ce que je veux
Qu’est-ce que je veux au plus profond de moi ?
Une question simple en apparence mais qui cache une profondeur dans laquelle je me suis plongée ces dernières semaines. Dès lors que l’on commence à réfléchir sérieusement à cette question, on finit par s’y perdre, peu convaincu par ses propres réponses.
Ce que je veux ?
Écrire.
Pourquoi ? Cette activité dévore mon temps comme s’il était infini, aspire mon énergie et me met sans cesse au pied du mur.
Pour être honnête, je ne sais même pas comment est né ce lien si particulier qui me relie à la littérature. J’étais si jeune, pas encore tout à fait capable de lire, et pourtant, j’aimais déjà écrire. Pas comme un enfant aime dessiner, chanter, danser ou jouer avec ses Playmobil non. C’était… Un sentiment indescriptible auquel je revenais sans cesse, d’années en années, entraînant parfois mes camarades de classe.
Aujourd’hui, écrire est un besoin aussi crucial que manger ou respirer. Les mots portent mes histoires, mes peurs, mes valeurs, mes rêves, tout ce que je suis. Je vis à travers eux et ils se nourrissent de moi, une symbiose parfaite à laquelle je serais incapable de mettre fin.
Si l’on m’enlevait toutes les raisons rationnelles que je me suis trouvée pour écrire, je continuerais d’aligner des mots presque machinalement. Si l’on me bannissait de toutes les plateformes, si l’on m’interdisait de publier, si l’on dénigrait mes textes avec hargne, je n’arrêterais pas.
Parce qu’un amas de lettres me fait vivre, et je vibre de les voir s’étaler devant moi, prolongeant ma pensée, Parce que ma voix n’est audible que sur le papier et que je pleure et ris en la laissant s’exprimer, parce que putain cela fait du bien de n’avoir aucun filtre et de simplement s’autoriser à exister !

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