourquoi y a-t-il autant de traits ?! C’est de la torture ! gémit-elle en jetant son stylo.
Flamme, voyant sa maîtresse en détresse, envoya un message.
— Grrr… (Traduction approximative : « Regarde, c’est comme dessiner un biscuit. »)
Il accompagna son message d’une illustration d’un caractère chinois transformé en biscuit.
— Flamme, ce n’est pas un biscuit, c’est le mot eau ! soupira la princesse.
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Le Quatrième Jour : L’Échec Cuisant
La Princesse Sylvie décida de tester ses compétences en mandarin avec Margot.
— Margot, écoute bien : Wǒ ài nǐ. (Je t’aime.)
Margot éclata de rire en regardant sur le smartphone de la princesse ce qu’elle venait de dire.
— Sylvie, tu viens de dire : "Je aime vous." C’est presque correct, mais pas tout à fait.
— Argh ! Pourquoi cette langue est-elle si difficile ?! hurla la Princesse Sylvie en lançant un coussin en soie.
Flamme, voyant sa maîtresse en détresse, envoya un message.
— Grrr… (Traduction approximative : « Ne t’inquiète pas, je t’aime aussi. »)
Il accompagna son message d’une illustration d’un dragon en train de faire un câlin.
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Le Cinquième Jour : La Résignation
Après des jours d’efforts infructueux, la Princesse Sylvie réalisa une vérité douloureuse : elle n’arriverait jamais à maîtriser le mandarin. Même Flamme, qui comprenait la langue, ne pouvait rien y faire.
— Flamme, tu es un dragon, tu pourrais m’aider ! gémit-elle.
Flamme, sage comme un vieux maître de Cathay, envoya un message.
— Grrr… (Traduction approximative : « Parfois, il faut accepter ses limites. »)
Il accompagna son message d’une illustration d’un dragon en train de manger un biscuit.
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La Solution Inattendue
Finalement, la Princesse Sylvie eut une idée. Si elle ne pouvait pas parler mandarin, elle pouvait au moins apprendre à communiquer par gestes et mimiques, comme dans ses c-dramas préférés.
— Regarde, Flamme ! dit-elle en faisant un geste théâtral. Cela signifie : "Je t’aime" !
Flamme, amusé, envoya un message.
— Grrr… (Traduction approximative : « Parfait ! »)
Il accompagna son message d’une illustration d’un dragon en train de faire un geste identique.
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La Moralité de l’Histoire
La Princesse Sylvie comprit que, parfois, il valait mieux accepter ses limites et trouver des solutions alternatives. Et si elle ne pouvait pas parler mandarin, elle pouvait au moins continuer à adorer ses c-dramas avec sous-titres en sylvarien.
— Peut-être que je devrais me contenter de regarder les sous-titres… murmura-t-elle en regardant son smartphone.
Flamme, sage et bien nourri, envoya un message.
— Grrr… (Traduction approximative : « C’est une excellente idée. »)
Il accompagna encore son message d’une illustration d’un dragon en train de manger un biscuit.
Moralité
Certaines langues sont comme des dragons : on peut essayer de les dompter, mais parfois, il vaut mieux les admirer de loin… et leur donner des biscuits.

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