Cette fille
Il y a une personne que j’admire pour une raison toute simple : elle rend les choses plus légères rien qu’en étant là.
Elle n’entre jamais dans une pièce comme une tempête, plutôt comme une fenêtre qu’on ouvre. On respire mieux sans trop savoir pourquoi. Elle a ce talent rare de parler avec ses yeux autant qu’avec ses mots : quand elle écoute, on se sent vraiment écouté, comme si le reste du monde avait mis pause juste pour vous.
Elle rit facilement, mais pas n’importe comment. Son rire n’est pas bruyant pour prendre de la place ; il est contagieux, discret au début, puis impossible à ignorer. C’est le genre de rire qui vous surprend vous-même, celui qui vous échappe alors que vous étiez sérieux il y a deux secondes.
Ce que j’aime le plus chez elle, c’est sa manière d’être forte sans jamais chercher à le prouver. Elle doute parfois, bien sûr — et heureusement. Mais même dans le doute, elle avance. Pas toujours vite. Pas toujours droit. Mais toujours avec une honnêteté qui force le respect.
Elle remarque des détails que les autres oublient : une voix un peu fatiguée, un silence trop long, une joie qu’on n’ose pas montrer. Elle n’essaie pas de réparer les gens. Elle reste avec eux. Et parfois, c’est encore plus précieux.
Si je devais la décrire en une image, ce serait une lumière douce en fin de journée : pas aveuglante, pas spectaculaire, mais exactement celle qu’on espère quand on rentre chez soi.
Et rien que pour ça, elle mérite d’être admirée.

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