A dire un mot ou deux...
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A dire un mot ou deux aux voisins que je croise,
A sentir sur ma joue le souffle caressant
D'une brise légère annonçant le printemps,
Sous le ciel où se perd quelque innocent nuage ;
A tisser au métier des vieilles habitudes
Chaque instant neuf au point de le décolorer,
A ne plus rien goûter aux heures démodées,
Si ce n'est la douceur d'une tendre hébétude ;
Ils croiront que j'oublie le vide où tu me laisses,
Que mon cœur inconstant guérit de sa faiblesse,
Et qu'il pourra sans toi refleurir désormais...
Mais ils ne savent rien de mes intimes larmes,
Qui trempent l'oreiller quand la nuit me désarme...
Tu me manques bien trop : je n'oublierai jamais

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