La Porte

14 minutes de lecture

Il y a des jours, on ne devrait pas sortir de chez soi.

C’était ce que pensait Bertrand devant sa porte qui ne voulait pas s’ouvrir malgré l’acharnement mis à essayer de tourner la clé. Il était sorti plein d’entrain pour aller acheter un nouveau jeu Switch mais à peine quelques mètres faits, il se souvint d’avoir oublié son portefeuille à l’intérieur. De retour devant cette porte blindée blanche recouverte d’une fine planche de similibois, impossible de faire le dernier tour de manivelle, la clé ne voulait pas aller plus loin.

« Et merde. »

Pendant cinq minutes, il essaya tout ce qui lui passait par la tête, mais malheureusement, il n’y avait pas grand-chose à faire. C’était un appartement situé au troisième étage et dont les balcons étaient injoignables sans être un casse-cou, ce qu’il n’avait jamais été.

Bertrand se résigna à appeler le premier serrurier qu’il trouva sur Google.

« OpenDoor, bonjour.

— Oui, bonjour. Je suis bloqué à l’extérieur de chez moi. La clé de ma porte ne veut pas faire le dernier tour.

— Bien, je vous envoie quelqu’un, il sera là dans vingt minutes. 

— Parfait, merci. Par contre, vous auriez une idée du prix ?

— 180 euros. »

Silence.

Serrurier : définition du vol légal, pensa Bertrand.

« Bien… je n’ai de toute façon pas le choix. »

Une heure plus tard, le serrurier n’était toujours pas là. Il avait envoyé un message disant qu’il arriverait bientôt mais sans plus de détail.

« Je te jure… tout ça pour mettre un bout de plastique entre la porte et le chambranle. » Assis sur les premières marches de l’escalier, il s’imaginait le discours qu’il allait entendre. Car la technique était connue, le serrurier arriverait alarmé et jouant sur la peur. Il dirait que cela serait difficile de l’ouvrir parce que c’est une porte blindée puis, il se souviendrait qu’il en a eu une exactement la même pas plus tard qu’hier et que cela lui a pris trois heures; que le mieux serait de faire le tour par le balcon et de casser une vitre, comme par hasard, il a un copain qui pourrait lui faire un bon prix !

« Ah vous n’avez pas de balcons accessibles, bon je vais essayer quelque chose, attendez. »

Alors comme par magie, il donnerait deux ou trois coups de pied. Il glisserait un plastique qu’il ferait remonter jusqu’au loquet biseauté de la serrure et hop, ouvert.

« Heureusement, j’y suis arrivé. Vous avez de la chance, cela aurait pu vous coûter plus cher, mais il faut remplacer la serrure. Malheureusement, votre modèle est un peu spécial mais j’en trouve à 600 euros. »

Heureusement, Bertrand n’avait pas de problème d’argent et ces prix faramineux ne seraient qu’un mauvais souvenir dans peu de temps. L’ennui venait de l’attente.

Clac.

Le bruit provenait de la porte. Un son interne et sourd émanant des entrailles, comme si un mécanisme venait de s’enclencher. Bertrand, au début, ne s’en souciait guère, à la ville les bruits étaient permanents, mais après quelques secondes, il s’espérait avoir de la chance. Peut-être était-ce le mécanisme qui s’était débloqué tout seul, peut-être était-ce dû à un changement de température, ou bien aux vibrations du tram qui passait non loin. Sans croire à l’incroyable. Bertrand attrapa sa clé, se leva et alla réessayer.

La jouissance le parcourut au moment même où la clé put exécuter le dernier quart de tour.

«  Yes ! »

Bertrand remit ses clés dans sa poche et rentrait chez lui tout content d’économiser 180 euros.

L’appartement était longitudinal, les pièces principales se connectaient toutes à un couloir blanc pauvre en décoration mais contenant quelques photos de couples et de bande d’amis en vacances. D’un côté : les salles de séjour et de l’autre les chambres. Car si Bertrand habitait seul, sans femme ni enfants, cet appartement l’avait accueilli, lui et ses parents, depuis ses plus tendres années. À tout malheur, bonheur est bon à prendre et si la perte de ses proches fut difficile, cet héritage le mit à l’abri d’acheter son propre logement.

