Chapitre 1.1 « Je te cherche depuis si longtemps… »
Note De l'Auteur : lorsqu'il y'a trois astérisque (***) cela signifie un flash back et lorsqu'il y'a un petit tiré (-) cela signifie un changement de point de vue.
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« Je te retrouverai toujours… »
Tessa ouvrit brusquement les yeux. Encore ce même rêve obsédant. Elle se redressa dans son lit en se frottant les paupières, interrompant soudain son geste en découvrant des larmes sur ses mains. Elle… pleurait ?
« Un cauchemar… murmura-t-elle à voix basse, laissant échapper un souffle tremblant alors que ses doigts s'entrelaçaient nerveusement sur les draps froissés. »
Ses paupières battirent rapidement, comme si elle cherchait à effacer les images troublantes qui persistaient dans son esprit. La sensation d'oppression qui l'avait saisie dans son sommeil la tenaillait encore, et elle sentit son cœur battre un rythme irrégulier dans sa poitrine. Les détails du cauchemar semblaient s'évaporer lentement, mais une vague d'anxiété persistait, enveloppant son esprit d'une brume sombre. Elle essaya de chasser ces pensées en se redressant dans son lit, mais les souvenirs troublants se faufilaient insidieusement dans ses pensées, comme des ombres dans la nuit. Elle se leva péniblement et se dirigea vers la salle de bain, scrutant son reflet dans le miroir. Des traînées humides maculaient son visage, témoins d'une pluie de larmes ininterrompue. Appuyée contre le lavabo, elle tenta de recouvrer ses esprits alors que des images violentes lui revenait en mémoire.
Une pluie torrentielle. Le tonnerre. Des cris. Des larmes. Le désespoir. « Je t’aime ». Des coups de feu. Deux corps gisants au sol.
Sans comprendre pourquoi, ses larmes redoublèrent d'intensité. Comment un simple cauchemar pouvait-il la plonger dans un tel état ? Incapable de se calmer, elle ferma les yeux et tenta de contrôler sa respiration. Allez, Tess, une fois, puis deux, puis trois, et expire... Après de longues minutes, elle se regarda à nouveau dans le miroir. Ça allait mieux. Elle ouvrit le robinet et aspergea son visage d'eau pour se rafraîchir.
« Tess… c’est pas le moment de flancher ! s’exclama-t-elle en se tapotant les joues. »
Ce n’était pas inhabituel. Tessa avait toujours des réactions comme celle-là lorsqu’elle faisait ce genre de rêve. Mais qu’est-que c’était désagréable…
Elle entra sous la douche bien décidée à ne plus y penser, l'eau tiède ruisselant sur les carreaux. La vapeur commença à remplir la pièce, créant une atmosphère relaxante. Elle ajusta le robinet avec détermination, abandonnant derrière elle les cauchemars et les pensées qui l'avaient tourmentée toute la nuit. C’était sa première journée à la fac et elle ne voulait pas gâcher ça.
Le jet d'eau chaude caressa doucement sa peau, apportant un soulagement bienvenu aux tensions accumulées. Les gouttelettes d'eau glissèrent le long de son dos, formant de petites rigoles qui se perdaient dans le drain. Sous la cascade bienfaisante, elle ferma les yeux, se laissant emporter par la sensation apaisante. Les pensées tourbillonnantes qui avaient occupé son esprit commencèrent à se dissoudre, laissant place à une tranquillité bien méritée. Elle respira profondément, s'imprégnant du moment présent, déterminée à laisser derrière elle les préoccupations qui l'avaient tourmentée.
Tessa, de son nom complet Theresa Green, était une jeune femme de vingt-trois ans, débordante de charme. Sa chevelure brune encadrait son visage avec une grâce naturelle, ses mèches sombres s'entremêlant avec des reflets plus clairs. Ses yeux d'un bleu profond évoquaient l'intensité d'un ciel d'été sans nuages, révélant intelligence, curiosité et douceur. Sa silhouette, élégante et légère, se mouvait avec grâce. Son visage aux traits fins et à la peau chaleureuse exprimait souvent une douce réflexion. Derrière son sourire doux se dissimulaient parfois une nostalgie et une tristesse voilée, mais elle restait résolue à affronter ses démons intérieurs tout en cultivant une aura de force tranquille.
