67. L'Espion qui Aimait Trop les Servantes
Dans le royaume enchanté de Sylvaria, où les licornes paissaient paisiblement et les dragons nains ronronnaient sous les tables, l’enquête sur la tentative d’espionnage et d’infiltration du Royaume était au point mort.
Le smartphone impérial, un objet brillant et mystérieux, résistait jusqu’ici obstinément aux tentatives d’expertise technique des meilleurs informaticiens et spécialistes des enchantements de Sylvaria. Et Mei-Ling, la légendaire actrice de la lointaine Cathay, soupçonnée un temps, avait été innocentée.
Le Prince Olivier, expert en renseignement et contre-espionnage, avait le moral en berne.
***
Un monde insoupçonné et impitoyable
Assis dans un salon privé du palais, entouré de la Princesse Sylvie, de la Damoiselle Sibylle, de Margot et de Mei-Ling, il prit une profonde inspiration avant de parler, l’air visiblement préoccupé.
— Mesdames, commença-t-il en passant une main nerveuse dans ses cheveux, ce que je vais vous dire maintenant est tout à fait inhabituel, et tout à fait contraire aux procédures.
Il marqua une pause, croisant les regards attentifs autour de lui.
— Je vous ai réunies ici aujourd’hui parce que la situation est grave et que j’ai besoin de votre aide. Mais il est crucial que cette conversation reste strictement confidentielle. Absolument personne ne doit en connaître le contenu.
Il soupira, l’air soucieux, avant de continuer.
— Depuis des mois, une enquête est en cours suite à des informations fiables selon lesquelles une puissance étrangère a mis en place un vaste plan visant à accéder à des informations sensibles du royaume de Sylvaria. Ce plan consistait à infiltrer l’équipe de production cathayenne avant son arrivée à Sylvaria, et inclut des moyens techniques, notamment informatiques, ainsi qu’un agent infiltré, un espion ou une espionne.
Il fit une nouvelle pause, comme pour mesurer l’impact de ses paroles.
— Les événements récents aux archives anciennes nous ont permis de découvrir que le smartphone offert par l’équipe de production, ainsi que son IA Linglong, étaient équipés de fonctionnalités redoutables. Piratage, surveillance permanente audio et vidéo, attaques informatiques… Ce dispositif est bien plus qu’un simple cadeau diplomatique. L’IA devait estimer les situations, et selon les circonstances décider des tactiques les plus adaptées à mettre en œuvre tout en rendant compte avec la plus grande discrétion à ses concepteurs.
Olivier serra les poings, visiblement frustré.
— Notre objectif est triple : identifier précisément ce que cette vaste opération d’espionnage cherche à découvrir, lever le voile sur l’identité de l’agent infiltré, et découvrir quel groupe ou nation est à l’origine de tout cela. Le tout en parallèle de l’analyse du smartphone impérial.
Il regarda chacune des femmes présentes, son expression trahissant son inquiétude.
— Je sais que c’est beaucoup à digérer, mais votre aide est précieuse. Nous devons agir avec prudence et rapidité.
Un silence pesant s’installa dans la pièce, chacun absorbant la gravité de la situation. Sylvie, visiblement bouleversée, avait les yeux brillants de larmes contenues.
Olivier remarqua son expression et ajouta rapidement :
— Sylvie, je vois que cette nouvelle te peine. Sache que si ton smartphone impérial t’a été confisqué, c’est bien parce que sa véritable nature avait été comprise. C’est d’ailleurs grâce à ses capacités spéciales que tu as ainsi pu contourner sans difficulté toutes les protections informatiques et les cryptages de haute sécurité des informations de la salle des archives anciennes. L’IA Linglong a vu une opportunité exceptionnelle à saisir dans l’accomplissement de sa mission si elle t’aidait à ce moment-là. Le roi a utilisé le prétexte d’une punition pour le récupérer sans faire trop de vagues auprès de toi.
