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Kant répugnait à (se) masturber et voulait en dégoûter l'humanité pour le bien de l'humanité même, nous racontait un professeur qui avait pour faiblesse le goût des anecdotes afin que l'intérêt des étudiants ne mourût pas dès le premier quart d'heure d'un cours obligatoire une semaine sur deux. Kant ne tolérait pas davantage, poursuivait-il avec des exemples librement choisis, qu'une femme prît un homme par la bouche ou qu'un homme prît son pied en lui tirant les cheveux parce que le philosophe de Königsberg n'admettait pas car ne comprenait pas que l'odeur des aisselles ou le frottement d'une cuisse contre une autre pouvait être préféré à la neutralité d'un concept visant l'universel en chacun de nous comme alors une fin en soi à respecter catégoriquement, inhumainement.
S’achève l’histoire d’Isaac qui s’endormait peu à peu dans l’amphithéâtre, murmurait avant de sombrer dans la nuit :
Pourquoi cette vie ? Pourquoi rien ne dure ? Et une fois que tout sera passé... que restera-t-il ?

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