08h35

Une minute de lecture

La serviette moelleuse glisse sur son visage en sueur, puis dans ses cheveux humides.

Elle la laisse ensuite tomber sur la flaque sous son bureau dans un mouvement contrôlé.

Puis se rassoit d’un geste mesuré malgré sa respiration encore vive.

Sa plume se met rapidement à gratter le papier avec douceur.

« Les savants te nomment terranius, mais on préfère terranus. »

« Petit insecte vert, allongé sur deux centimètres. »

« Tes yeux noirs présentent une subtile touche verdâtre. »

« Sur ta carapace plus dure que l’acier sont attachées de petites pattes ainsi que de fines antennes. »

« Ta bouche s’ouvre jusqu’à cent quatre-vingts degrés et possède des dents acérées. »

« Ta nourriture se compose de végétaux et d’insectes morts. »

« Tu les transformes en engrais fertiles sans digestion. »

« Créant une substance qui double la qualité et la quantité de nos récoltes. »

« Excepté les zones désertiques et glaciales, tout lieu te convient, pour cohabiter avec les tiens. »

« Je te laisse te reproduire, cher ovipare asexué, qui vis près de dix années. »

Linda retrempe sa plume dans l’encrier et pendant son geste un souvenir vague me revient.

Il me semble que Mirina parlait régulièrement des terranus.

Elle disant qu’ils régleraient les problèmes d’agriculture et des régions environnantes.

Linda sourit en nettoyant sa plume.

— Bien, ce n’est pas trop mal.

Sa voix est enthousiaste.

Je ferai mieux de nettoyer ce bazar avant que les gens ne commencent à arriver…

Elle se lève et ramasse la serviette trempée…

C’était vraiment super agréable…

Me voilà à réfléchir de nouveau à la signification du nombre quatre…

Quel était le contexte…

Il me semble qu’on discutait avec Mirina de la possibilité de lire dans les pensées…

Elle avait parié que c’était possible par une analyse corporelle.

Voilà pourquoi il m’est possible de lire celle de mes hôtes, mon accès complet à leurs sensations.

Ma conscience fait sûrement le traitement du flux.

Après tout, le cerveau est composé de cellules nerveuses et gliales.

Bien que ma propre matière me soit inconnu, elle existe forcément.

Si elle se rattache aux neurones, lire dans les pensées devient possible.

Ses sensations s’effacent et mes perceptions se connectent aux sens de Michel.

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