Partie 3

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Saviez-vous que l’on fait encore aujourd’hui de très bon carnet ? Des carnets très léger pour ne pas déformer les poches, avec un excellent papier, solidement relié et puis équipé d’un petit crayon. Vous voyez de quoi je veux parler ? Un outil pas très pratique à tenir en main mais si utile quand une idée vous passe en tête et qu’il vous faut la noter immédiatement.Quand on a une tête de linotte comme la mienne, c’est indispensable un carnet avec un petit crayon.

Ah, quel dommage que je n’ai pas penser à en conserver un sur moi. J’aurai ainsi pu noter toutes les merveilleuse idées qui me sont passé en tête.

Tout ceci est de la faute à ce vieux débris qui m’empeche d’accéder à mon papier et à mon stylo, un excellent stylo avec une tirette très pratique pour recharger le réservoir… Zip ! et vous voilà reparti pour noircir les pages d’une belle écriture. Mais comment aurais-je prévoir l’apparition de ce démon ? Allez mon ami, ne te laisse pas aller. Fais un effort. Essaie de te souvenir. Il était question de… non, non, non… ou plutôt de… NON.. Cela se passait à… À Quelle époque d’ailleurs cela se passait-il ? Oh ! quel malheur… J’ai tout oublié. AH ! … il me semble qu’une image me reviens… C’est… OH ? Comme c’est étrange. Mais de quoi s’agit-il ? Est-ce bien une fusée que je visualise là dans ma pauvre caboche ? Que vient-elle faire ici celle-la ? Cela ne me ressemble pas du tout. Une fusée ? Ma femme… Où est-elle d'ailleurs ? Ma femme saura certainement pourquoi j’ai cette drôle image qui me vient en tête. Une femme formidable avec une tête solidement attaché aux épaules. Pas comme moi ! Un vrai tête de linotte. Si seulement elle était ici, à mes côté, elle pourrait me dire ce que cette fichue fusée vient faire ici.

Vous ai-je déjà parlé de ma femme ? Non ? Vous en êtes sûr ? Il me semblez pourtant...

Nous avons vécu tellement d’aventures ensemble.

Une des plus fabuleuse fut celle que nous vécûmes lors de notre retour, après un long voyage sur Alpha du Centaure où nous avions rendu visite à un ami très cher… mais Je m’égard. Il s’en est passé bien d’autres avant cela. Commençons par le début plutôt. Vroum Vroum… Badaboum…

Cela débute à une époque où les nations sont impatientes d’en découdre. Le moindre prétexte est bon pour lâcher les bombes. Toutes si désireuse de prouver à leurs voisines qu’elles sont les plus fortes, les mieux équipées… les plus cinglées, oui !

J’étais alors un jeune scientifique, plein d’idéaux et grâce à la fortune que mon père me laissa à sa mort, je fit l’acquisition d’un château très loin de tout ce cinéma grotesque, une merveilleuse bâtisse avec des cheminées finement ouvragées et dans lequel, sans dire un mot à quiconque, je mis au point mon vaisseau.

À la veille de la guerre, refusant de participer à la boucherie, je partais explorer les confins du système solaire. Le voyage fut grandiose mais la solitude bien vite me pesa. Ni la vue des satellites de Jupiter, ni des anneaux de Jupiter, ni la splendeur … n’enjouaient plus mon coeur et Je décidais de rentrer chez moi vérifier si l’humanité ne s’était pas auto-détruite. Mon vaisseau éprouvé par ce long voyage, les réservoirs presque vide commençait à donner des signes d'essoufflement. Je dus me résoudre à faire une halte sur la quatrième planète. L’atterrissage ne se déroula pas parfaitement et mon vaisseau en souffrit gravement. Heureusement pour moi, j’avais aperçu pendant la descente une ville non loin du point où je me trouvais. Je décidais de m’y rendre et de tenter ma chance. La coeur sur la main, convaincu qu’une aussi fabuleuse cité ne pouvait être l’oeuvre que d’un peuple accueillant, Je me présentais. On m’accueillit comme un roi…

Pendant ce séjour, je fit la rencontre de Claralune, une jeune femme merveilleuse, fille du souverain qui régnait alors sur cette cité. Un jour que nous nous promenions dans les jardins du palais, alors que j’étais fatigué de parler des terriens et de leurs folies, je demandais à Claralune, l’histoire de son peuple. « Il y a bien longtemps de cela, débuta-t-elle. Alors que la Terre était encore peuplé des monstres terrifiant dont il ne reste certainement plus aujourd’hui que des os fossilisée, l’humanité avait atteint son apogée. Une civilisation où les richesses étaient également réparti, où la joie avait chassé les peines, où la souffrance n’existait plus. Malheureusement pour nous, la Reine mis au monde des jumeaux, deux êtres merveilleux parfaitement égale en beauté et en intelligence. Quand vint le jour que l’un ou l’autre prenne le pouvoir, le choix fut impossible à faire. Les hommes se divisèrent. Les uns prônaient qu’il fallait que cela soit le premier, les autres le second. Certains préconisaient que l’on tire au sort, d’autres que l’on choisissent un tiers. La guerre fut terrible et emporta tout sur son passage. Enfin quand il ne resta plus qu’un poignée d’entre nous, quand il fut évident que l’humanité disparaîtrait si rien n’était fait, nous jetâmes nos dernières forces dans un projet grandiose, un Arche fabuleuse. Moi-même et tous ceux qui vivent ici aujourd’hui sommes les descendant de ces survivants. »

Le vieille homme ne vient plus me rendre visite. Quel dommage ! Moi qui aimait tant ses histoires. Une fois que je m’étais fait à son aspect (il ressemblait à un vieille hibou déplumé et tout moisi) et que lui-même s’était fait à ma présence (cela avait été très long avant qu’il ne se décide à sortir de sa cachette et qu’il vienne à ma rencontre), nous avons passé ensemble de très agréables moments.

Il me racontait des histoires invraisemblables où les lieux, les époques, les personnages se mélangeaient dans un joyeux foutoir, un grand n’importe quoi... Et il les racontait avec une telle conviction que moi-même je doutais qu’elles fussent tout à fait fausses.

Je me sens bien seul aujourd'hui sans le vieil homme et ses histoires.

Devant moi, soigneusement posé dans son écrin, je regarde le beau stylo à plumes (un stylo de facture ancienne avec un sytème plutôt ingénieux) que le vieux s'était offert pour [...] et empilées autour de moi les ramettes de papier, un papier d’excellente qualité qui semblent attendre son retour.

Soudain, une idée me vient. « Et si je consignais les histoires que le vieille homme m’avait conté ? Cela occupera mon temps et peut-être qu'un jour cela fera-t-il plaisir à quelqu’un de les lire. »

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