Un meurtrier dans cet appartement ?!

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Jaconvish se retourne et dirige le propriétaire de la résidence vers Lily. Cette dernière le fait entrer et l’installe à la place qu’occupait plus tôt Elodie.

- Bien, j’aimerai savoir quelle était votre relation avec Monsieur Delmas et ce que vous avez fait cette nuit.

Henri Vidal est un homme âgé, que le temps a tassé mais qui n’en reste pas moins de grande taille. Il a les cheveux blancs, coupés courts et un regard bleu glacial qui observe avec dureté la jeune femme appuyée contre la porte.

- J’étais son propriétaire, et je dormais jusqu’à ce que l’on vienne m’arracher à mon lit avec ces sirènes stridentes.

Lily sourit devant la rapidité et l’efficacité de cet homme à se débarrasser de tout ce qu’il trouvait incommodant et dérangeant. Mais aussi au souvenir d’elle même tirée de sa couche par la sonnerie du téléphone.

- Bien, répéta-t-elle, ne vous êtes-vous pas levé et n’avez-vous pas entendu de bruit étrange. J’ai entendu que vous résidiez sous l’appartement de Monsieur Delmas, il est possible que vous ayez été dérangé par du bruit à l'étage. Vous me semblez sensible au raffut, comme le révèle le fait que vous ayez été dérangé par les sirènes dans la rue, déclara Lily non sans observer la réaction du propriétaire.

L’atmosphère s’alourdit. Même le tic-tac de l’horloge semble plus fort. Ce dernier plisse les yeux et elle pense qu’il va perdre patience et quitter la pièce sans lui adresser un mot de plus mais il lui répond sèchement:

- Non. J’ai vu sa bougie s’éteindre à deux heures quarante cinq. Il avait de drôle d'horaire pour partir au lit celui-là. Toujours à déranger le voisinage, ce jeune requin arrogant…

Lily lui sourit poliment et comprenant qu’elle ne tirera rien de plus de cet homme, elle lui ouvre la porte. Elle se tourne vers le bureau et regarde la lumière des réverbères briller par la fenêtre comme le rappel qu’elle devrait se trouver dans son lit à cette heure-ci. Elle entend l'inspecteur demander à Mathieu Cordier de se rendre dans le bureau. Quelques instants après, il entre dans la pièce. C’est un homme grand et élégant. Ses cheveux brun sont encore désordonnés par le sommeil et sous ses yeux noisettes il a de grands cernes violets. Il s’installe sans quitter la jeune femme des yeux avant de soupirer doucement.

- J’aurai quelques questions à vous poser, dit Lily. Je voudrais connaitre votre relation avec la victime et ce que vous faisiez hier soir et cette nuit répéta-t-elle pour la troisième fois.

- Nous étions collègues et nous nous entendions plutôt bien, je dirais même que nous étions amis. Nous sortions boire quelques verres parfois après le travail à l’agence, et hier soir il m’avait invité à dîner chez lui à dix-huit heures. Après ça je suis rentré chez moi et j’ai dormi jusqu'à ce qu’on me fasse appeler quand on a su que nous nous étions rencontrés hier soir.

La jeune femme incline la tête, et tapote du bout de son stylo son cahier.

- Vous dites que vous êtes rentré chez vous. A quelle heure ?

- Je me suis un peu attardé, j’ai quitté son appartement à vingt deux-heures trente-quatre.

- Et qu’avez-vous fait ensuite ? lui demande-t-elle.

- Je vous l’ai déjà dit je suis rentré et…j’ai dormi. Que voulez-vous que je fasse d’autre ?

- Je ne sais pas… peut-être un banal accident de bureau ? Un coupe-papier mal placé, ça arrive.