Bertrand tapotait son GSM, il voulut rappeler le serrurier pour annuler, mais il n’avait aucun réseau, ni même de wifi.

« Allez ! C’est quoi maintenant ? Enfin dans le pire des cas, je ne paierai que le déplacement. »

Après avoir parcouru les dix mètres de couloir tête baissée, le salon-salle à manger s’étendait en face de lui. Tout de gris, les meubles et bibelots avaient un côté plus fonctionnel qu’élégant. Il y avait aussi une guitare dans un coin. Bertrand s’y était mis dans sa jeunesse mais arrêta très tôt, cette guitare ne lui appartenait pas mais toujours braqué sur son GSM, il ne l’avait pas remarquée. Pas plus que les grands posters de paysages et de bateaux punaisés sur les murs.

Ce fut une voix féminine qui l’interrompit.

« Mon coeur c’est toi ? T’as fait vite. »

Bertrand sursauta sur place. Assis sur le canapé, une femme assez jeune, probablement étudiante et dont les cheveux blonds reflétaient la lumière du soleil. Elle portait des lunettes et était habillée d’une chemise trop large pour elle ainsi que d’un legging.

Bertrand se figea, il ne savait quoi répondre. Il voulut interroger cette personne mais très vite il se rendit compte qu’il ne reconnaissait rien dans la disposition de son appartement. Il n’avait jamais eu de posters aux murs et à la place des étagères, il y aurait dû y avoir une bibliothèque. Autre exemple qui l’estomaqua : la guitare, il s’en était séparé il y a longtemps.

« Ça va ? T’as pris la farine au magasin ? » Demandait la jeune femme.

Bertrand avait les idées floues. S’était-il trompé d’étage sans faire exprès ? Par la fenêtre, il pouvait voir les ouvriers travailler à l’aménagement de la place. Il lui vint alors la réflexion suivante :

« Mais elle est finie depuis longtemps cette place ! ».

Bertrand fit demi-tour tout en disant machinalement « Je reviens » à cette dame qu’il ne connaissait pas. Son idée était de sortir vérifier le nom sur la sonnette à l’extérieur.

En passant devant le couloir, il examina les photos de groupes plus assidument. Il y avait là une bande cinq ou six amis qu’il crut reconnaître. Il y était aussi, se tenant en maillot de bain rouge sur la gauche.

Il réfléchissait tout en quittant la pièce.

« C’était en Grèce ça ? Il y a vingt ans. »

Il gardait la main sur la poignée, la porte était maintenant ouverte.

« Mais si. C’était à Paros avec André, sa copine, ainsi que Louis et… »

Bertrand se tenait sur le pas de la porte, celle-ci se refermait doucement dans son dos.

« Julie ? »

Ce groupe d’amis, cela faisait longtemps que Bertrand n’avait plus aucun contact. Ce qu’ils étaient devenus, il n’en savait guère et mise à part Julie, dont il avait un souvenir bien ancré dans ses fantasmes, cela lui importait peu. Il se rappelait des lunettes aux traits très prononcés et de la chevelure blonde.

« Non, c’est pas poss… »

Bang.

La porte venait de se refermer.

Bertrand, prenant son courage à deux mains, décida de sonner pour demander plus de précisions. Aurait-elle emménagé dans le même bâtiment que lui ?

Il appuya sur la sonnette. Un long « Driiiing » s’entendait à l’intérieur. Puis plus rien, aucun mouvement, aucun bruit. Hésitant, il voulait recommencer mais quelque chose l’en empêcha : le nom inscrit sur l’étiquette était le sien.

«  M’enfin ? »

L’homme était suspicieux. Il sortit la clé de sa poche et l’emboita dans la serrure, mais impossible de faire le dernier quart de tour. Il essaya plusieurs fois, mais rien n’y fit, quand son GSM sonna.

« Monsieur, le serrurier OpenDoor ici à l’appareil. Juste pour vous dire que je termine avec un client. J’en ai plus pour longtemps puis je passe chez vous.

