chapitre 4-3

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Les membres de l’équipe prêtèrent attention, l’air étonné de ne pas y comprendre grand-chose, à mes conversations téléphoniques lorsque j’essayais d’expliquer la situation à mes interlocuteurs. Après avoir traversé la Dordogne, nous suivîmes la vallée de la Couze. Le fourgon se gara sur le bord de la nationale, dans un petit parking qui servait l’été aux touristes qui allaient visiter le château de Bayac. Il était minuit, l’air était frais, le ciel dégagé et la lune resplendissait au zénith d’un ciel noir parsemé d’étoiles scintillantes. Mais ce ne fut pas la fraicheur de l’atmosphère qui me glaça les os dès ma sortie du véhicule. Cette impression qu’on ressent lorsque crisse une pointe de métal frottée sur un plan métallique, je la connaissais déjà. La vibration de la force du haut-mal paraissait avoir envahi les lieux. Indice d’une puissance inhabituelle, alors qu’a priori nous nous trouvions tout de même à plus de cinq cent mètres de nos cibles, qui de plus se trouvaient certainement sous la terre!.

Alors que l’équipe était sur le point d’aller vers le village, Johanna leur demanda de s’arrêter et de consulter les informations sur l’écran du smartphone qu’elle brandissait. Elle avait contacté son Ordre qui lui avait renvoyé la localisation la plus probable des cibles dans ce village. Il existait pour eux une cache parfaite, un vieux souterrain secret qui reliait l’église de Saint-Pierre-és-Liens au château de Bayac.

Nous nous approchâmes sans bruit de l’église, à cette heure tardive personne ne circulait dans le village. Aucun bruit ni aucune lumière n’émanait de l’édifice. Étrangement, ma sensation désagréable liée à la présence du haut-mal n’avait pas augmenté alors que j’étais censé m’approcher du lieu source. À voix basse, Johanna intima l’ordre de se regrouper pour de nouveau leur montrer le portable :

— Il y a quelque chose d’anormal. Les coordonnées de cette église ne correspondent pas à celle que m’a envoyée le service de renseignements de l’Ordre. Il doit y avoir une autre église, plus au sud-est.

— Sur Googlemap je n’en vois aucune autre, fit remarquer les plus jeunes d’entre eux qui consultait son portable.

— Peu importe, suivons les coordonnées que je possède. L’entrée du souterrain donne dans un puits qui se trouve à l’extérieur de l’église. Cherchons ce puits.

Au fur et à mesure que nous nous dirigions dans cette direction, cette fois mon malaise augmentait. Je me rendis compte que celui de Johanna aussi, son visage devint blanc et ses yeux bleus bien plus pâles. Nous trouvâmes le puits à une centaine de mètres plus loin au sud-est du château. L’église était de construction récente, je suppose qu’autrefois une autre était construite près de là où se trouvait le puits. Mon mal-être en été au point de me donner des aigreurs d’estomac, il attestait qu’il s’agissait bien de l’entrée de la cache où se trouvaient des éléments du haut-mal.

— Ne t’en fais pas, tout va bien se passer. Reste derrière nous, nous allons entrer tout nettoyer d’abord, me dit l’un des membres de l’équipe en prenant ma lividité pour de la peur.

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