Mathieu Cordier blêmit devant cette accusation dissimulée et son masque d’assurance se fissure. Une ride se creuse entre ses sourcils mais avant qu’il n'ait pu ajouter quoi que ce soit, Lily poursuit:

- Ce que je trouve étrange Monsieur, c’est que vous vous souveniez de l’heure précise à laquelle vous êtes parti, mais pas de ce que vous avez fait ensuite. Intriguant, n’est-ce pas ? Savez-vous pourquoi il vous avait invité ce soir-là ?

- Je…je ne sais pas, bredouille-t-il. C’était la première fois qui m’invitait chez lui, il tenait à ce que je fête avec lui sa nouvelle promotion.

En disant cela, un muscle tressaute dans sa mâchoire et il sert le poing avant de rapidement se reprendre.

- Julien avait beaucoup d’ennemis vous savez.

Cette remarque inattendue attire l’attention de Lily.

- Savez-vous qui ? Qui pourrait lui en vouloir ? Avez-vous remarqué un comportement inhabituel chez lui, récemment ?

Un frisson parcourt l’échine de Mathieu, mais il ne dit rien. Lily note ce détail sans le commenter.

- Non, non je ne sais pas qui voudrait tuer Julien, et non je n’ai rien…dit-il dans un soupir avant de s’arrêter brusquement. Enfin si, pendant notre repas, je dirais une heure avant que je ne parte, une lettre a été glissée sous la porte de l’entrée. Il s’est levé, elle n’était pas cachetée et en a lu le contenu dos à moi avant de la ranger dans sa poche et de revenir s’asseoir à table. Il m’avait l’air… perturbé.

Lily est intriguée par l’apparition de ce nouvel élément dans le récit qu’elle inscrit rapidement sur le papier.

- Pourriez-vous retrouver où il a mis cette fameuse lettre par la suite? lui demande-t-elle pleine d’espoir.

Il hésita avant de lui répondre.

- Il l’avait mise dans sa poche il n’y a plus touché jusqu’à mon départ. Il était toujours habillé de la même manière quand on m’a fait revenir et qu’il était… mort. Alors soit elle est toujours dans la poche intérieure de son gilet, soit il l’a rangée après mon départ et je ne vous serais dans ce cas d’aucune aide.

La jeune femme ouvre précipitamment la porte du bureau et fait de même avec celle du salon en face, ignorant le hoquet de surprise de l’inspecteur et de Thomas qui se tenaient près d’elle. Le silence dans le salon est pesant. Sans un mot, elle traverse la pièce, ses talons résonnant sur le parquet. Ils se précipitent derrière elle alors qu’elle s’agenouille à la droite de la dépouille, fouillant délicatement la poche. Un sourire illumine son visage lorsqu’elle sent le bord pointu d'une feuille lui piquer le bout du doigt. Lentement elle sort l’enveloppe décachetée, comme l’a décrite Mathieu. Elle soulève les bords et retire un petit morceau de papier sur lequel un bref message est écrit à la main.

“Je passerai demain en fin d’après-midi pour récupérer mes affaires. Je ne resterai pas longtemps. Merci de ne pas être là. – Elodie”

L’enquêtrice se relève avec précaution. Thomas contourne le cadavre pour jeter un œil au papier, mais son pied se prend dans le tapis. Il manque de tomber et se rattrape au canapé in extremis, le souffle court.

- C’est pas vrai, Thomas ! s’écrit Jaconvish depuis le pas de la porte. Tu ne pouvais pas patienter un peu ? Non, il fallait que tu essaies de ruiner toute la scène de crime et toutes les preuves et indices avec !

- Inspecteur, calmez-vous, dit Lily. Pouvons-nous déplacer le corps ailleurs pour que je puisse avoir les suspects sur le divan ?

- Mais… et les indices Mademoiselle ? reprend Jaconvish.

- Je n’en ai plus besoin. J’ai déjà tout ce qu’il me faut.

Quelques minutes plus tard, le corps est envoyé à la morgue pour l’autopsie et les suspects sont réunis dans le salon, tous assis sur le sofa, sauf Monsieur Vidal, qui dit préférer rester debout même avec son âge. Personne ne parle. Elodie fixe le sol, Mathieu triture sa montre et Henri tourne en rond en ne cessant de se racler la gorge. Lily les observe un à un comme si elle tentait encore de sonder leurs âmes.