— Euh… Oui d’accord. Bien. »

Bertrand était un peu hébété. Il ne comprenait pas ce qu’il se passait. Après avoir encore une fois essayé de tourner la clé sans succès, il décida de descendre tout en bas de l’immeuble. Il alla même jusqu’à vérifier l’état de la place publique devant son immeuble. Elle était bien finie et piétonnière. Enfin, il remonta les trois étages pour arriver devant sa porte. Elle était toujours aussi blanche, avec à côté une petite sonnette qui portait son nom.

De nouveau Bertrand sortit sa clé et l’enfourcha, non sans une once d’espoir qu’il s’agissait simplement d’une erreur d’étage. Mais la réalité le ramena à la raison, la serrure était toujours bloquée, impossible de faire le dernier quart de tour.

« Pffff. »

Il enleva la clé et se retourna mais à peine eut-il le dos tourné qu’il entendit un bruit rond et étouffé.

Clac.

Cela venait de nouveau de la porte. Septique, Bertrand hésita un instant, puis décida d’y aller quand même. Il enfourcha la clé et, après une grande respiration, fit le dernier tour sans souci. La porte s’ouvrit et Bertrand y rentra sur la pointe des pieds, un brin inquiet de ce qu’il pourrait y trouver.

Sur les murs, les photos avaient maintenant changé, elles ne montraient plus des amis proches mais des portraits d’un couple visiblement marié avec deux enfants. Aucun doute que la femme était Julie, mais alors, l’homme un peu rond tenant sur ses genoux un des gamins devait être lui.

Bertrand continua son avancée jusqu’à la pièce de séjour. Elle était remplie de jouets d’enfant en bas-âge et autres carpettes multicolores. Deux bambins s’y amusaient. Le premier, encore bébé suçait un hochet rond au milieu de la pièce, le second devait avoir trois ou quatre ans. Il avait les traits prononcés de son père. Bertrand se mit à avoir les yeux humides. Était-ce cette vie qu’il aurait eue si c’était lui qui était sorti avec Julie au lieu de Louis ? Était-ce la vie qu’avaient Julie et Louis maintenant ?

Quand le plus âgé des gamins se retourna, il cria « PAPAAA » avant de se lancer dans ses bras. Bertrand l’attrapa par réflexe et le souleva mais ne disait mot. La sensation de la tête de son fils contre son torse le remplissait d’émotion à tel point qu’il dû se forcer à respirer.

« Où est maman ? parvint-il à dire.

— Je suis là. »

Vêtue d’un tablier taché, sur lequel l’inscription « Je suis la chef » était apposée, la jeune femme blonde, qui maintenant devait faire trente ans sortait de la cuisine. Elle l’embrassa sur les lèvres avant de prendre le petit.

« Qu’est-ce que t’as ? demanda-t-elle. Tes yeux sont rouge.

— Oh rien, une allergie. Cela passera. 

— OK. Dis, tu pourrais aller chercher de la farine au magasin d’en bas, pour qu’on fasse le gâteau tous ensemble. Je viens de vérifier et j’en ai plus assez. »

Mais Bertrand resta bouche bée quelques instants. Il venait de comprendre que son fantasme était devenu réalité. Non seulement il avait épousé son amour d’enfance, mais en plus, il avait eu avec deux admirables petits garçons. Plus que cela, cette vie semblait faire de lui un être épanoui, loin de ce travail de bureau à tapoter sur une machine des inepties et répondre au téléphone à des managers demandant toujours plus. Plus rien d’autre que du bonheur lui traversait l’esprit.

« Tu veux bien y aller maintenant, lui redemanda-elle ? 

— Quoi ? Oh oui. Tout de suite. » Et Bertrand salua le gamin que Julie tenait d’une main. Il caressa la tête du bout de chou et se dirigea tout joviale vers la porte d’entrée de l’appartement. Il imaginait déjà l’amusement qu’allait lui procurer l’activité de cuisiner tous ensemble, à tenir son fils dans ses mains et le soir venu, à aimer sa nouvelle femme. Il pensait encore à tout cela quand il fut sur le pas de la porte et que dans son dos, elle se ferma.

Bang.

D’un coup, il en prit conscience.

« Oh non, pas ça ! ». De colère, il forçait la poignée mais la porte ne s’ouvrait guère. Il plongea sa main dans sa poche et en sortit la clé, l’enfourna dans le loquet mais le dernier tour ne se faisait de nouveau plus.

