Chapitre 2
Midi sonne, nous rangeons nos affaires d’histoire dans notre cartable et je n’ai qu’une hâte, découvrir ce qu’il se cache sous ce -1. Direction l’ascenseur avec mes quatre amis, l’heure de la révélation à sonner.
- Allez appuie Jeremy ! Me supplia Florian et son goût de l’aventure
- Oui ! Une seconde ! À peine le temps de lui répondre que François appuie sur le bouton.
- C’est parti pour de nouvelles aventures les gars, vous êtes prêt ?
- DING
Les portes de l’ascenseur s’ouvrit et nous sortions tous, nous voici arrivé dans le fameux étage de trop. Il fait très sombre à ce niveaux, nous décidons de mettre en marche nos lampes torche sur nos téléphone portable et d’avancer un peu.
Nous sommes dans un couloir, des toiles d’ araignées partout, des débris recouvrent le sol mais il fait trop sombre pour voir ce que c’est. Nous avançons à tâtons dans ce couloir sombre et nous arrivons dans un grand hall légèrement éclairé, je vois un interrupteur et je décide d’appuyer dessus. La lumière s’allume, et nous laisse voir un étage complètement abandonné, des morceaux de plafond sont effondrer par terre, la peinture des murs s’écaille, une table en bois est au milieu de ce grand hall, des chaises en bois usées traines par-ci par-là des couloirs sortent de nulle part,
- Puah, je m’attendais pas à ça ! Dis-je d’un ton surpris
- C’est clair, y’en a partout regardez y’a même des tags sur certains murs, on n’est pas les seuls à être venu ici
- Fallait s’en douter que d’autres personnes soit venues, on n’est pas les seuls à avoir pris l’ascenseur… Répondit Simon d’un air surpris.
- Venez voir ! Ce met à crier Florian déjà parti dans un des couloirs
Nous nous dirigeons dans le couloir, Florian est dans une salle de classe complètement abandonnée, des chaises sont renversées des tables en bois cassées, les murs sont piqués par l’humidité de la pièce, des cahiers sont encore sur les tables, le bureau du professeur est retourné et tagué avec le signe de l’anarchie sur le côté, des feuilles de classe tapissent le sol, je me penche alors vers l’une d’elle
- 1996 ! Vous imaginez, cet étage est abandonné depuis 1996 !
- Ouais c’est chaud mon gars, je n’imagine pas pourquoi c’est dans cet état ?
- Peut-être que l’établissement a pas le budget pour rénover ?
- Ouais où alors y’a eu un truc bien glauque et personne veux venir ici ! Répond Simon en rigolant
C’était des feuilles de français et d’histoire géographie, il y en avait partout ou presque, comme si une tempête avait traversé la pièce, des noms et des prénoms de tout horizon, remplies de poussière, de gravas, les élèves en prenaient plein les yeux.
Ils continuèrent leur vadrouille, changeant de pièce au fur et à mesure, jusqu’au moment où ils arrivent à un couloir allant à la cantine. Le chemin était sinueux, heureusement pour eux la lumière fonctionnait toujours, ce qui les aidait à parcourir le chemin
- C’est la cantine, c’est bizarre d’avoir deux cantines dans le même collège. Répondis-je doucement
- - Ouais c’est bizarre, mais j’ai l’impression que tout est bizarre ici ; répondit François en s’allumant une cigarette
- C’est clair que ce n’est pas net ici ! Rétorquât Florian
En arrivant dans la cantine, les tables et les chaises étaient toujours intactes, les murs n’étaient presque pas abimés, mais une chose tapait dans l’œil, une grande porte qui donnait sur la cuisine, avec écrit dessus « N’entrez pas là ! »
- Regardez !
- On ne devrait pas y aller en effet…
- Mais si, justement c’est ça l’aventure !
- Jeremy calme toi, déjà que tu as mal au pied, faudrait pas que tu tombes.
Je m’approchai de la porte, essayant de regarder par le trou de la serrure mais il y fait nuit noire. J’essaie d’ouvrir la porte mais c’est fermé à clef, je me mets alors en quête de la fameuse clef, je tourne et je retourne dans tous les coins, quand tout à coup en regardant derrière une table, je vois un trousseau de clef pleine de poussière.
- Je crois que j’ai trouvé la clef !
- Mais c’est écrit de pas entrer Jeremy… C’est sans moi ! Dit Simon en reculant
- Allez go mon poto ! Ouvre la porte ! Dit François en tirant une latte sur sa cigarette.
Je testai toutes les clefs, quand enfin la serrure s’ouvrit. François et moi entrons et éclaira la pièce à l’aide de nos téléphones. La pièce était immaculée, pas une miette de poussière, pas une seule toile d’araignée, tout était rangé, les meubles nettoyés, et sur un des murs du fond se trouvait des couteaux parfaitement propre accrochés.
- Ouah, je m’attendais à tout mais pas à ça.
- C’est clair, à croire que quelqu’un fait le ménage ici, obliger !
- Pourquoi ferait-on le ménage dans un étage complètement abandonné ?
- Bonne question François.
Il jeta sa cigarette sur le sol et l’écrasa avec sa chaussure avant d’avancer plus loin dans la pièce.
- Regarde, y’a un interrupteur, j’appuie ?
- Ouais, vas-y.
Sans attendre, François appuya sur le bouton, la pièce s’alluma, et le blanc des murs nous ébloui tous les deux.
- La vache !
Nous étions dans une pièce entièrement blanche, propre et entretenue, des gamelles et des couverts parfaitement rangés, des couteaux aiguisé à souhait, nous croyons un court instant avoir changer de bâtiment, pourtant non. Nous étions bien dans le sous-sol de notre collège, ce sous-sol repoussant et remplit de gravas complètement à l’abandon avait une pièce mystère, et nous venions de la trouvée.

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