La Princesse Sylvie pâlit, ses mains tremblant légèrement.
— Vous voulez dire… que je ne le reverrai plus jamais ? Et Linglong… cette douce IA qui me comprenait si bien… Sa voix se brisa légèrement.
Olivier hocha la tête, l’air compatissant.
— Je suis désolé, Sylvie. C’était nécessaire pour la sécurité du royaume. Tu avais entre les mains sans le savoir une arme redoutable et destructrice.
La Princesse Sylvie baissa les yeux, une larme glissant sur sa joue. Margot, voyant son chagrin, lui prit doucement la main.
— Allons, ma princesse, ne vous inquiétez pas. Nous allons résoudre cette affaire et peut-être trouver un moyen de vous rendre justice.
Sylvie esquissa un faible sourire, essayant de se ressaisir.
— Merci, Margot.
Un silence s’installa, et tous les regards se tournèrent vers Olivier avec une nouvelle admiration. Ils n’avaient jamais imaginé que le prince, d’habitude si sûr de lui, toujours si calme et décontracté, et parfois même aux airs un peu nonchalants, puisse vivre un tel quotidien et rencontrer une telle impasse. La Princesse Sylvie le regarda avec une tendresse mêlée d’inquiétude, tandis que la Damoiselle Sibylle semblait réfléchir intensément. Margot, quant à elle, avait un sourire malicieux aux lèvres, comme si elle n’était pas vraiment là et pensait à autre chose.
Mei-Ling, touchée par la vulnérabilité d’Olivier, prit la parole avec une douceur inhabituelle :
— Votre Altesse, vous portez le poids de la sécurité de deux royaumes sur vos épaules, et cela ne doit pas être facile, dit-elle en posant une main réconfortante sur son bras.
Elle marqua une pause, puis cita un vers du grand poète cathayen Su Shi :
— 「人生如逆旅,我亦是行人。」
Elle traduisit pour les autres :
— « La vie est comme un voyage, et nous en sommes tous des voyageurs. »
Olivier la regarda, touché par sa compassion.
— Merci, Mei-Ling. Parfois, il est bon de se souvenir que nous sommes tous dans le même bateau, dit-il en souriant faiblement.
Il prit alors une profonde inspiration et poursuivit.
— Mesdames, la situation est la suivante : nous avons un smartphone qui refuse de livrer ses secrets, Mei-Ling n’est pas l’espionne, et nous n’avons aucune piste sérieuse. Il soupira, passant une main dans ses cheveux. Je suis à court d’idées.
Soudain, Margot, qui jusqu’alors avait écouté en silence, leva la main avec une assurance inattendue.
— Moi, j’ai une idée.
Tous les regards se tournèrent vers elle, surpris. Margot, d’habitude si discrète, semblait soudain illuminée par une certitude éclatante.
— L’espion, c’est Zhao Ming.
Un silence stupéfait s’abattit sur l’assistance. Olivier cligna des yeux, incrédule.
— Margot… que dis-tu ?
— Absolument. Laissez-moi vous expliquer. Margot sourit, visiblement ravie de l’effet de sa déclaration.
Flamme, le dragon nain, qui somnolait sous la table, émit un petit grrr… (Traduction approximative : « Enfin, quelqu’un qui comprend quelque chose ici. »)
Long, son inséparable compère, également endormi sous la table, grogna en retour.
— Grôô… (Traduction approximative : « Ou alors c’est juste une folle qui raconte n’importe quoi. »)
***
L’Interrogatoire de Margot
Olivier, intrigué malgré lui, décida de jouer le jeu.
— Très bien, Margot. Convaincs-moi. Pourquoi Zhao Ming ?
Margot prit une profonde inspiration et commença son exposé avec la simplicité d’une commère bien informée.
— Premièrement, Zhao Ming, c’est un vrai coureur de jupons. Il a tourné autour de toutes les servantes, y compris moi. Et pas qu’un peu !
