Une histoire d'amitié
Chère amitié,
Je ne sais que tu dire. Cela doit faire deux ou trois ans, que je n'ai t'ai plus cotoyée.
Rassure-toi, je ne pense pas que ma lettre sera très longue. Je pense en tout cas.
Je t'ai connue en primaire, au lycée, à l'université, sous la forme de personnes qui ont ravi et enchanté mon quotidien de jeune fille et de jeune femme timide.
Aujourd'hui je ne sais plus quel sens te donner. Tu me parais éphémère, comme un passage dans une existence, qui va et vient, sans jamais vraiment s'arrêter.
Le temps m'a fait t'oublier, et oublier tes valeurs. Je mentirai en disant que tu ne me manques pas ; Mais, j'ai appris à être seule trop facilement.
Il me reste pour l'instant, les émotions que tu as pu me transmettre. Les éclats de rire, les sourires, les délires entre amis, les discussions.
Il me reste énormément de bons souvenirs de toi, même si je ne parviens plus à y penser aussi bien qu'autrefois.
Tu as été remplacée, toi et tes éclats de rire, par les méandres de la vie professionelle. Je dois t'avouer que je ne te vois plus aussi bien qu'avant. Seulement, je ne voudrais pas paraître déprimante dans mes mots, alors excuse-moi.
Dans mon esprit subsiste, les confidences que nous pouvions nous faire entre amies, les fou rires qui pouvaient nous prendre en pleine heure de cours, les sorties en dehors, qui font si bien la vie sociale.
De toi il me reste une amitié, que je vois peu. Nous ne nous envoyons pas de messages, ne prenons pas de nouvelles l'un de l'autre. Mais, le plus étonnant, c'est qu'à chaque retrouvailles, le temps sans se voir semble ne jamais avoir existé.
Je sais que tu es merveilleuse quans tu nous tombe dessus. Qu'avec toi, chaque moment passé ensemble reste dans les mémoires.
Et moi qui disais que ce serait court, je me suis bien trompée.
Tu es comme... un soleil qui brille au-dessus de nos têtes, illuminant le monde.
Mais le soleil est toujours recouvert par les nuages à un moment. Je suis admirative des amitiés qui résistent au temps.
Je crois que j'ai beaucoup à te dire, à te reprocher même. Mais tu ne peux pas empêcher qui tu es.
Alors, avec toute mon affection sincère,
Porte-toi bien, et reviens vers moi quand tu le sentiras. Tu es merveilleuse, Amitié.

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