25. La Princesse Sylvie et les Conséquences de ses actes

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Dans le royaume enchanté de Sylvaria, la Princesse Sylvie était une fois de plus au centre d’un joyeux chaos. Mais cela fut la fois de trop.

Entre ses banquets désastreux, ses dragons nains espiègles et ses obsessions technologiques, les serviteurs du palais en avaient assez. Ce matin-là, le roi, secondé par le Prince Olivier, convoqua la Princesse Sylvie dans la grande salle du trône.

***

— Sylvie, ma chère fille, tes actions ont semé le trouble parmi nos serviteurs. Les banquets ratés, les dragons qui brûlent les rideaux, et ton utilisation des ressources du royaume pour tes caprices… cela doit cesser. Tu es une princesse royale de 17 ans, l’héritière du trône de Sylvaria !

Le prince ajouta :

— Nous comprenons votre enthousiasme, princesse, mais un royaume ne peut fonctionner dans le désordre. Il est temps de prendre vos responsabilités au sérieux.

La Princesse Sylvie, rouge de honte, sentit une bulle se former dans son ventre.

— Oh non, pas encore ! murmura-t-elle.

Un petit pouf ! discret s’échappa, raisonnant légèrement dans l’immense salle du trône vide, à l’exception d’eux trois et des gardes. Le roi et le prince échangèrent un regard amusé, mais ferme.

— Sylvie, tu es notre héritière, et nous croyons en toi. Mais il est temps de montrer que tu peux être une princesse responsable. À partir de demain, tu suivras des cours particuliers renforcés sur l’étiquette, la morale, le savoir-vivre, la bienséance, le maintien, l’art de la conversation et… l’art du thé.

La Princesse Sylvie écarquilla les yeux, horrifiée.

— Quoi ?! Des cours sur comment tenir une tasse correctement ?!

Un pouf ! plus sonore retentit, accompagné d’un petit nuage de fumée.

Le Prince Olivier toussa discrètement.

— Je crois que la princesse a besoin de ces cours, Votre Majesté.

Le roi acquiesça.

— Et ce n’est pas tout. Il y aura une disposition supplémentaire spéciale, que je ne te révèle pas tout de suite. Elle prendra effet très prochainement.

La Princesse Sylvie, paniquée, sentit ses gaz s’emballer. Une disposition supplémentaire ?! Qu’est-ce que c’est ?!

Un pouf ! encore plus bruyant résonna dans la salle du trône, faisant sursauter les gardes.

***

De retour dans ses appartements, la Princesse Sylvie s’effondra sur son lit, désespérée. Sa fidèle Margot lui tendit un mouchoir parfumé.

— Votre Altesse, tout le monde fait des erreurs. L’important est d’apprendre d’elles. Et puis, des cours de thé, ce n’est pas si terrible.

Flamme, équipé de son collier connecté, fit une bulle rose qui flotta doucement vers la Princesse Sylvie.

— Grrr... (Traduction approximative : « Ne t’inquiète pas, nous sommes là pour toi ! »)

La Princesse Sylvie, les larmes aux yeux, soupira.

— Des cours de thé, Margot ! Moi qui déteste le thé ! Et en plus, il y a cette mystérieuse disposition supplémentaire…

***

Le lendemain, la Princesse Sylvie se présenta devant son professeur, le duc de Bienveillance, un homme rigide et sévère qui semblait avoir avalé un balai.

— Princesse Sylvie, aujourd’hui, nous allons apprendre l’art de la conversation. Vous devez parler avec élégance, sans interrompre, et surtout… sans faire de bruits indésirables.

La Princesse Sylvie sentit une bulle se former dans son ventre. Oh non, pas maintenant ! Un pouf ! discret s’échappa, faisant sursauter le duc.

— Princesse ! Un peu de tenue, je vous prie !

***

Les jours suivants furent une torture pour la Princesse Sylvie. Elle dut apprendre à marcher avec grâce, à tenir une tasse de thé sans trembler, et à parler sans dire de bêtises. Chaque cours était accompagné d’au moins trois pouf ! involontaires, ce qui rendait le duc de Bienveillance de plus en plus nerveux.

— Princesse, si vous continuez ainsi, vous allez finir par avoir une rupture du péritoine !

***

Enfin, après une semaine de cours intensifs, le roi convoqua à nouveau la Princesse Sylvie dans la salle du trône. Cette fois, elle était déterminée à se comporter correctement… du moins, à essayer.

— Sylvie, tu as fait des efforts, et nous savons l’apprécier. Tu vas les poursuivre, mais il est temps de te révéler la tâche que ta mère et moi avons décidé de te confier en guise d’exercice de mise en pratique de tes leçons.

La Princesse Sylvie retint son souffle, craignant le pire.

— À partir de demain, tu seras chargée d’organiser un grand banquet. Il se tiendra dans deux semaines. Mais cette fois, tu devras le faire sans Flamme, sans smartphones roses, et sans faire de gaz.

La Princesse Sylvie sentit une vague de panique l’envahir.

— Quoi ?! Sans Flamme ?! Sans mes gadgets ?! Et comment suis-je censée ne pas faire de gaz ?!

Le Prince Olivier se pencha vers le roi.

— Je crois que la princesse a besoin d’un peu plus d’entraînement.

— Non, Olivier. Il est temps qu’elle apprenne à se débrouiller seule. Elle est capable de réussir seule. Mais elle l’ignore encore pour le moment.

***

La Princesse Sylvie, désespérée, retourna dans ses appartements, où Margot et Flamme l’attendaient.

— Votre Altesse, vous pouvez le faire. Pensez à tout ce que vous avez appris.

Flamme fit une bulle rose qui flotta vers la Princesse Sylvie.

— Grrr... (Traduction approximative : « Tu vas réussir ! »)

La Princesse Sylvie sourit faiblement.

— D’accord, Margot. Je vais essayer. Mais si je fais un seul gaz pendant le banquet, je serai humiliée à vie.

***

Le jour du banquet arriva. La Princesse Sylvie, vêtue d’une robe élégante, accueillit ses invités avec grâce. Elle parla avec élégance, servit le thé sans trembler, et… réussit à ne pas faire de gaz. Enfin, presque.

À la fin du banquet, le roi se leva et fit une annonce.

— Sylvie, tu as prouvé aujourd’hui que tu peux être une princesse responsable. Tu as le droit de retrouver tes privilèges… mais avec modération.

La Princesse Sylvie, soulagée, sourit.

— Merci, Père. Je promets de faire plus attention à l’avenir.

Le Prince Olivier lui sourit.

— Et si jamais tu as besoin d’aide, je suis là.

— Merci, Prince Olivier. Mais je crois que je vais me débrouiller seule… du moins, essayer.

Et ainsi, Sylvaria continua de briller, sous le règne bienveillant du roi et de la reine avec à leurs côtés la Princesse Sylvie, qui commençait à entrevoir un équilibre entre ses rêves et ses responsabilités.

Moralité

Même les princesses les plus espiègles peuvent apprendre à se comporter avec grâce… même si cela prend un peu de temps (et quelques gaz involontaires).

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