Épilogue.

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Sur le parking de La Rochefoucauld, deux hommes se pourchassaient entre les voitures. Marie, la pervenche, se demandait ce qu’il se passait encore. Elle reconnut monsieur Le Pigeon de La Rochefoucauld. Elle se demandait bien ce qu’il venait encore de commettre. François ne cessait de répéter qu’il ne l’avait pas fait exprès. De son côté, Antoine hurlait :

— Tu t’es moqué de moi ! Tu m’as pris pour un pigeon ! Ce n’est pas moi le Pigeon de La Rochefoucauld !

— Tout ce que tu voudras ! Tant que tu ne me tapes pas ! cria François, en continuant de courir.

Soudain, en regardant derrière lui, il ne vit plus Antoine. Il stoppa net sa course. En se retournant, il se trouva nez à nez avec lui.

— Ah, ah ! Surpris, l’oiseau ! Alors qui va avoir le dernier mot pour une fois ?

— D’accord, je me rends, déclara François, à bout de souffle.

— Je fume et je tiens mieux la marée que toi ! observa Antoine.

— Depuis que je vis avec Élisa, j’ai arrêté le sport.

— Va falloir t’y remettre au vélo !

— Tu peux parler toi ! Vu que votre voiture est morte, tu vas pouvoir t’y remettre ! T’as entendu Anaïs ? Elle était bonne pour la casse.

— Mais n’empêche…

— Oui, tu as raison, continua François, en le coupant. Ce n’est pas une excuse pour autant.

— Et tu ne perds rien pour attendre ! ajouta Antoine.

— Tu sais quoi ? Je connais quelqu’un qui m’a dit une fois : Tu sais, François. C’est une chose d’avoir raison, mais n’oublie pas qu’on n’a toujours tort d’avoir raison !

— Tu peux répéter, j’ai mal compris !

— En fait, je suis bien content de t’avoir retrouvé, dit-il en se moquant de son incompréhension. Il était temps que tu reviennes dans ma vie !

Ils finirent par se donner une accolade et retournèrent en direction de l’hôpital. Le ciel était bleu contrairement à hier. Aucun nuage à l’horizon. Tout était clément. Ils étaient heureux comme la plupart des gens qui venaient d’ouvrir leurs cadeaux en ce jour de Noël.

Ils comprirent qu’ils avaient, tous les deux, changé grâce à leur femme. Mais ne les avaient-ils pas changées en retour ? On dit que les femmes sont plus manipulatrices que les hommes, car elles ont une arme incomparable : « le charme ». Certains hommes vous répondront que leur orgueil les pousse à aimer dominer leur conjointe. Mais d’autres, beaucoup moins innocents et beaucoup plus taquins, vous diront : « La Femme et l’Homme sont au même niveau ! La femme séduit l’homme par son charme. Mais un homme la fera toujours fondre par son humour ».

Et vous, qu’en dîtes-vous ?

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