Paroles déchaînées
La petite fille, face à la mer en furie: “Pourquoi déverses-tu ta rage sur le rivage, mer sans fin?”
La mer déchaînée, en grondant avec la force du monde: “Je ne rage pas, je parle; c’est l’univers qui s’exprime à travers mes tempêtes.”
La petite fille, une lueur de défiance dans le regard: “Parle moins fort alors, je ne veux pas entendre la colère du ciel.”
La mer déchaînée, avec la douceur d’un secret ancien: “Ce n’est pas la colère, mais la passion de vivre, le désir ardent de chaque goutte d’exister pleinement.”
La petite fille, dessinant du doigt un cercle dans l’air: “Et si je tournais le dos à la tempête, que me dirais-tu?”
La mer déchaînée, sa voix se faisant mélodie: “Je te dirais que le calme n’est pas l’absence de fureur, mais la paix trouvée au cœur du tourment.”
La petite fille, bravant l’écume: “Comment puis-je apprendre à rester tranquille alors que tout bouge?”
La mer déchaînée, un soupir dans la brume: “En étant comme le sable; laisse mes vagues t’enseigner la résilience sans fin.”
La petite fille, fermant les yeux face à l’éclatante écume: “Je fermerai les yeux, et dans ton tumulte, je trouverai mon repos.”
La mer déchaînée, reculant doucement: “Dans ton silence, tu as compris; même dans ma fureur, je porte en moi un havre de calme.”
La petite fille, concluant avec une voix aussi douce que la brise: “Alors je serai comme toi, mer puissante; je porterai mon calme au sein de la tempête. La leçon est dans le courage d’affronter, et non dans l’art d’éviter.”

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