DEPRIME

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J'adore l'hiver. La saison froide, morne diraient certains, où l'on trouve même parfois la joie de découvrir un paysage d'un blanc immaculé plongé dans un silence presque religieux, uniquement brisé par quelques pépiements d'oiseaux cherchant activement un peu de nourriture.

Et pourtant cette année, pour la première fois, une fois les fêtes passées, janvier décida de se faire long, terriblement long, et presque déprimant. Partir de chez soi avec le jour qui n'a pas fini de poindre. Rentrer chez soi à la nuit tomber, et des week-ends à la météo morose.

Oui, d'ordinaire j'adore l'hiver. Rentrer chez moi le soir, dans la chaleur de mon foyer, mes petites soirées cocooning. Mais cette année, non. Je ne sais pas vraiment pourquoi, mais le moral a baissé. Et pas que chez moi semble-t-il. Bon nombre d'autres personnes ont un peu le même ressenti. Mais ici, monsieur aussi ressent fatigue et lassitude. Au point que l'intimité a quasi totalement disparu, nous plongeant dans une routine horrible, transformant notre vie de couple en quasi collocation.

Mais à la fin du mois, alors que cette situation me travaillait le ciboulot, une amie est venue me raconter son dernier date, et l'évocation de ces sujets croustillants raviva en moi cette petite étincelle qui s'était refroidie, pour ne pas dire éteinte. Oh, c'était loin de redevenir un feu brûlant, mais c'était là, et ça réchauffait un tant soit peu mon esprit qui, petit à petit, les jours passant, s'éveillait à l'idée de reprendre une vie normale... et aussi intime.

Hélas, pas si simple de sortir réellement de ce cercle vicieux, de se motiver, de vaincre la fatigue de la journée de travail, du froid, et le soir on a tendance à se poser un peu, se vider la tête, avant de simplement aller se coucher. Mais ce matin... Ah ce matin, mon esprit s'éveille et a motive mon corps. Pas complètement, mais j'aienvie de revivre, de ressentir la chaleur des corps. Monsieur dort encore, mais je décide d'aller l'éveiller un peu avant que l'horloge de son téléphone ne s'en occupe, et d'une manière plus agréable.

J'étire mon bras dans sa direction, glissant sur le drap housse. Arrivés à son corps, mes doigts entreprennent l'escalade de sa hanche. Il est sur le dos, que demander de mieux pour ce que j'ai en tête? Mes doigts glissent alors sous son caleçon, sur sa peau, parcourent sous l'étoffe l'aine où sa pilosité à lui aussi regagne du terrain. Quand je vous dis qu'il y a relâche. En parallèle, je m'approche de lui et lui embrasse l'épaule.

Ma main progresse doucement, de mes doigts je viens englober ses bourses. J'ai comme l'impression que ça fait une éternité que je les ai touchées. Je les malaxe délicatement en prodigant encore son épaule de mes baisers. Il tourne son visage vers moi et vient chercher ma bouche pour m'embrasser. Dans son caleçon je devine son sexe se durcir doucement. Je le parcoure de toute sa longueur, délicatement, jusqu'à le sentir aussi raide que possible.

Détachant mon visage de celui de mon compagnon, je me glisse sous la couette, repousse le caleçon sur ses cuisses, et, dans ce noir total, je glisse ma langue le long de sa verge, de bas en haut puis de haut en bas, avant d'engloutir son gland. Ma langue tourne autour, je suce ce fruit avec délectation et le plaisir de le retrouver et de retrouver sa chaleur sous mon palais. Je vais un peu plus loin. Sur ma langue, les pliures et ses veines gonflées donnent du relief à mon plaisir. A mon désir. J'accélère, je me calme, puis redouble. Ma main passe de ce tronc de chêne aux bourses plus fermes que tout à l'heure. Je devine quelques gmissement de sa part.

Je continue de plus belle. Je le veux. Je m'affaire avec ma langue, ma main, parfois mes dents, et à un moment, je le sens. Son sexe fait quelques mouvements de saccade. Je ne me retire pas. Et là se déverse dans ma bouche un flot d'un liquide visqueux, chaud et sucré, qui envahit ma langue, mon palais, mes joues. Bien que d'habitude cette pratique ne m'attire pas plus que ça, là je m'en délecte. Je le fais tourner dans ma bouche comme un œnologue avec son vin, tout en jouant encore avec son gland. Quelques secondes seulement, mais ça suffit, puis je mle retire en aspirant la dernière goutte de son bout. J'avale sa semence puis remonte hors des draps, vient l'embrasser comme un dernier partage.

Il allume la lumière. Le réveil sonne. Il me regarde, me sourit, d'un sourir reconnaissant, qui veut dire merci. Je lui rends. Je ne me suis pas faite prier pour ce que je viens de faire. C'était un plaisir, partagé. "La suite ce soir?" lui demandé-je alors que, d'un coup, je me retournais pour me lever et aller prendre mon petit-déjeuner.

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