- Vous avez tous menti ou caché quelque chose. À des degrés différents, certes. Mais cela n’empêche qu’au moins une personne parmi vous a vu Julien Delmas mort avant que la police n’arrive. Monsieur Delmas est décédé ce matin entre deux heures et trois heures du matin, dans son salon, d’un coupe-papier enfoncé à l’arrière du crâne.

Elodie lâche un petit hoquet et les deux hommes ont le regard fuyant.

- Monsieur Cordier, commence Lily en appuyant son regard sur l'homme assis en face d’elle, vous avez dîné avec Monsieur Delmas seulement quelques heures avant sa mort. Vous m’avez dit avoir été invité ici pour la première fois hier, pourtant quand l’inspecteur Jaconvish vous a demandé de me rejoindre au bureau vous n’avez à aucun moment hésité et vous êtes directement dirigé vers la pièce. Vous n’avez pourtant pas précisé avoir quitté le salon durant le dîner. Je sais donc que vous y êtes venu, et ce, sans le propriétaire et que c’est vous qui avez dérangé tous ses papiers sur son bureau, lui qui était si organisé. Avez-vous remarqué que sa bibliothèque est rangée par ordre alphabétique et par couleur ? Monsieur Cordier inspire brusquement, tandis qu’Élodie Vernet lui lance un regard sévère.

- Vous quittez l’appartement à vingt-deux heures trente-quatre, mais vous revenez plus tôt dans la matinée, vers deux heures et demie. Vous entrez dans son bureau, vous dérobez un dossier qu’il doit rendre demain à votre agence. Vous voulez le discréditer, lui faire perdre sa promotion, pour qu’elle vous revienne. Mais… et encore un mais… vous entendez du bruit dans le salon. Vous prenez peur. En vous faufilant pour partir, vous découvrez le corps inanimé de votre rival, celui qui prend plaisir à vous humilier. Vous fuyez en courant, laissant la porte ouverte derrière vous.

- C’est faux ! s’écrie-t-il, rouge de rage, en pointant Lily d’un doigt accusateur.

Elle ne réagit pas. Son regard glisse vers Élodie.

- Vous savez bien que non, réplique calmement l’enquêtrice. C’est vous que vous essayez de convaincre, dit-elle sans le regarder. Élodie Vernet, ancienne amante de Monsieur Delmas et voisine de palier. Si ce crime venait de votre main, nous pourrions parler de crime passionnel ou vengeur. Vous tentez d’oublier l’homme qui vous a tant fait souffrir, mais vous revenez toujours vers lui, inévitablement. Vous acceptez de vivre comme sa voisine de palier, alors que le quartier regorge de panneaux “à vendre” et “à louer”. Vous ne pouvez vous empêcher de sortir la nuit, quand le sommeil vous fuit, pour vous poster sur votre balcon. Et vous regardez vers le sien, si proche, alors que vous vous obstinez à rester loin de lui. Mais vous ne m’avez pas dit que vous avez écrit ce message à Julien, glissé sous sa porte hier soir. Pourquoi ?

Madame Vernet frémit. Elle tente de cacher sa peur, mais ne réussit qu’à grimacer en croisant le regard de Lily.

- Je ne voulais pas cacher que j’avais écrit ce billet… mais quand j’ai compris que vous cherchiez un coupable, et que vous alliez supposer que je lui avais rendu visite plus tôt que prévu… j’ai pris peur.

Lily se tourne vers le dernier suspect, toujours debout, incapable de tenir en place.

- Et enfin, Henri Vidal. Le propriétaire de cette immense et somptueuse résidence.

Le compliment le prend au dépourvu. Son masque de glace tombe, il rougit.