Tessa venait de poser ses valises à New York, après avoir passé toute sa vie en Angleterre. Cependant, son choix de s'installer aux États-Unis n'était pas motivé par un simple désir de changement. Elle ressentait avec conviction que c'était là, à New York, qu'elle trouverait les réponses à ses questions. Quelles questions exactement ? Elle n'en avait aucune idée, mais le besoin de le découvrir était ancré au plus profond de son être. Ce manque était comme un gouffre béant au fond de son cœur, insatiable et impossible à combler. Tessa n'avait jamais su l'expliquer, mais cette quête incessante l'accompagnait depuis aussi longtemps qu'elle s'en souvenait. Elle gardait ses tourments pour elle-même, n'évoquant presque jamais le fardeau de son mal-être. Les cauchemars hantaient ses nuits de manière persistante, comme s'ils tentaient de lui transmettre un message. Et elle ne pouvait plus supporter cet état d'angoisse permanent dans lequel elle vivait.
Elle avait donc réussi à convaincre ses parents de la laisser partir avec l’aide de son frère. Enfin demi-frère, mais frère quand même. Il y’avait eu une condition : si et seulement si elle habitait chez ce dernier. Tessa rigola en se remémorant l'accueil de celui-ci. Lorsqu'elle avait débarqué à New York, cet abruti n'avait rien trouvé de mieux que d'enfiler un costume de dinosaure et de l'attendre ainsi aux portes d'arrivée. À ce moment-là, elle n'avait eu qu'une envie... prendre ses jambes à son cou.
Mais c’était son frère, enfin demi-frère mais frère quand même et elle l’aimait.
En quittant la salle de bain, elle saisit une pince, attachant rapidement ses cheveux avant de s'habiller. Son style vestimentaire était une extension de sa personnalité, mêlant des pièces simples à des touches subtiles de sophistication. Pourtant aujourd’hui elle n’avait aucune envie de se mettre sur son trente-et-un. Un simple jean, un débardeur, son blouson en cuir et ses baskets suffiraient. Ce n'était qu'une rentrée, pas une soirée de gala, après tout. Et puis, elle n'avait pas vraiment envie de sortir, mais la rentrée était inévitable... Elle soupira bruyamment.
Des coups à la porte la tirèrent de ses pensées.
« Excusez-moi, jeune fille ! Vous risquez d’être en retard… tonna une voix.
- Quoi ?! s’étouffa-t-elle en attrapant son portable. »
7h45, Tessa écarquilla les yeux.
« Merde, Jom, tu aurais pu me réveiller ! s'exclama-t-elle en attrapant précipitamment son sac. »
Elle fourra son téléphone à l'intérieur avant de sortir de sa chambre comme une furie, passant devant Jom.
« Euuuh, bonjour ?!
- Ouais ouais, bonjour, mais tu aurais pu me réveiller ! bougonna la jeune femme. »
Le jeune homme leva un sourcil, adossé contre le mur du salon, une tasse à la main, torse nu. Tessa se tourna vers lui et s'arrêta net.
« Non mais sérieusement, tu pourrais enfiler quelque chose ! Entre nous, tu n'es pas du tout mon genre. s'offusqua-t-elle.
- Alors, premièrement : bonjour, as-tu bien dormi, frangine ? Deuxièmement, d'où as-tu vu que j'étais censé être ton réveil ? Troisièmement, dois-je te rappeler que je suis un peu très très gay ! soupira Jom. »
Cette gamine le désespérait, elle était vraiment infernale. Mais pour rien au monde il ne changerait sa petite sœur.
« Tu sais, y’a des jours où je me demande comment je fais pour vous supporter toi et Tam ! répliqua-t-il. »
Il marqua une pause, mimant la réflexion et continua :
« Ah oui ! J’vous aime et j’ai promis à papa et votre mère d’éviter de vous fracasser contre un mur quand vous êtes trop chiantes ! »
Tessa explosa de rire et lui donna un baiser sur la joue en lui soufflant un « je t’aime » rapide avant de sortir en courant de l’appartement laissant Jom retourner à ses occupations.
Partie 2 à suivre

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