chapitre 4

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Nous voilà pris au piège dans une pièce sans fenêtre, sans lumière et avec la peur au ventre. Comment est-il possible que l’ascenseur ait disparu ? Ainsi que la serrure de la porte ? Je n’y comprenais plus rien, mes amis et moi étions pris au piège dans cette pièce immaculée et nous ne savions comment en sortir.

- C’est de ta faute tout ça Jerem’

- Du calme les gars, les profs vont bien se rendre compte de notre absence et nous chercher, on ne va pas rester coincé très longtemps !

Tout à coup la porte s’ouvra, nous en profitons tous pour sortir mais un mot écrit sur une feuille accroché au mur nous stoppa dans notre fuite

- Regardez, un autre mot ! Dit Jimmy

- Il dit quoi cette fois ? Que nous sommes condamné à rester dans cet étage ? expliqua François

- Non, pire encore :

- « Vous ne pouvez plus sortir de mon étage, je vais vous traquer un à un, vous ne verrez plus le jour, je vous aurez tous. »

- Ouah, il ne rigole pas celui qui a écrit ça…

- Ouais, on ne devrait pas se séparer, restons ensemble et trouvons une sortie, y’en a forcément une quelque part. Répondis-je la boule au ventre.

Nous nous dirigeons alors vers le couloir principal, en quête d’une sortie et nous nous retrouvons dans une salle de classe plus grande que celles d’avant, des paillasse sont installées pleine de poussière, des béchers et des pipettes sont encore à disposition, c’était la salle de chimie. Au mur un grand tableau noir avec écrit en haut à droite « 12 Septembre 1996 » des tabourets étaient installés devant les paillasses, tout était recouvert de poussière, de toile d’araignées, les murs avaient la peinture qui s’effritait, des feuilles de classe trainais sur le bureau juste devant le tableau et le sol en parquet craquait sous nos pas.

- On trouvera pas de sortie ici…

- - Non c’est sûr, allons à côté .

Nous sortons de la pièce et allons dans celle d’à côté, c’était la salle de musique. Quelques instruments étaient sur le sol, une flute, un xylophone, dans le fond de la pièce une vieille batterie trônait fièrement parmi tous les gravats et la poussière, dans cette pièce il n’y avait pas de bureau ni de tableau noir, juste des chaises renversées, sans tables, les murs étaient dans le même état que les pièces alentours, la peinture jaune tombait en lambeau, mais toujours pas de sortie à l’horizon.

- On va jamais trouver de sortie si on reste tous ensemble, faut se séparer pour couvrir une plus large zone de recherche. S’exclama Simon

- Non je ne suis pas d’accord, moi je ne reste pas seul ici ! Répondit Jimmy d’un ton inquiet

- C’est simple, François, Jeremy et moi on cherche une sortie chacun de notre côté, et toi tu restes avec Florian, ça te va ?

- Oui, mais si il vous arrive quelque chose ? Tu as lu le mot toi aussi, on n’est pas en sécurité ici.

- Oui mais c’est la seule solution pour trouver plus vite une sortie. On n’a pas le choix Jimmy.

- D’accord…

Nous nous séparons alors pour trouver plus vite une sortie, Simon pris le couloir de gauche, Jeremy le couloir de droite, Florian et Jimmy continuèrent à faire le tour des salles et moi je parti dans le hall.

***

Simon parcourait les pièces vides sans s’attarder sur les détails, pas serein d’être seul parmi tout ce chaos, Il découvrit la salle de français et celle de mathématiques, quand tout à coup un bruit de pas s’approcha de lui.

- Les gars c’est vous ?

Aucune réponse.

- Si c’est vous répondez, faites pas les enfoirés !

Les bruits de pas se rapprochaient de plus en plus quand tout d’un coup, un homme apparu devant lui, vêtu d’un tablier blanc, de bottes en caoutchouc noires, et d’un masque chirurgical sur le visage. Simon n’a pas eu le temps de crier que l’homme au tablier lui fit un grand coup sur la tête, ce qui l’assomma.

L’homme au tablier était grand et musclé, il faisait au moins 1 mètre 90 pour plus d’une centaine de kilos, l’adolescent n’avait aucune chances devant un homme de cette envergure. Il attrapa Simon par un pied et le traîna jusqu’à la cuisine, une fois arrivé dans la cuisine et ne voulant pas salir le sol, il porta le jeune Simon encore évanouie sur son épaule et l’emmena dans l’arrière cuisine, le posa sur une chaise et l’attacha avec une chaîne solidement.

- Et de un.

Pendant ce temps François parcourait le hall, c’était un grand hall avec quelques tables et chaises en bois, un vieux baby-foot cassé et des cartables abandonnés dans les casiers donnaient un air de fin du monde. Il s’attarda sur des feuilles trainant au sol « Mélanie Gauthier, 6 ème B , anglais » il ne savait pas qui était cette Mélanie de sixième, mais il savait qu’elle avait eu des cours d’anglais. À côté de cette feuille se trouvait un carnet de correspondance appartenant à un certain Michel Bourjois de troisième, visiblement bon élève. Mais une question lui traversa l’esprit : pourquoi avoir abandonné ses affaires de la sorte ? Il n’avait pas la réponse à cette question, mais il continua sa chasse aux indices. Le hall donnait sur la cuisine par une porte, à peine le temps de se retourner que l’homme au tablier se dressa devant lui.

