49. Le Conte de Long et Flamme : Les Dragons Nains et le Collier Magique
Dans le palais de Sylvaria, les deux petits dragons nains, Long et Flamme, étaient devenus inséparables. Bien que Long fût un peu plus turbulent que Flamme, ils passaient leurs journées à inventer des bêtises ensemble.
Lorsque personne n’était là, leur jeu préféré était le concours de pets.
C’était Long qui avait lancé l’affaire. À celui qui ferait le plus gros, le plus bruyant, ou le plus beau nuage de soufre coloré.
Pouf ! Pschiiit ! Boum !
Les explosions pétaradantes résonnaient dans les couloirs déserts, laissant derrière elles de petits nuages douteux.
Margot, qui avait remarqué leur manège, gardait le secret pour elle. Elle trouvait cela trop amusant pour le révéler à la Damoiselle Sibylle, qui aurait certainement exigé leur expulsion immédiate. Mais un jour, elle en parla à la Princesse Sylvie, qui éclata de rire.
— Ils sont adorables ! s’exclama la princesse. Mais il ne faut pas qu’ils s’attirent d’ennuis.
Cependant, un matin, Long remarqua quelque chose qui le rendit triste. Autour du cou de Flamme brillait un magnifique collier connecté, cadeau de la Princesse Sylvie. Ce collier permettait à Flamme de communiquer directement avec sa maîtresse et de faire apparaître de magnifiques bulles de couleur à volonté.
— Grôô… murmura Long, envieux. (Traduction approximative : « Pourquoi lui et pas moi ? »)
Depuis ce jour, Long perdit son appétit et refusa de participer aux concours de pets. Il restait assis dans un coin, l’air morose, fixant le collier de Flamme avec mélancolie.
Flamme, inquiet, s’approcha de lui.
— Grrr ? (Traduction approximative : « Qu’est-ce qui ne va pas, Long ? »)
Long, les yeux baissés, répondit :
— Grôô… (Traduction approximative : « Je veux un collier comme le tien. Je veux pouvoir faire des bulles et parler à Sylvie comme toi. »)
Flamme, compréhensif, essaya de le réconforter.
— Grrr… (Traduction approximative : « Je peux demander à Sylvie de t’en offrir un aussi ! »)
Mais Long, têtu, secoua la tête.
— Grôô ! (Traduction approximative : « Non. Si elle m’aime vraiment, c’est à elle de me le donner. »)
Les jours passèrent, et Long devint de plus en plus maussade. Il refusait de manger, de jouer, et même de faire des pets. La Princesse Sylvie, remarquant son changement d’humeur, demanda à Margot ce qui se passait.
Margot, amusée, expliqua tout à la Princesse Sylvie.
— Il semble que Long soit jaloux du collier de Flamme.
La Princesse Sylvie, touchée par la tristesse de Long, décida d’agir. Un soir, alors que les deux dragons étaient endormis, elle s’approcha doucement de Long et lui passa autour du cou un magnifique collier connecté, identique à celui de Flamme.
Le lendemain matin, Long se réveilla et sentit quelque chose de lourd autour de son cou. Il ouvrit les yeux et vit le collier qui brillait doucement.
— Grôô ! s’exclama-t-il, ravi. (Traduction approximative : « Enfin ! Je suis comme Flamme maintenant ! »)
Il courut aussitôt vers Flamme et lui montra fièrement son nouveau jouet.
— Grôô ! (Traduction approximative : « Regarde, Flamme ! Moi aussi j’ai un collier maintenant ! »)
Flamme, heureux pour son ami, répondit :
— Grrr ! (Traduction approximative : « Maintenant, nous pouvons faire des bulles ensemble ! »)
Et c’est ce qu’ils firent. Les deux dragons passèrent la journée à créer des bulles de toutes les couleurs, riant et jouant comme jamais auparavant.
Margot, qui les observait depuis un coin, sourit.
— Enfin, ils sont heureux.
La Princesse Sylvie, satisfaite, murmura :
— Parfois, il suffit d’un petit geste pour rendre quelqu’un heureux.
Et ainsi, Long et Flamme devinrent les dragons les plus heureux du palais, passant leurs journées à faire des bulles, des pets, et toutes sortes de bêtises ensemble.

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