2.11

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Je mouille mon doigt, l'introduis doucement, sans forcer. Sans effort, car il n'y a aucune résistance. Jusqu'à présent, toutes mes premières pénétrations déclenchaient un réflexe de resserrement. Comment arrive-t-il à ce contrôle ?

Quand mon doigt se positionne sur la bosse de sa prostate, c'est un petit cri aigu qu'il pousse. Que c'est mignon ! Je lui masse doucement, le faisant monter dans des plaisirs inconnus. Je m'arrête, je reprends, plusieurs fois. Maintenant, il murmure mon nom avec chaque montée. Sentir son corps se cambrer, se relâcher, lui faire entrevoir l’absence de limites. Je me positionne pour avaler sa bouche tandis que mon doigt continue le travail. Il a besoin de ce baisser pour arriver à me dire son bonheur. Il s’épuise. Je me retire, me mets contre son dos. Il se détend, je l’accompagne de mes caresses. Ma main est sur son sexe. Je le redurcis avec facilité. Il sent maintenant que je suis à son entrée. Je suis obligé de rompre le charme. Il me regarde enfiler le préservatif. Quelle attente ! Puis je m’enduis de gel, je le prépare. Je crains tellement qu’il ait mal. C’est stupide, car il est détendu et je peux étaler le gel sans forcer.

Je veux le prendre en voyant ses yeux. Je lui lève les jambes, me courbe sur lui pour atteindre ses lèvres. Quand nos bouches sont scellées, alors je m’avance, doucement, le laissant absorber chaque centimètre. Quand nos peaux se touchent, il m’enlace de ses bras. Il s’écarte pour respirer et me murmurer.

— Usem ! Oh, Usem !

Nous sommes allongés côte à côte, nos mains liées. Je me penche sur lui pour essuyer de ma langue les larmes qui coulent de ses yeux. Il s’endort, le visage apaisé, heureux ! Je le regarde, pouvant laisser mon émerveillement se répandre. Je le perds de vue, flouté par mes larmes.

Que s’est-il passé ? Jamais je n’avais trouvé un tel amour dans cet acte. Jamais je n’avais ressenti un tel don.

Je suis réveillé par des mains qui parcourent mon corps, des lèvres qui vont et viennent sur mon corps. Je vois le visage radieux de Pierri, alors qu’il joue avec ma peau. Je ne bouge pas, le laissant avancer. Je sens mon membre se dresser et, aussitôt la fraicheur de sa bouche. Je le laisse faire, à son rythme, selon ses envies, ses besoins. Je le regarde s’affairer. Qu’il est beau !

— Oh, je t’ai réveillé ?

— Quelle importance ! Va, je t’appartiens !

Il reprend. Sa main descend sous mon scrotum. Il cherche, mais n’ose pas ! Je lui attrape la main, suce son doigt et je lui rends avec un grand sourire. Il a compris. Il n’hésite plus à l’exploration de cette cavité. Que cet amusant de sentir son farfouillement, à la recherche de ce qui l’a propulsé dans l’espace. Quand il est dessus, je pousse un gémissement pour lui faire comprendre qu’il est arrivé à destination. Je le vois heureux de me rendre heureux.

Je sais ce qu’il veut. J’ouvre avec les dents le sachet et je l’habille délicatement. Je le frotte de gel. Il se laisse faire et me regarde avec ce sourire à damner. Puis je le laisse faire. Il reprend la même position que celle que nous avions. Nous avons le temps de découvrir les autres. Il se présente. Jamais je n’ai été aussi heureux de me donner. C’est totalement autre chose que mes rapports avec Doron, pourtant…

Nous replongeons dans le sommeil, étroitement enlacés. Il fait chaud et nous nous sommes activés. Je sens son odeur. Tout me plait chez lui !

Vers deux ou trois heures du matin, il se réveille, m’appelle par de petits baisers sur le visage, se lève, me prends par la main.

— Viens !

Nous sortons, entièrement nus. Il a attrapé deux serviettes et nous descendons à la piscine. Il faut passer devant le concierge de nuit. Ce n’est plus le beau réceptionniste. Dommage ! Je crois qu’il aurait apprécié notre spectacle. Un « Bonne nuit » sonore lui fait à peine lever les yeux.

Nous nous ébrouons et nous chahutons bruyamment dans l’eau fraiche, nous interrompant pour des enlacements fougueux. Il me regarde le sexe, forcément raide.

— Prends-moi, ici, maintenant !

Décidément, je ne comprends pas le fonctionnement de ce petit garçon sage et propre sur lui. J’hésite. Ses yeux m’implorent. Je ne peux pas résister. Les sachets sont restés dans la chambre. Je sais qu’il n’y a aucun risque. Mais à cru, dans l’eau… Je fais le plus délicatement, lui évitant la moindre souffrance. Ses halètements et ses gémissements sont amplifiés par l’acoustique de l’endroit. Il est impossible que le veilleur n’entende pas. Puis nous inversons. Nous repassons devant le veilleur, impassible. J’aime ces lieux luxueux où tout est possible !

Il n’est pas encore rassasié. Pourtant nous avons encore une journée et une nuit ensemble. Au petit matin, il s’endort contre moi. Mon cœur a explosé plusieurs fois. Là, il bat doucement, à l’unisson de celui de Pierri.



Je crois que je devais raconter cette nuit, son intensité. Sinon, il manquerait l’essentiel, il me semble.

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