- Bon…jour…

Pas de réponse, pris par la peur, le jeune François reste figé sur place, facilitant alors l’attaque de l’homme au tablier. Pas de coup sur la tête pour le jeune homme, mais un chiffon imbibé de chloroforme sur le visage lui suffit à perdre connaissance en une fraction de seconde. Le jeune François, plus grand que Simon était un peu plus compliqué à transporté dans l’arrière cuisine, il le mis sur une chaise et comme son ami, fut enchaîner.

- Et de deux !

L’homme au tablier partit à la recherche des jeunes garçons, quand il entendit du bruit dans le couloir de droite, c’était Jeremy qui cherchait une porte de sortie. Ni une, ni deux, l’homme au tablier se mis discrètement derrière l’adolescent, et lui mis le chiffon chloroformé sur le visage puis l’emmena dans l’arrière cuisine, enchaîner à la chaise.

- Plus que trois, ça va ce compliqué…

L’homme au tablier parti à la recherche de Jimmy, Florian et Jeremy.

Jeremy était parti dans le couloir de droite, qui donnait sur une salle de sport abandonnée, le sol était encore plus poussiéreux que dans les autres pièces, certainement à cause du béton peint, des tapis étaient mis en vrac dans le fond de la pièce, une corde pendait du plafond, et des bancs étaient collés au mur principal. Une porte donnait sur des vestiaires délabrés, avec des douches collectives taguées de toutes sortes de dessin et des bancs cassés jonçaient le mur du vestiaire. En regardant autour de lui, le silence était roi, Jeremy était seul dans cette pièce immense, il pensait y trouver une fenêtre mais ce fut peine perdu, en rebroussant chemin, il tomba nez à nez avec l’homme au tablier.

- Qui est-ce ?

Toujours pas de réponse.

Jeremy ne chercha pas à comprendre et se mis courir en direction de la salle de sport pour se cacher, l’homme au tablier le suivait de près. Jeremy se cacha dans les douches sans faire de bruit se privant même de respirer pour être le plus silencieux possible, quand l’homme arriva dans la salle de sport il ne vit personne, prêt à faire demi-tour pour partir à la recherche de Jimmy et Florian, il entendit un léger bruit venant des vestiaires. Jeremy avait fait tomber son téléphone. Sans attendre, l’homme se mis en chasse, trouva alors Jeremy et se dressa devant lui

- Ahhh ! Se mit à crier l’adolescent, en essayant de s’enfuir en vain, l’homme sortit une pierre et frappa Jeremy au visage. Le jeune homme tomba sur le sol, et l’homme au tablier le pris dans ses bras pour l’emmener avec les autres.

Il ne resta plus que Jimmy et Florian, les deux amis étaient dans la salle d’anglais, des cartables étaient toujours sur les chaises, le bureau du professeur recouvert de copies à corriger, le tableau noir étaient tagué d’un dessin à peine reconnaissable.

- Ca va Jimmy ? Demanda Florian à son ami.

- Oui ça va, mais ça irait mieux si on sortait de là.

- Je m’en doute, mais y’a pas l’air d’avoir de sortie ici, on devrait changer de salle et retrouver les autres, peut-être qu’ils ont trouvés une sortie…

- Ouais, encore faut-il les trouver maintenant, j’avais dit qu’il fallait rester ensemble !

- Aller vient, on va aller à la cuisine, peut-être qu’ils sont là-bas.

Jimmy suivait Florian à la trace en direction de la cuisine, ils traversèrent le couloir rempli de débris, arriva au hall puis devant la porte de la cuisine.

- C’est bizarre y’a personne.

- Ils ont peut-être trouver la sortie ?

- Parce-que tu crois qu’ils nous auraient laissés là comme des cons ? Non.

- Bah ils sont où alors ?

- Je ne sais pas, allons voir dans la cuisine.

Les deux ados rentrèrent dans la cuisine, fouillant un peu partout jusqu’à trouver la porte de l’arrière cuisine.

- C’est quoi ce bordel ?!

- Jimmy sort de là, vite… !

À peine le temps d’avertir son camarade que l’homme au tablier assomma Florian.

Jimmy ce mit à courir sans trop savoir où il allait suivit par l’homme au tablier qui tenait une barre en fer dans sa main. L’adolescent couru aussi vite que possible, essayant de ne pas tomber

- Au secours ! À l’aide !

- Personne ne t’entendra d’ici gamin.

L’adolescent trébuchât sur une pierre et tomba tête la première vers le sol. L’homme au tablier se posta devant lui et en le regardant droit dans les yeux, lui mit un coup de barre en fer dans la tête. Il attrapa Jimmy sur son épaule et l’emmena dans l’arrière cuisine, en compagnie de Simon, Florian, Jeremy et François, tous enchaîner et évanouie sur une chaise.

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