Ce que je veux
Ce que je veux, au plus profond de moi, ce n’est pas quelque chose que j’ai trouvé dans un livre ou dans une conversation. C’est quelque chose qui m’a frappée un jour, presque par surprise, comme si la vie avait décidé de me souffler un secret.
C’était au Portugal. Je marchais vers la plage, le soleil encore bas, l’air salé, les vagues qui se brisaient doucement. Et puis je les ai vus. Des caméras, des câbles, des acteurs, des techniciens qui couraient partout. Un tournage. Un vrai. Pas un décor, pas un rêve, pas une scène inventée. Un tournage, là, devant moi.
Je me suis arrêtée. Je les ai regardés travailler, répéter, recommencer, ajuster la lumière, replacer un accessoire, murmurer des consignes. Et plus je les observais, plus quelque chose en moi vibrait. Un petit quelque chose que je n’avais jamais ressenti aussi fort. Comme un battement, un appel, une évidence.
Ça peut paraître comme un conte de fées, je le sais. Mais ce jour-là, sur cette plage du Portugal, j’ai compris. J’ai su que je voulais être réalisatrice. Que je voulais créer des mondes, raconter des histoires, faire naître des émotions. Que je voulais être derrière la caméra, là où tout commence.
Depuis, ce désir ne m’a jamais quittée. Il me suit, il me pousse, il me construit. Ce n’est pas un caprice, ni une idée passagère. C’est ce qui reste quand j’enlève tout le reste. C’est ce qui me ressemble le plus.
Et si un jour j’arrive au bout de ce rêve, si un jour je me tiens sur une scène, une récompense dans les mains, je crois que je dirai simplement :
« Tout a commencé un matin, sur une plage au Portugal… et aujourd’hui, ce rêve que j’ai vu naître dans le sable, je le tiens enfin entre mes mains.

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