- En arrivant, il y a quelques heures, j’ai déduis que Julien Delmas est agent immobilier grâce à sa carte de visite posée à l’entrée, mais aussi à l’enveloppe qui dépasse de sa boîte aux lettres, cachetée “The Connacht Registr”. Mais j’ai été surprise de découvrir plusieurs enveloppes identiques sur son bureau. J’en ai ouvert une. J’ai alors appris que Monsieur Delmas cherchait à acquérir cette résidence. Mais vous avez refusé son offre, plusieurs fois. Il est alors parvenu a trouvé une faille judiciaire dans votre bien par son agence.

Monsieur Vidal ne rougit plus de plaisir, mais de honte. Son orgueil s’effondre.

- Vous dites avoir vu la lumière s’éteindre depuis le troisième étage ? Impossible, reprend Lily d’une voix ferme. Quel propriétaire, surtout vous, n’irait pas rendre une petite visite à ses colocataires trop bruyants, alors qu’il a l’oreille si fine ? Vous étiez là. Devant la porte. Et vous l’avez fermé. Mais je ne peux pas affirmer si vous êtes entré pour vérifier que Monsieur Delmas se portait bien ou non. Après tout, ce n'était qu’un… comment avez-vous dit déjà ? Ah oui ! Un “jeune requin arrogant”.

Elle les regarde un par un. Leurs visages se décomposent, leur masque impassibles avec. Ils ne regrettent peut-être pas leurs gestes, ni leurs silences, mais ils comprennent que chacun est coupable. Complice d’un crime… qu’ils n’ont pas commis.

- Vous n’avez tué personne. Mais vous avez tous contribué à sa chute.

Tous sursautent. Même les agents de police.

- Mademoiselle Velaine… commence l’inspecteur. Vous dites qu’aucune des personnes présentes ici n’a tué Julien Delmas ? Il nous manque un suspect ?

- Non, répond Lily en reportant son attention sur le balcon derrière le canapé.

La porte ouverte laisse entrer un air tiède qui réchauffe la pièce. Elle s’avance, sort sur le balcon et s’approche de l'empreinte de chaussure avant de se pencher par-dessus la balustrade.

- Thomas ? Pouvez-vous descendre dans la cour et me chercher une chaussure, sûrement dissimulée dans les buissons là-bas, dit-elle en désignant l’endroit. Il hoche la tête et descend rapidement les escaliers. Lily se retourne vers l’appartement. Tous les visages sont tournés vers elle, perplexes. Elle sourit et revient à sa place devant le canapé.

- Hier soir, Monsieur Delmas a dîné avec Mathieu Cordier. Pendant le repas, il reçoit un message glissé sous sa porte : celui de Madame Vernet. Elle lui annonce qu’elle viendra demain chercher ses affaires. Vous envisagez sûrement de déménager loin de lui. Il le comprend. Mais il ne compte pas vous laisser partir aussi facilement. Vous l’avez humilié publiquement en rompant avec lui, en disant que c’était un homme mauvais. Vous avez entaché sa réputation, celle que tant d’autres admirent… comme Monsieur Cordier.

- Oui, peut-être, mais nous savons déjà tout cela ! s’agace ce dernier.

- Assurément, puisque vous étiez présents. Mais ce que vous ignorez, c’est ce qui se passe après votre départ. Ce qui le pousse à se retrouver dans l’état où vous le découvrez ce matin, en vous introduisant chez lui… Après votre départ, Monsieur Delmas est fou de rage. L’idée qu’Élodie Vernet veuille récupérer ses affaires pour ne plus jamais revenir le rend incontrôlable.

Des pas précipités résonnent dans les escaliers.

- Bien, poursuit Lily, Monsieur Thomas va pouvoir illustrer mes propos.

Il entre dans la pièce, essoufflé, le visage rouge, une chaussure blanche à talon plat dans la main.

