10h39
Son pied gauche s’enfonce légèrement dans le sable humide et poisseux.
Sa main droite suit la paroi recouverte de lichen.
Difficile d’avancer… et je sens des insectes me monter sur la main.
Le sol irrégulier rend la marche difficile et chaque pas se fait lentement.
Ses doigts s’imprègnent d’une texture froide et gluante.
On dirait qu’il y a quelques araignées non loin.
Il plie les genoux pour éviter de heurter le plafond. Son maillot s’accroche dans une roche pointue.
C’est bon, je ne l’ai pas abîmé. Enfin, je devrais aussi m’inquiéter pour ma tête.
Une goutte d’eau touche son épaule droite et attire son regard.
D’autres claquent sur les roches autour de lui avec un rythme lent est répétitif qui le font soupirer.
Super, une douche gratuite… Dommage, je n’ai pas pris mon savon.
Il descend une légère pente en assurant la posture de ses jambes.
Sa lanterne, fixée à son sac, projette une lumière tremblante sur les murs ruisselants.
La réflexion dessine des ombres mouvantes aux formes variées.
Il tire rapidement un foulard sur son nez et inspire faiblement.
Cette odeur de moisie me brûle les bronches.
Après plusieurs mètres, seule la pierre recouvre le sol. Sa marche devient plus assurée.
Bon, un passage un peu plus agréable… J’aurais juste dû m’être un pull léger.
Un froid humide se répand. Il tremble, mais l’ignore en serrant les poings.
Brusquement, un bruit sourd provenant du plafond lui fait lever son regard…
Il pousse sur son pied gauche et recule juste avant qu’une stalactite ne se fracasse sur lui.
Il expire et rabaisse son foulard légèrement.
J’ai intérêt à être prudent… Personne ne m’avait dit qu’il pleuvait des stalactites.
Il franchit les gravats avec prudence.
D’un pas confiant, il continue de descendre, les firins éclairent la grotte en plus de sa lanterne.
Heureusement que j’ai de super petits alliés.
Soudain, de légers craquements se produisent sous ses pieds.
Son regard se fixe sur le sol couvert d’ossement divers. Il se baisse et observe avec attention.
Il ne semble pas humain…
On dirait des ossements de chevaux, mais, mieux vaut rester prudents.
Dans tous les cas, sans même parler des géomorphes, ce lieu n’est pas hospitalier.
Avec calme, Michel s’étire un instant.
Il récupère la serviette dans son sac et s’essuie tranquillement.
J’ai complètement oublié de la rendre à Mizuki… Bon, on verra plus tard.
D’un pas serein, il reprend sa marche en gardant un œil attentif.
Ses sensations s’effacent et mes perceptions se connectent aux sens de Mizuki.

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