— Un espion peut effectivement utiliser la séduction comme outil de manipulation, admit Olivier, les sourcils froncés.
— Deuxièmement, il joue les méchants dans ses films. Et pas des méchants sympas, non, des méchants retors. C’est pas un hasard, ça. Les espions aiment bien jouer des rôles qui leur ressemblent, continua Margot.
— Intéressant, murmura la Damoiselle Sibylle, visiblement impressionnée.
— Troisièmement, Margot leva un troisième doigt, il sait y faire avec les sentiments. Un sourire par-ci, un compliment par-là, et hop, les filles sont toutes retournées. C’est pas normal, ça.
— C’est vrai, il est très doué pour faire croire qu’il s’intéresse à vous, alors qu’en réalité, il ne pense qu’à lui, intervint Mei-Ling, qui le connaissait professionnellement.
— Quatrièmement, il sème la zizanie entre les servantes. Elles passent leur temps à se chamailler à cause de lui. Ça distrait la princesse et ça affaiblit le groupe, c’est malin, poursuivit Margot qui était lancée.
— Cinquièmement, Margot marqua une pause dramatique, il pose plein de questions. Sur les habitudes de la princesse, sur les allées et venues au palais… Bref, il fouine partout.
— Et enfin, il est trop parfait. Personne ne se méfie d’un beau parleur, surtout quand il fait les yeux doux, conclut Margot avec un sourire triomphant.
Sylvie, curieuse, intervint :
— Attends, Margot, comment peux-tu savoir ce que Zhao Ming faisait avec toutes tes servantes ?
Margot sourit avec une pointe de malice.
— Oh, Votre Altesse, vos servantes viennent toujours toutes me voir pour me raconter leurs peines de cœur et leurs petits bobos. Et devinez qui était le sujet de leurs plaintes ? Zhao Ming.
— Grrr… (Traduction approximative : « Les humains et leurs drames sentimentaux. »)
Long grogna en retour.
— Grôô… (Traduction approximative : « Ou alors ils devraient aller s’acheter une cervelle. »)
***
Margot et les Confessions de ses Filles
Margot prit une profonde inspiration et commença à raconter les histoires tragiques et parfois comiques de ses chères servantes.
— Ma petite Léonie, elle est venue me voir en larmes parce que Zhao Ming l’avait regardée avec des yeux de merlan frit. Elle croyait qu’il allait l’embrasser, mais au dernier moment, il a filé comme un voleur ! La pauvre, elle était toute retournée.
— Et puis il y a Marjolaine, ma douce Marjolaine. Elle est venue me voir trois fois en pleurs ! La première fois, parce que Zhao Ming lui avait souri. La deuxième fois, parce qu’il ne lui avait pas souri. Et la troisième fois, parce qu’il lui avait demandé l’heure. Trois crises pour rien, vous imaginez ?
— Clémentine, ma chère Clémentine, elle est venue me voir en sanglotant parce que Zhao Ming avait effleuré sa main en lui tendant un livre. Elle était sûre que c’était un signe d’amour éternel… jusqu’à ce qu’il fasse la même chose avec Aurore le lendemain. La pauvre, elle était dévastée !
— Et puis justement, il y a Aurore, ma petite Aurore. Elle est venue me voir en pleurant parce que Zhao Ming lui avait posé des questions sur ses goûts musicaux. Elle croyait qu’il voulait l’inviter à un concert… mais en réalité, il voulait juste savoir quelles chansons elle écoutait, Et c’est tout ! Pour mieux la manipuler. Le coquin !
— Grrr… (Traduction approximative : « Les humains sont vraiment trop compliqués. »)
Long ajouta :
Grôô… (Traduction approximative : « Ou alors elles sont toutes un peu idiotes, ces servantes. »)
Sylvie, malgré son chagrin, esquissa un sourire.
— Oh, Margot, c’est hilarant ! Mais aussi tragique. Pauvres filles.
Margot hocha la tête, un sourire triste aux lèvres.
