Un agresseur fantôme

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Plus tard dans la journée, M. Axel, M. Bingley, le père Jacob et le professeur Michel furent dans le hall. Le professeur Michel était en train de raconter quelque chose.

  • … Ce que vous dites, professeur Michel, est très intéressant. Mais d’un point de vue chrétien, cela n’a pas de sens, dit le père Jacob.
  • Absolument. Et je vais vous expliquer pourquoi. Voyez-vous, nous devons nous tourner vers la science et faire preuve de plus d’ouverture d’esprit. D’anciens manuscrits indiens affirment clairement qu’il est possible de créer du Soma. Il nous suffit de formuler correctement les ingrédients, expliqua le professeur.
  • Professeur, imaginez un instant que la recette fonctionne réellement. Que se passerait-il si elle tombait entre les mains de personnes opportunistes ou mal intentionnées ? l'interrogea le père Jacob.
  • Excellente question, Père. Je sais que plusieurs hauts fonctionnaires allemands ont également financé des expéditions au Tibet pour trouver la formule du Soma.
  • Comment le savez-vous ?
  • J’ai reçu des conseils par plusieurs voies. Alors, qu’en pensez-vous ?
  • Je peux dire que le parti nazi allemand est… Pour le moins controversé.
  • Excusez-moi de vous interrompre, messieurs, mais j'ai également entendu dire que le parti nazi s'intéressait aux pratiques occultes orientaux et occidentaux. À votre place, Professeur, je serais très prudent… déclara M. Bingley.
  • Je suis d'accord, le parti nazi ne plaisante pas, dit le père Jacob.
  • Au fait, ça fait longtemps que je n'ai pas vu la Demoiselle Colette, Monsieur Victor ni Monsieur Mikhaïl. J'espère qu'ils vont bien, ajouta M. Bingley.

Tout à coup, un bruit violent fut entendu provenant du deuxième étage.

  • AU SECOURS ! Hurla Colette de sa chambre.
  • Oh mon Dieu ! Demoiselle Colette ! M'écriai-je.

Tout le monde alla dans la chambre de la Demoiselle Colette. Elle pleurait.

  • Mme Dufarci, que s'est-il passé ? L'interrogeai-je.
  • Quelqu'un m'a agressée !
  • Monsieur Victor, que faites-vous ici ?
  • Je descendais dîner quand j'ai entendu la Demoiselle Colette crier, alors je suis arrivé ici aussi vite que possible.
  • Merci, M. Victor, d'avoir aidé ma... Euh... Demoiselle Colette, ça va ? Demanda M. Bingley.
  • Oui, monsieur Bingley, j'ai juste... Un peu le vertige, dit Colette.
  • Mme Dufarci, avez-vous vu qui vous a agressée ? La questionna le père Jacob.
  • Non ! J'ai eu tellement peur !
  • Ne vous inquiètez pas. Nous découvrirons qui vous a fait ça, ajouta Victor.
  • Monsieur Victor, avez-vous vu quelqu'un sortir de la chambre de la Demoiselle Colette ? Dis-je.
  • Non, je ne l'ai pas fait, ce qui est étrange.
  • C'est le cas. Surtout que vous étiez le premier sur les lieux, déclara Axel.
  • Monsieur Axel, s'il vous plaît, dis-je.
  • Toutes mes excuses.
  • Il faut fouiller la pièce, on trouvera peut-être quelque chose d'intéressant. Mme Dufarci, ça vous dérange ? Dis-je.
  • Bien sûr que non.

Je trouvai un chèque de médicaments sur le bureau.

  • Je devrais poser cette armoire à pharmacie sur le canapé et regarder à l'intérieur.

Je posai le chèque de médicaments sur le canapé et commençai à regarder à l'intérieur.

  • Hmm, il semblerait que la seringue que j'ai trouvée dans la chambre du Dr Jean provienne de ce coffre. Je dois tout mettre en ordre et vérifier si la seringue convient.

Je mettai tout en ordre.

  • Ça lui va parfaitement. Et Mme Dufarci ?
  • Oui, Demoiselle Marie ?
  • En fouillant la chambre du Dr Jean, j'ai trouvé une seringue... Et ça rentre parfaitement dans votre armoire à pharmacie. Est-ce que quelqu'un d'autre a accès au coffre ?
  • Je ne suis pas sûre, mais je crois que quelqu'un était dans ma chambre hier... Pendant que j'étais en promenade...
  • Savez-vous qui c'était ?
  • Non, mais je crois que c'était le docteur Jean.
  • Merci, Demoiselle Colette… Ça n’a aucun sens. Le docteur Jean est en fauteuil roulant au deuxième étage...
  • Mme Hebert, pourriez-vous venir à la réception s'il vous plaît ? Je voudrais vous montrer quelque chose, dit Axel.

Je suivis Monsieur Axel à la récéption.

  • J'ai examiné les douilles que vous avez trouvées dans le jardin, déclara Axel. Il y a quelque chose qui cloche.
  • Que voulez-vous dire ?
  • Elles semblent très légères pour leur calibre.
  • Et qu'est-ce que cela signifie ?
  • Cela signifie qu'ils sont faits sur mesure. Ils ont donc probablement été tirés avec une arme fabriquée sur mesure.
  • Etes-vous sûre ?
  • Vous pouvez utiliser ma balance et constater par vous-même.

Je posai les douilles de balles sur la balance.

  • Vous avez raison, Monsieur Axel. Ils ont l'air bizarres.

Une voix derrière moi me faisait sursauter.

  • Qu'est-ce qu'il y a, Demoiselle Marie ?
  • Oh ! Mademoiselle Colette ! Je ne vous avais pas vue. Nous venons d'apprendre que les douilles trouvées près du Dr Jean sont fabriquées sur mesure.
  • En fait, je voulais vous parler de quelque chose de similaire.
  • Oui ?
  • Avez-vous vu le pistolet de Monsieur Victor ?
  • Non.
  • Il est fait sur mesure. Et quand j'ai crié pendant l'agression, Monsieur Victor est arrivé presque instantanément... Et… Il était avec le docteur Jean lorsqu’il a été tué.
  • Tellement de coïncidences... dit Axel.
  • C’est ce que j’essaie de dire. On devrait peut-être l’attacher, ou quelque chose comme ça ?
  • Non, ce n’est pas une bonne idée. Nous n’avons aucune preuve, mais nous devrions le surveiller de près, répondit Axel.
  • Je suis d'accord. Je veux revérifier la cave, dis-je.
  • Mais pourquoi ? C’est déjà assez effrayant ici ! s'exclama Colette.
  • Raison de plus ! Bonne nuit, ajoutai-je.

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