Prologue
Jeanne, oh Jeanne, chère Jeanne.
Vous voyez de qui je vais parler ? Vous en avez une idée ?
Eh bien… c’est raté.
Aujourd’hui, je me penche, pour vous et avec vous, sur une femme dont l’histoire refait surface dans ma mémoire :
Jeanne de Belleville… ou Jeanne de Clisson.
Vous commencez à connaître mes sources…
Voyons ce qu’elles murmurent.
Naissance vers 1300, dans une noblesse bretonne déjà bien installée. L’île d’Yeu, Noirmoutier… rien de misérable, disons-le.
Encore très jeune, trop jeune pour nos sensibilités modernes — elle épouse un certain Geoffroy de Châteaubriant, seigneur breton.
Non… là, permettez-moi.
L’âge, les alliances, les terres… Châteaubriant.
Tout cela sent le karma plus que le roman.
Fort heureusement (ou malheureusement), selon le point de vue, l’impudent décède.
Puis vint le décès de son frère, Maurice de Belleville.
Et voilà Jeanne héritière.
Une ombre, toutefois.
Certains racontent qu’on tenta de lui imposer une nouvelle union…
Une union si discrète qu’elle semble s’être dissoute dans les marges de l’Histoire elle-même.
Mais je m’égare.
Revenons à notre Jeanne.
Elle épouse (encore) un certain Olivier IV de Clisson, jeune noble issu d’une famille d’importance.
Et c’est là… que l’histoire commence.

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