Tarhia

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Tarhia me guida au travers des nombreux couloirs que composait le palais. Derrière elle, je sentis l’odeur de son parfum, une merveille pour les narines. Je me questionnai de quelle plante cela pouvait-il venir ? Elle ralentit le pas et me dit :

- Elle vient d'une rose extrêmement rare, la rose de l’amour ! Comme cela tu as ta réponse, me lança-t-elle avec un clin d’œil.

- Merci… hésitais-je.

Le temps semblait s’étirait ici, une heure en paraissait au moins trois, même quatre, je demandai à Tarhia si cela était normal :

- Les heures sont longues, je me trompe, non ?

- Ici, on passe le temps en quatre, on ne dit pas heures, mais une « chasse ». Mais je vois ce que tu veux dire, mesurer le temps n’est pas une mince affaire, mon petit frère pourrait t’en dire davantage. Ce que je sais c’est qu’une « chasse » fait une mesure temporelle soit à peu près trois mille six ans shifts fois quatre et tu obtiens une chasse.

- C’est bien ce que je pensais, une heure en fait quatre.

- Si tu le dis ! Mais passons, nous arrivons dans ta nouvelle loge et croie moi, c’est le grand luxe !

La porte était dorée et quand Tarhia l’ouvrit, j’ai été surprise par la luminosité de la pièce. Un lit immense dominait la pièce, le linge de lit était aussi doux que du cachemire lorsque j’y passa ma main. La salle d’eau était dans la même chambre et il y avait une immense baignoire. Tout semblait démesuré ici.

- Tu as hérité de la chambre de Roxie, la fille unique du seigneur Sadrien.

- D’accord et elle est grande, je suppose ?

- Elle doit mesurer deux mètre environs… les plus grands sont les plais aisés et ont aussi un sang plus pur que les autres. Mais passons, installe-toi, car nous avons une chasse devant nous, car ce soir c’est le banquet prévu pour féliciter ta venue sur notre planète.

- Soit quatre heures, je ne me trompe pas.

- Une heure c’est trois milles six cents secondes… tu sais, un, deux, trois.

- Ah les shifts, je comprends mieux à présent ce que tu voulais dire avec "seconde". Maintenant, déshabille-toi nous allons commencer par le bain.

J’étais un peu gênée de me dévêtir devant elle.

- Ah ne soit pas timide, nous sommes des femmes après tout !

- Merci mais tu ne pourrais pas te tourner, juste le temps que je rentre dedans ?

- Euh, si tu le désires, oui !

Une fois dedans, de l’eau sortit du syphon et remplit la baignoire en seulement vingt secondes. L’eau était parfaitement tempérée, étrange.

- C’est bon, je peux me retourner ?

- Oui, merci…

- Très bien, je vais m’occuper des soins ! Tes cheveux sont une horreur, on va y remédier. Ici les produits de beauté sont d’une extrême rareté. C’est une chance d'être la fille du seigneur Sadrien.

- C’est vrai que les odeurs des produits qu’elle me passait, sentait vraiment très bon.

Une fois la toilette terminée, elle me cherchait de quoi me vêtir, mais ici tout était beaucoup trop grand. Tahira semblait gênée et contrariée.

- Bon, je vais envoyer ces deux robes chez le tailleur, mais avant il faut que je te mesure. Tu fais probablement un tier de moins que moi.

- Je fais un mètre soixante.

- C’est ça, je mesure deux mètre vingt et tu m’arrive en haut du ventre. Parfait ! exclama-t-elle en gribouillant un bout de papier.

Elle se mit devant l’une des nombreuses fenêtres et siffla. L’instant d’après, un oiseau apparut.

- Mène ce colis chez Misard le couturier et vite !

- Bien maîtresse.

L’oiseau ressemblant à un aigle partit aussi vite qu’il était arrivé.

Le temps que l’oiseau ne revienne, Tarhia s’était occupée de mon maquillage, elle m’avait rendue si belle que je m’étais mise à rougir de moi-même.

- Et quand je vais avoir la leçon, tu sais... pour mes pensées ? lui demandais-je.

Elle eut fini le mascara et me souffla :

- Penses à mi-voix dans ton esprit et chacune autre pensée qui suivent descends les d’un ton, jusqu’à ne plus t’entendre. Et une fois réussi, plus personne ne pourra lire tes pensées !

- Pas aisée à faire, mais je vais essayer…

- Ne bouges pas, j’ai trouvé un rouge à lèvre de roche de sang, cela devrait t’aller à merveille.

Je ne peux pas arrêter ma voix dans ma tête, mais petit à petit, je réussi à diminuer le ton de ma voix intérieure et une heure après, j’avais réussi.

Et l’oiseau revient à la fenêtre.

- Super merci !

- A votre service, maîtresse.

- Tient, il nous reste un peu de temps. Je vais te vêtir et tu ne vas pas te reconnaître après cela !

Il est vrai que la robe était taillée rien que pour moi… j’étais radieuse devant le miroir et le rouge sur mes lèvres m'avait surpris, tant il m'allait bien, elle avait raison. Et quand Tarhia se mit à mes côtés, je semblais si ridicule comparé à sa grande taille et elle aussi était radieuse, bien plus que moi.

Tarhia me souriait.

-Tu vois, tu as réussi à ne plus penser !

- Je sais, j'ai une bonne maîtresse, il faut dire.

Tarhia se mit à rire et je la suivi de bon cœur. J'avais même fini par oublier mon monde.

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