— Oui, c’est triste. Mais c’est aussi révélateur. Zhao Ming s’amusait à retourner la cervelle de mes filles pour essayer d’obtenir ce qu’il voulait. Et ce qu’il voulait, c’était des informations.
***
La Stupéfaction Générale
Un silence abasourdi suivit sa démonstration. Olivier la regarda, bouche bée.
— Margot… tu viens de surpasser en un instant l’ensemble des services de renseignement de Valoria et Sylvaria réunis, ainsi que tous les spécialistes de l’analyse !
Puis, après un instant de réflexion, il demanda :
— Mais dis-moi, Margot, que penses-tu alors de notre première hypothèse selon laquelle Mei-Ling était l’espionne, puisqu’elle cherchait à me cibler, moi, un professionnel du renseignement ?
Margot éclata de rire, un rire franc et joyeux qui surprit tout le monde.
— Oh, Votre Altesse, cette idée ne m’a même pas traversé l’esprit !
— Grrr… (Traduction approximative : « Enfin, quelqu’un qui voit clair dans les stratégies humaines. »)
Long nuança sa pensée :
— Grôô… (Traduction approximative : « Ou alors l’actrice était juste trop intelligente pour se faire prendre. »)
Elle continua, avec une logique simple et amusante.
— Écoutez, c’est comme si vous vouliez attraper un poisson dans une rivière en sautant dedans avec vos bottes. C’est pas malin ! Un espion qui veut des infos sur le roi ne va pas s’amuser à draguer son conseiller en renseignement. C’est beaucoup trop dangereux. Non, il va plutôt essayer de se rapprocher de la Princesse Sylvie, parce qu’elle est gentille, qu’elle fait confiance aux gens, et que ses servantes sont toutes adorables et un peu naïves. C’est comme ça qu’on obtient des infos sans se faire repérer !
Un deuxième silence stupéfait s’abattit sur l’assistance. Olivier hocha lentement la tête, visiblement impressionné.
— Tu as raison, Margot. C’est évident maintenant que tu le dis.
— Grrr… (Traduction approximative : « Les humains comprennent vite, même s’il faut leur expliquer longtemps… »)
Long n’était pas tout à fait d’accord.
— Grôô… (Traduction approximative : « Ou alors ils sont juste trop têtus pour admettre qu’une servante a raison. »)
La Princesse Sylvie, les yeux brillants d’excitation, applaudit.
— Margot, tu es géniale !
La Damoiselle Sibylle hocha la tête.
— C’est logique. Zhao Ming a toutes les caractéristiques d’un espion. Il est temps d’agir.
Mei-Ling, un sourire énigmatique aux lèvres, ajouta :
— Et moi qui croyais que c’était moi la méchante de l’histoire.
***
L’Intervention de Mei-Ling
Mei-Ling se redressa alors avec une dignité royale, ses yeux brillants d’une lueur amusée.
— Margot, ma chère, je crois me souvenir que tu aurais bien aimé m’assommer avec un gourdin à plusieurs reprises.
Margot rougit légèrement, mais ne se démonta pas.
— Oh, Mei-Ling, je sais, et je m’en excuse. Mais ce n’était pas parce que je pensais que tu étais une espionne. Non, non. C’était parce que je croyais que tu étais une intrigante qui voulait prendre à ma princesse celui qu’elle aime.
Olivier, visiblement mal à l’aise tout d’un coup, se tortilla sur son siège.
— Attendez, attendez… Que racontez-vous-là Margot ? Vous vous mettez à faire du roman !
Margot éclata de rire.
— Bien sûr que non, Votre Altesse ! Ça se voit comme le nez au milieu de la figure. Depuis 12 ou 13 bonnes années au moins ! Elle se tourna vers les autres qui l’écoutaient sans rien dire. Depuis la première fois où ils se sont rencontrés, quand la princesse avait dans les 9 ou 10 ans et qu’elle avait ruiné le grand gâteau du banquet en tombant en plein dedans ! Les regards, ça ne trompe pas vous savez ! C’est ce que me disent toujours toutes mes filles depuis le début.
