Ada est grave et triste,
Et le goût de la mort,
A investi son corps,
Car des opportunistes,
Sombres protagonistes,
Venus à l’improviste,
Ont mis sa vie à nu,
Profané son trésor..
Ils ont pris sa statue,
Son ange en améthyste,
Qui rendait optimiste ,
Son cœur inquiet d’artiste..
Elle se sent démunie,
Et en mal d’utopie,
Car la pierre alchimiste,
Soignait ses insomnies,
Et filtrait l’énergie,
Des pourpres émotions..
Le séraphin violet,
Aux portes de l’ultra,
Qui reflétait son âme,
Quelque peu oniriste,
Avait tant d’intuition,
Qu’il savait les secrets,
Des rêves, de l’au-delà,
Et la gardait vibrante,
En suspens sur le seuil,
Du jour et de la nuit..
La pierre étincelante,
Était son troisième œil,
Mais voilà qu’aujourd’hui,
Elle brille par son absence..
Ada porte le deuil,
De cette évanescence,
Et elle se déconstruit,
Dans son spleen, dans sa bile,
Dans sa bulle de silence..
Sans le buste irisé,
Son sourire s’est brisé,
Elle s'abîme et s’exile,
Loin dans sa nostalgie,
Dans sa mélancolie..
Au bord de la folie..