4.

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Ce plaisir que tu ressens, qui t’emporte, c’est déjà te faire trop d’honneur. Conscient de ton plaisir, je claque ta bite d’un coup sec contre ton ventre, et m’empare du premier outil à fantasme. Le jeu commence, tu le sais ! De nouveau, une peur insidieuse s’empare de toi. Me voilà enivré !

Tu te concentres, mais difficile de reconnaître avec certitude l’objet de nos plaisirs alors que je pose sa surface métallique contre ton torse, ma main chaude au dessus, pour casser la fraicheur du métal que tu devines. Ces sensations excessives et contradictoires te perdent. Tu brûles de répondre : tes lèvres s’entrouvrent, tu ravales ta langue. Je perçois cette déglutition de salive qui me fait sourire et ce sourire, tu ne le vois pas. Je ne dis rien, et promène le ciseau, creusant de sa pointe acérée un léger sillon autour de ton téton droit. Ton sexe de nouveau se gonfle, malgré tes appréhensions. Je pourrais, d’un coup, enfoncer cette lame dans ta chair. Cette pensée me fait bander dur.

« Tu as deviné ? »

Ravalant un geignement timide, tu ne réponds pas à ma question : tu sais que si tu te trompes, je quitterai la chambre, te laissant attaché, à la merci du temps. Tu ne seras libéré que le lendemain par une femme de chambre. Tu seras probablement souillé dans tes excréments, tenaillé par la soif, la faim, la honte. Alors, tu ne dis rien. Je sais que tu penses à un couteau, ils pensent tous à un couteau... C’est tellement évident.

Je manipule mon ciseau de cette façon, un ciseau sans paire, cassé, affuté, tranchant comme un cutter. J’aime brouiller les pistes. D’ailleurs, alors que je promène sa lame sur ta peau, non loin de tes testicules, j’invite un glaçon à frôler ton gland. Ton corps expulse un frisson violent, ta peau se comprime contre la lame du ciseau. Ces émotions accrues t’emprisonnent et tu sens monter la sève en toi, cette sève que le danger rend oppressante : ton sexe enfle, les veines gonflées à bloc, tes génitoires comprimés en disent long. Il est hors de question que tu jouisses maintenant, alors que je n’ai pas atteint ce point où mon désir est plus important que le tien. Tu ne sais pas ce que je réserve à ceux qui ne remplissent pas le contrat… Crois-tu vraiment que je vais te laisser partir si facilement ?

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