Olivier devint écarlate, réalisant soudain qu’il était le sujet de ragots depuis des années.
— Quoi ? Tout le personnel du palais en parle ? Oh par la Sainte Licorne…
Margot éclata de rire. La princesse baissa la tête, le rose aux joues et sentant une soudaine bouffée de chaleur l’envahir. Mei-Ling, quant à elle, restait pensive tout en jetant des regards amusés à Olivier, s’imaginant avoir un tel homme nourrissant des sentiments pour elle depuis son enfance.
— Comme dit le grand poète Li Bai : 举杯邀明月,对影成三人.
Elle leur traduisit :
— « Je lève mon verre pour inviter la lune, et avec mon ombre, nous sommes trois. »
Elle sourit, expliquant :
— Parfois, il faut savoir apprécier la compagnie, même si elle est inattendue.
Olivier, toujours rouge, tenta de changer de sujet.
— Euh… oui, bon, passons à autre chose.
Flamme donna son avis :
— Grrr… (Traduction approximative : « Enfin, ils parlent d’autre chose. »)
Long ironisa :
— Grôô… (Traduction approximative : « Ou alors ils vont encore parler de choses sans importance. »)
***
La Collaboration des Services Secrets
Olivier, repris par son instinct du Renseignement, esquissa un plan.
— Margot, tes observations sont précieuses, mais il est trop dangereux de t’impliquer davantage. Les services secrets de Sylvaria vont prendre le relais.
— Grrr… (Traduction approximative : « Enfin, ils commencent à réfléchir comme des professionnels. »)
Long grogna en retour :
— Grôô… (Traduction approximative : « Ou alors ils vont tout gâcher comme d’habitude. »)
Imperturbable, Olivier poursuivit.
— Nous allons contacter nos homologues cathayens. Zhao Ming est retourné en Cathay avec l’équipe de production, et nous ne pouvons pas l’arrêter d’ici. Mais nous allons travailler en étroite collaboration avec les services compétents de Cathay pour le neutraliser.
— Comment allez-vous faire ? demanda Sylvie, inquiète.
— Nous allons échanger des informations, surveiller ses mouvements et, si nécessaire, organiser une opération conjointe pour le neutraliser. Il est clair que la collaboration entre les deux gouvernements sera cruciale Olivier sourit, rassurant. Ne vous inquiétez pas, nous avons les meilleurs experts pour cela.
***
La Fin de l’Histoire
Sylvie, soulagée, remercia Margot avec effusion.
— Tu as sauvé Sylvaria, Margot !
— Grrr… (Traduction approximative : « Et moi qui croyais que les humains étaient incapables de penser. »)
Long n’était pas d’accord.
— Grôô… (Traduction approximative : « Ouais, enfin, c'est pas comme si on avait eu besoin d'une servante pour résoudre nos problèmes. »)
Margot, modeste, sourit.
— J’ai juste suivi mon intuition.
Et ainsi, grâce à l’esprit vif de Margot et à la perspicacité des services secrets, le royaume de Sylvaria allait commencer à reprendre l’initiative. Olivier, impressionné, promit à Margot en riant gentiment, une place de choix dans ses futures enquêtes.
— Après tout, murmura-t-il, parfois, il faut une servante pour comprendre les méchants.
Finalement, ayant pu constater qu’il n’était décemment pas possible de dormir tranquillement avec autant de bruit, les deux compères Flamme et Long qui ronronnaient sous la table depuis le début de cette histoire, bâillèrent, s’étirèrent, s’assirent et se grattèrent derrière l’oreille droite, avant de partir nonchalamment chercher un endroit digne de ce nom pour faire une sieste bien méritée.
Et sous les rires et les applaudissements, la vie au palais reprit son cours, un peu plus sage et un peu plus malicieuse.

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