ÉPILOGUE  (Le troisième monde)

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Victoire venait de terminer ses études de physique quantique appliquée. Elle avait obtenu haut la main, tous les diplômes requis pour entrer au centre européen de communications inter-dimensionnel. L’objectif de ce centre était de relier les trois mondes parallèles connus.

Ces trois mondes fonctionnaient indépendamment depuis leur origine. Cependant, depuis que les scientifiques de chacun des univers avaient mis au point des machines capables de communiquer entre elles, les trois humanités étaient sur le point de fusionner.

Il y avait peu de différence, en réalité, entre ces hommes et ces femmes. Ils étaient si semblables dans leur manière de vivre, que la jeune physicienne se demandait si ce n’était pas un seul et unique peuple qui avait été brutalement séparé et relégué, chacun dans une dimension incompatible avec les deux autres. Par qui et dans quel but ?

Le monde où la jeune savante avait vu le jour, avait connu d’immenses catastrophes humaines. On s’y était entretué jusqu’à ce que la fin de l’histoire se fit sentir et qu’il ne restât bientôt plus personne pour l’écrire. Et puis un jour, lassée de se complaire dans la barbarie, pour un peu de frontière ou pour s’accaparer les richesses de ses voisins, l’humanité décida de ranger les armes et ne les ressortit plus. Ce fut un tel bouleversement que tous les états fusionnèrent pour n’en faire plus qu’un. Enfin, l’humanité put vivre en harmonie avec elle-même et avec la nature. L’Eden était envisageable.

Son grand-père Marcel, lui avait parlé d’un autre monde, une dimension intermédiaire, ou les hommes ne pouvaient plus mourir, où ils étaient condamnés à vivre dans un univers souterrain, reclus, loin du jour, comme des parias. C’était de là qu’il venait, accompagné de sa fille, Luna. Marcel les avait poussés jusqu’à la clarté, elle et son compagnon Gaspard ; ce fut là qu’ils lui offrirent la vie. La petite Victoire avait vu le jour dans une ville en paix où on ne circulait plus qu’à cheval, sans polluer l’environnement, loin du brouhaha des machines à explosion.

Le travail de la jeune femme consistait à chercher les failles spatio-temporelles qui permettraient d’envoyer, d’une dimension à l’autre, des particules infiniment plus petites que les quarks, les neuro-particules. Cela nécessitait de puissants calculateurs quantiques, mais elle avait accès aux plus imposantes machines jamais réalisées sur la terre ! Son oncle, Bill Hawkins, un physicien hors normes, avait mis à sa disposition la totalité du parc de computers dont il avait la charge. Elle allait, probablement, bientôt ouvrir la porte de ce troisième univers qu’elle avait entrevu, au travers de ses calculs.

FIN...

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