« AAAAAAAAAHHHHHH ». Son cri de douleur résonnait dans toute la cage d’escalier.

« Allez, ouvre-toi connasse de porte… » mais rien n’y faisait. Bertrand se sentait stupide d’avoir laissé passer sa chance, deux fois.

Son GSM sonna, un message du serrurier.

« Je suis en route pour chez vous. Il me faudra vingt-trente minutes. »

Une fois qu’il se rendit compte que ses espoirs seraient vains, Bertrand alla s’asseoir sur les marches d’escalier tout en fixant des yeux la serrure. Maintenant, il n’attendait qu’une seule chose : ce « CLAC » typique qu’il avait entendu deux fois auparavant. Et dix minutes plus tard, le bruit sourd et interne provenant de l’intérieur même de la porte mit en joie Bertrand. Ni une ni deux, il se précipita à l’intérieur de son appartement, courant à toute hâte vers la pièce de séjour principale. De nouveau la décoration était différente.

La première chose que remarqua Bertrand était l’extérieur, la place avait enfin la statue qu’il avait l’habitude de voir depuis des années. Il n’y avait plus de jouets ou de tapis, ni même de biberons. À la place, deux gamins qui devaient avoir aux alentours de treize ou quatorze ans assis autour de la table de la salle à manger. Julie y était présente aussi. Ses rides autour du cou faisaient dire qu’elle devait avoir quarante ans, pareil âge que le sien.

« Cela aurait été ma vie ? Non, maintenant, c’est ma vie. »

Pendant quelques jours Bertrand passait du bon temps. Si seulement vingt ans plus tôt, il avait osé un peu plus. Il profitait des enfants, il profitait de son couple et il profitait de sa famille. Mais mettre le pied dehors était sa seule limite.

Il y avait réfléchi et avait remarqué que chaque fois qu’il sortait dix ans s’écoulaient. Si au début, Julie ne posait pas de questions, l’annulation d’un petit resto, ou bien même ne plus vouloir aller faire les courses commençait à soulever des interrogations. Au bout de six jours, il dut raconter à Julie qu’il avait peur de ressortir maintenant, prétextant une altercation lors de sa dernière promenade à l’extérieur. Elle n’avait pas rigolé, ni même souri. Elle avait trouvé cela plutôt attendrissant et le lendemain, elle lui prit la main pour qu’ils avancent et affrontent cette épreuve ensemble.

Bertrand se sentait acculé, devait-il la repousser ? Impossible. Mais il se disait que s’il était dehors avec elle et que la porte se bloquait de nouveau, elle aussi serait coincée, alors, bien que sur ses gardes, il décida finalement de l’imiter.

Julie passa le ponton en premier. Bertrand, les yeux fermés, suivait lentement.

« Tu vois, c’est un bon début ».

Bertrand ouvrait les yeux. Sa femme et lui attendaient l’ascenseur. Il sourit, ses craintes s’étaient dissipées, jusqu’à ce qu’il entendit la porte se refermer dans son dos. Un « Bang » bien connu de ses oreilles. Bertrand se retourna, quittant du regard Julie. Il fixait la serrure mais cela n’avait plus d’importance dans son esprit, il semblait que la malédiction était passée et qu’il pouvait rester autant de temps qu’il voulait avec elle dans cette nouvelle vie.

Quand il décida de la regarder à nouveau, elle avait disparu.

Sa main, qui il y a encore trente secondes tenait une main féminine, s’étendait dans le vide sans aucun autre contact que l’air.

Alors il comprit. Rien de ce qu’il allait vivre dans cet appartement n’allait sortir de là. Il prit un air déçu et ne tenta même pas de la rouvrir, il savait qu’elle serait bloquée.

Bertrand alla s’asseoir sur les marches comme à chaque fois. Beaucoup de choses passaient par sa tête. Elle aurait cinquante ans à peu près et les enfants vingt-trois.

Son GSM sonna. Un numéro masqué.

« Monsieur Bonjour, OpenDoor à l’appareil, je suis en bas de votre immeuble. Pourriez-vous m’ouvrir ? »

Je l’avais oublié celui-là.

Bertrand ne savait pas quoi faire. Devait-il le renvoyer chez lui ?

« Ah oui, j’ai oublié de vous prévenir, mais en fait, je n’ai plus besoin de vous. 

