10h50
Le passage est extrêmement étroit, aucune chance que je passe avec mon sac sur le dos.
Il recule, pose son sac et le tient sur le côté face à lui. Ses épaules frottent les parois rocheuses.
Il s’enfonce difficilement. Ses bras rappent la pierre et laisse de légères marques rougeâtres.
J’aurais peut-être dû regarder s’il n’y avait pas d’autre chemin…
Après un moment, il finit par se dégager. Il respire vite, mais garde la bouche fermer.
Plusieurs minutes s’écoulent. Devant lui, une large crevasse au fond noir.
Bon, il semblerait que tomber ne soit pas une bonne idée…
Sur sa droite un ruisseau clair s’élance en cascade depuis la voûte.
L’eau qui percute les rochers rebondit avant le grand plongeon.
D’un geste vif, il récupère son grappin…
La pièce métallique tournoie en provoquant un son énergique.
Allez, un seul jet, comme papa me l’a expliqué.
D’un jet vigoureux, il coince le grappin entre deux stalagmites avant de tirer fortement.
Super, la prise est bonne… Si elle avait gratté la roche ça n’aurait pas tenu.
Il accroche la corde de son côté avec un nœud solide…
D’un soupir, il fixe l’araignée velue sur son sac.
D’accord petit mygale, j’espère que t’es bien accrochée.
Il place son sac sur ses épaules et saisit la corde.
D’un geste fluide, il commence sa traversée en position du cochon pendu.
Sous lui le vide est si profond que seul un noir intense est visible.
L’écoulement d’une rivière reste audible grâce à la réverbération.
Après un long moment dans cette position, il pose un pied au sol.
L’araignée regagne le sol et le laisse sourire…
D’un pas assuré, il s’approche d’une fissure et s’engouffre entre les roches étroites.
C’est vraiment pas agréable… Il y avait sûrement un meilleur chemin…
Pourquoi je n’ai pas demandé à Manie, il a bossé dans cette mine…
Il finit par déboucher dans une vaste salle au haut plafond.
Ses pas et son souffle se répercutent lourdement sur les parois rocheuses.
Il longe le mur sur sa gauche et s’arrête près d’une paroi.
Génial ! Ce gisement est de bonne qualité, même s’il n’est pas très important.
Il pose son sac et sort sa pioche, puis commence à frapper vigoureusement la roche argentée.
J’en ai pour un bon moment !
Chaque coup se répercute violemment avec l’écho.
Mizuki doit avoir bien avancé, mais je suis dans les temps.
Cependant, venir était vraiment difficile, et il reste le retour.
Ses sensations de Michel s’effacent et mes perceptions se connectent aux sens de Mizuki.

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