Socialement acceptable
Ola ola qué tal ? Los compagneros del foromo de litteratur qué pero si ? No... Si ! Cambièn.
Personnellement, je n'ai jamais voulu être en dehors de la norme.
Quand j'étais plus jeune, je ne cherchais pas à m'habiller de façon excentrique, ni à bouleverser les codes, ni rien de spécial.
Essentiellement j'apprécie faire mon travail et garder l'esprit tranquille.
Et pourtant, j'ai malgré moi toujours été en dehors du groupe.
Pour des raisons qu'il me serait bien trop impudique de dévoiler comme ça, là, juste pour raconter un point de vue sur les normes sociales.
Et je continue, aujourd'hui, à ne pas apprécier quand je me retrouve dans un rôle spécial, avec des écrits dérangeants, à sentir que je divise, à me retrouver Diable, moi le pauvre pécheur.
Mais enfin, il y a plus important que moi.
Et c'est vraiment là dessus que se situe l'essentiel de mes intérêts, à savoir tout ce qui me dépasse, tout ce que j'aime.
Plus important, c'est sans doute les rêves. Ceux qu'on a en commun, en humanité, ceux qui font vibrer nos coeurs, ceux qui rendent le lien possible.
Si nous n'étions qu'atomes, délestés de toute communauté, nous ne pourrions pas même nous lire !
Évidemment nous partageons un monde commun, et des rêves aussi.
Et cela va bien loin, et cela englobe un peu tout.
Alors que vaut l'existence individuelle ? Et selon quelle métrique l'évaluer ?
Moi-même, quand est-ce que je suis content de ce que je fais ?
Eh bien il y a tout de même le coeur, l'esprit, et l'âme qui peuvent guider mes choix et canaliser ma volonté.
Et alors je ne décide pas tellement de bousculer ou non, d'être antisocial ou populaire. Je fais avec !
Il m'est arrivé d'être très populaire, très impopulaire, et bien sûr entre les deux. Chaque rôle ayant ses avantages et ses inconvénients.
Mais il s'agit surtout de vivre, d'aimer, ressentir, jouer, expérimenter...
Alors j'aurais pu développer le récit d'un homme acceptable qui rencontre une femme dérangeante, ou d'une reine qui s'éprend d'un gueux, ou tout autre conte dont la vie nous offre tant d'exemples.
J'aurais aussi pu mettre en avant les jeux de masques, qui nous font croire un narratif pour en cacher des milliers !
Relativiser certaines douceurs qui se changent en illusion, pour perdre bien des âmes fragiles dans les âpres tourments du monde.
Et puis raconter naïvement comment l'inacceptable peut devenir la norme.
Mais je préfère dire que ce n'est pas si important, que c'est secondaire.
La vraie vie est ailleurs !

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