- Pouvez-vous faire confirmer à Madame Vernet que cette chaussure est bien la sienne ? Thomas la pose sur la table devant elle. Élodie pousse un petit cri, lève un regard paniqué vers l’enquêtrice, qui l’observe calmement.

- Vous confirmez ? insiste Lily devant son silence.

- Oui… oui, c’est bien ma chaussure. Mais elle fait partie des affaires que je devais récupérer cet après-midi chez Julien.

- C’est ce que j’ai déduis aussi. Si vous voulez vérifier, l’empreinte sur le balcon doit correspondre.

Thomas reprend la chaussure, sort, et revient quelques instants plus tard pour confirmer.

- Après votre billet, Madame Vernet, Monsieur Delmas vous tend un piège. Ce n’est pas un meurtre, mais une mise en scène. Il veut signer sa disparition de votre main, en laissant des indices qui mèneront inévitablement à vous. Il y a deux tasses sur son cabinet : une de whisky, sa boisson habituelle, et une de thé, ce que vous buvez, comme vous me l’avez précisé plus tôt. Vous préférez le thé au café, ce qui est inhabituel de nos jours. Il met deux tasses en évidence pour faire comprendre qu’il n’était pas seul après le départ de Monsieur Cordier. Il débranche le téléphone, pour faire croire à une tentative d’appel à l’aide. Il pose un coupe-papier au sol, comme arme potentielle. Il prévoit de s’entailler légèrement pour simuler une agression. Il se douche, et se prépare à quitter l’appartement, laissant penser que le meurtrier s’est lavé pour effacer les traces. Le meurtrier se serait alors enfui par le balcon pour rejoindre le sien au même étage. Mais il laisse une empreinte, et sa chaussure se coince dans les rosiers avant de tomber dans la cour. Ainsi, Madame Vernet devient la principale suspecte. Pendant ce temps, Julien Delmas prévoit de disparaître et de vivre ailleurs sous le nom de Roman Lavelon comme le prouvent plusieurs papiers illégaux dissimulés dans un tiroir secret de son bureau, que Monsieur Cordier révèle en volant le dossier. Mais ce qu’il ne prévoit pas… c’est votre retour, Monsieur Cordier. Il sort de la douche, glisse votre billet, Madame, dans sa poche pour le déposer à son départ. Mais il entend du bruit dans son bureau. Il pense que vous venez vous venger. Il panique, tente de fuir, glisse sur le coupe-papier. L’angle de la lame exclut toute possibilité d’un coup porté par une main. Les gouttes de sang à côté de sa tête indiquent l’endroit de la chute. Le tapis plissé, sur lequel Thomas a trébuché plus tôt, montre qu’il a tenté de se relever. Il ne parvient qu’à se retourner, face contre terre. Son désir de vous faire tomber, Madame Vernet, se retourne contre lui. Sa mise en scène devient alors… son lit de mort.

Un silence lourd s’installe. Les suspects sont sous le choc. Aucun d’eux n’est le meurtrier, mais tous ont contribué à sa chute. Élodie Vernet blêmit. Elle comprend qu’elle vient d’échapper à une accusation fondée sur des preuves fabriquées.

- Je crois que tout est dit. Si vous voulez bien m’excuser…poursuit-elle.

Lily se détourne et se dirige vers la porte d’entrée. L’inspecteur Jaconvish sur les talons.

- Lily ! l’interpelle-t-il. Comment vous débrouillez-vous pour réussir aussi brillamment chaque fois ?

- Les détails, Jaconvish… les détails, répond-elle d’un air mystérieux en se retournant sur le palier.

- En tout cas, c’est toujours un plaisir de travailler à vos côtés. Puis-je vous offrir un café en bas de la rue ?

- C’est aimable à vous, mais je dois finir ma nuit que vous avez interrompu plus tôt.

- À une prochaine fois ?

- Certainement pas, non, lance-t-elle en descendant les escaliers.

- Vous dites ça à chaque fois, mais dès que je vous appelle, vous venez ! réplique-t-il en riant.

FIN.

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