— Ah bien. Mais vous devez au moins payer le déplacement.

— Quoi ?

— Oui c’est la règle. 30 euros.

— Bon je descends, j’arrive. »

Bertrand voulut se dépêcher d’aller régler ce voleur. Il ouvrit la porte de l’ascenseur avec force qu’il aurait pu ne pas remarquer le bruit sourd qui avait fait son bonheur jusqu’à maintenant.

L’homme fit marche arrière, utilisa sa clé, attrapa la poignée la porte, tourna et poussa. Il s’attendait à retrouver son amour.

Malheureusement, à peine les quelques mètres parcourus, l’ambiance de la pièce lui donnait un frisson dans le dos. Il y avait là beaucoup de monde : des amis dont les têtes lui disaient quelque chose, mais beaucoup dont les visages lui étaient inconnus. Peu d’enfants. Il reconnut tout de même les deux siens qui devaient avoir un peu plus de la vingtaine maintenant. Leurs visages s’étaient un peu allongés avec l’âge mais les traits étaient parfaitement identifiables.

Enfin tous les gens étaient tristes et habillés de noir.

Bertrand ne comprit pas tout de suite. Il lui fallut attendre qu’un individu vint lui mettre la main sur l’épaule et lui soufflant à l’oreille, « Mes condoléances » pour que la situation devienne clair.

Julie était morte d’une maladie horrible.

Il décida de ne pas rester longtemps car cette vie-là, il ne la désirait pas. Il prétexta vouloir prendre l’air, il sortit de la pièce, puis de son appartement.

Il attendit que la porte soit bien refermée et que le bruit « magique » résonnât dans toute la pièce. Avait-il envie d’y retourner ? Qu’y aurait-il ? Une pièce vide sans enfants ni femme ?

« Monsieur Bertrand ? »

La voix provenait des escaliers. Un jeune homme blond en salopette, tenant une mallette d’une main et un pied de biche de l’autre, posait son pied sur la dernière marche.

« Je suis le technicien d’OpenDoor, une de vos voisines m’a ouvert en bas.

— Ah oui, euh… je dois vous payer, c’est cela. »

Bertrand cherchait dans ses poches son portefeuille mais très vite se rendit compte qu’il l’avait tout simplement oublié sur son bureau.

« Ah oui, mon portefeuille est à l’intérieur ».

Machinalement il prit ses clés et essaya d’ouvrir la porte mais celle-ci refusa.

Bertrand se sentait con sur le moment.

« Je pense que vous allez pouvoir l’ouvrir pour finir. »

Il se passa bien dix minutes, mais avec un peu de force et un bout de plastique solide, l’ouvrier réussit à ouvrir la porte. Bertrand hésitait à rentrer de peur de ce qu’il pourrait découvrir, mais il ne trouva que son appartement, rien de plus.

Le serrurier, tout ravi d’avoir travaillé seulement quelques minutes, réclama son dû s’élevant à 180 euros. Bertrand n’était ni amer ni rageux, il voulait simplement que ce dernier s’en aille, ce qui fut fait assez vite.

Il s’installa dans son canapé et après quelques instants de réflexion, chercha sur internet ce qu’était devenue Julie. Il trouva rapidement un numéro de téléphone.

Prenant son courage à deux mains, il décida de le composer.

Cela avait sonné plusieurs fois avant qu’une voix féminine ne réponde.

« Julie, c’est Bertrand, je sais pas si tu te souviens de moi.

— Bertrand ? Si très bien, justement je pensais à toi.

— Ah bon.

— Oui, une histoire de farine.

— :-D »

Annotations

Versions

Ce chapitre compte 1 versions.

Vous aimez lire elekis ?

Commentez et annotez ses textes en vous inscrivant à l'Atelier des auteurs !
Sur l'Atelier des auteurs, un auteur n'est jamais seul : vous pouvez suivre ses avancées, soutenir ses efforts et l'aider à progresser.

Inscription

En rejoignant l'Atelier des auteurs, vous acceptez nos Conditions Générales d'Utilisation.

Déjà membre de l'Atelier des auteurs ? Connexion

Inscrivez-vous pour profiter pleinement de l'Atelier des auteurs !
0