Mourir
Les mots calment mes tremblements à l'instar de la fumée que j'inhale,
Elle n'a pas encore fini de brûler que déjà, sa voisine me fait de l'œil,
Elle se met à nu et se déhanche pour me plaire,
Comme moi trop souvent, dans mes textes.
Je me transperce, je me transcende, ou du moins je le feins.
Pour moi ? Pour eux ? Pour vous ? Nous en demeurons incertains.
Il paraît qu'écrire tue, ronge et pire : encourage
La bête dans ma tête se nourrit,
L'écho de mon coeur couvre leurs moqueries,
Partout les "ah, ah" se multiplient,
Ils semblent tous se tenir prêts pour ma fin,
Alors que je n'ai pas encore débuté.
Et s'ils pensaient que c'était mauvais ?
Mes tripes se tordent à l'idée,
Quant à l'évocation d'arrêter,
Alors là, je les sens exploser.
Mourir d'écrire dites-vous ? Ce n'est pas pire que de mourir de rien du tout.

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